Lectures du mercredi de la 2e semaine du temps ordinaire, année paire. 21 01 2026
« Le Christ guérit au temple le jour du sabbat un homme avec une main atrophiée » (Mc 3, 1-6). 1579 et/ou 1585. L’homme tend la main vers le Christ. Les scribes regardent. Deux d’entre eux sont assis sur le terrain avec des livres de droit à la main. En arrière-plan dans le paysage, le Christ guérit les autres.
Rijksmuseum, CC0, via Wikimedia Commons.
Dans les commentaires qui suivent, certains passages peuvent être surlignés en bleu, couleur de la liberté ; justement parce qu’ils parlent de la liberté, et donc de la dignité, humaine, conformément au principe personnaliste (ou principe de la dignité humaine). D’après Marie-Noëlle Thabut, « … si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c’est que nous ne les avons pas compris. »
De façon générale, ces commentaires nous semblent éclairer notre conscience sur l’interprétation à donner aux textes bibliques, conformément au principe personnaliste précité.
Première lecture
« David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou » (1 S 17, 50)
Lecture du premier livre de Samuel (17, 32-33.37.40-51).
En ces jours-là,
le Philistin Goliath venait tous les jours défier l’armée d’Israël.
32 David dit à Saül :
« Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin.
Moi, ton serviteur, j’irai me battre avec lui. »
33 Saül répondit à David :
« Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui,
car tu n’es qu’un enfant,
et lui, c’est un homme de guerre depuis sa jeunesse. »
37 David insista :
« Le Seigneur, qui m’a délivré des griffes du lion et de l’ours,
me délivrera des mains de ce Philistin. »
Alors Saül lui dit :
« Va, et que le Seigneur soit avec toi ! »
40 David prit en main son bâton,
il se choisit dans le torrent cinq cailloux bien lisses
et les mit dans son sac de berger, dans une poche ;
puis, la fronde à la main, il s’avança vers le Philistin.
41 Le Philistin se mit en marche
et, précédé de son porte-bouclier, approcha de David.
42 Lorsqu’il le vit, il le regarda avec mépris
car c’était un jeune garçon ; il était roux et de belle apparence.
43 Le Philistin lui dit :
« Suis-je donc un chien,
pour que tu viennes contre moi avec un bâton ? »
Puis il le maudit en invoquant ses dieux.
44 Il dit à David :
« Viens vers moi,
que je te donne en pâture
aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages ! »
45 David lui répondit :
« Tu viens contre moi
avec épée, lance et javelot,
mais moi, je viens contre toi
avec le nom du Seigneur des armées,
le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié.
46 Aujourd’hui le Seigneur va te livrer entre mes mains,
je vais t’abattre, te trancher la tête,
donner aujourd’hui même les cadavres de l’armée philistine
aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre.
Toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël,
47 et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur
ne donne la victoire ni par l’épée ni par la lance,
mais que le Seigneur est maître du combat,
et qu’il vous livre entre nos mains. »
48 Goliath s’était dressé, s’était mis en marche
et s’approchait à la rencontre de David.
Celui-ci s’élança et courut vers les lignes des ennemis
à la rencontre du Philistin.
49 Il plongea la main dans son sac,
et en retira un caillou qu’il lança avec sa fronde.
Il atteignit le Philistin au front,
le caillou s’y enfonça,
et Goliath tomba face contre terre.
50 Ainsi David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou :
quand il frappa le Philistin et le mit à mort,
il n’avait pas d’épée à la main.
51 Mais David courut ;
arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu’il tira du fourreau,
et le tua en lui coupant la tête.
Quand les Philistins virent que leur héros était mort,
ils prirent la fuite.
Psaume
Psaume 143 (144), 1, 2, 9-10
R/ Béni soit le Seigneur, mon rocher ! (Ps 143, 1a)
1 Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il exerce mes mains pour le combat,
il m’entraîne à la bataille.
2 Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m’abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.
9 Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
10 pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l’épée meurtrière David, ton serviteur.
Évangile
« Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? »
Alléluia. Alléluia.
Jésus proclamait l’Évangile du Royaume
et guérissait toute infirmité dans le peuple.
Alléluia. (cf. Mt 4, 23)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (3, 1-6).
En ce temps-là,
Jésus entra dans une synagogue ;
il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat.
C’était afin de pouvoir l’accuser.
Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée :
« Lève-toi, viens au milieu. »
Et s’adressant aux autres :
« Est-il permis, le jour du sabbat,
de faire le bien ou de faire le mal ?
de sauver une vie ou de tuer ? »
Mais eux se taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère,
navré de l’endurcissement de leurs cœurs,
il dit à l’homme :
« Étends la main. »
Il l’étendit, et sa main redevint normale.
Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil
avec les partisans d’Hérode
contre Jésus, pour voir comment le faire périr.
Fichier audio des lectures du jour, suivies d’un commentaire de 5′ 55 » à 9′ 30 » – Merci à « Parole et Évangile du jour – Cathoglad » !
Homélie du jour à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal.
Homélie – « Parole et Évangile du jour », par MChrista, à partir de 6’40 ».
Méditation du père Gilles.
Méditation proposée par « Prêtre ! Et alors ? », à partir de 1’23 ».
Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.
Commentaire de La Minute-Spi.
Homélie de la messe du jour à Notre-Dame-du-Laus.
Liturgie de la Parole, par le père Roger Wawa sur Radio-Maria.
Homélie du jour, à Notre-Dame de Paris.
Homélie de la messe du jour à Lourdes.
« La lèpre et François » – Évangile du jour & commentaire par le frère Paul ADRIEN (qui propose aussi « La Bible en un an ».
Commentaire de Thierry Jallas.
Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »
Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici).
– – –
Seigneur, en ce jour, tu interroges mon cœur : est-il permis d’aimer l’autre, mon prochain, de lui faire du bien ? Et si j’ose trouver des prétextes fumeux qui trahissent mon égoïsme, alors tu me réserves « un regard de colère, navré de l’endurcissement de mon cœur. »
Il est toujours temps d’aimer l’autre, de le secourir. Il n’y a pas de moment favorable, propice ou pas. Il y a juste l’autre à aimer, à temps et à contretemps.
« Nous n’avons que le temps de nous aimer », c’est ce que chante cette chanson que je vous invite à écouter pour clore cette méditation.


COMMENTAIRES RÉCENTS (5)