Lectures du samedi de la 4e semaine du temps ordinaire, année paire. 7 02 2026

Lectures du samedi de la 4e semaine du temps ordinaire, année paire. 7 02 2026

« Jésus enseigne le peuple près de la mer« , peint entre 1886 et 1894 par James Tissot (1836–1902) – Brooklyn Museum.
Domaine public, via Wikimedia Commons.

Dans les commentaires qui suivent, certains passages peuvent être surlignés en bleu, couleur de la liberté ; justement parce qu’ils parlent de la liberté, et donc de la dignité, humaine, conformément au principe personnaliste (ou principe de la dignité humaine).  D’après Marie-Noëlle Thabut, « … si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c’est que nous ne les avons pas compris. » De façon générale, ces commentaires nous semblent éclairer notre conscience sur l’interprétation à donner aux textes bibliques, conformément au principe personnaliste précité : « La dignité de l’homme exige de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre… ».

Première lecture

« Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple » (1 R 3, 9)

Lecture du premier livre des Rois (3, 4-13).

En ces jours-là,
4    le roi Salomon se rendit à Gabaon,
qui était alors le lieu sacré le plus important,
pour y offrir un sacrifice ;
il immola sur l’autel un millier de bêtes en holocauste.
5    À Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur lui apparut en songe.
Dieu lui dit :
« Demande ce que je dois te donner. »
6    Salomon répondit :
« Tu as traité ton serviteur David, mon père,
avec une grande fidélité,
lui qui a marché en ta présence
dans la loyauté, la justice et la droiture de cœur envers toi.
Tu lui as gardé cette grande fidélité,
tu lui as donné un fils qui est assis maintenant sur son trône.
 7   Ainsi donc, Seigneur mon Dieu,
c’est toi qui m’as fait roi, moi, ton serviteur,
à la place de David, mon père ;
or, je suis un tout jeune homme,
ne sachant comment se comporter,
 8   et me voilà au milieu du peuple que tu as élu ;
c’est un peuple nombreux,
si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter.
9    Donne à ton serviteur un cœur attentif
pour qu’il sache gouverner ton peuple
et discerner le bien et le mal ;
sans cela, comment gouverner ton peuple,
qui est si important ? »

10    Cette demande de Salomon plut au Seigneur,
qui lui dit :
11    « Puisque c’est cela que tu as demandé,
et non pas de longs jours,
ni la richesse, ni la mort de tes ennemis,
mais puisque tu as demandé le discernement,
l’art d’être attentif et de gouverner,
12    je fais ce que tu as demandé :
je te donne un cœur intelligent et sage,
tel que personne n’en a eu avant toi
et que personne n’en aura après toi.
13    De plus, je te donne même ce que tu n’as pas demandé,
la richesse et la gloire,
si bien que pendant toute ta vie
tu n’auras pas d’égal parmi les rois. »

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut à l’occasion du 17e dimanche du temps ordinaire, année A. Ce jour-là, le passage lu (1 R 3, 5.7-12) est le même que celui d’aujourd’hui, mais amputé des versets 4, 6 et 13.

* * * * *

UNE PRIÈRE BIEN INSPIRÉE

Salomon fut le successeur de David sur le trône de Jérusalem à une époque où toutes les tribus d’Israël étaient réunies sous une même couronne. On situe le règne du premier roi, Saül, dans les années 1030 à 1010 av. J.-C. environ, celui de David de 1010 à 973 et celui de Salomon de 973 à 933.

Le texte du livre des Rois que nous lisons aujourd’hui nous rapporte la première grande cérémonie de son règne. Le roi, fraîchement couronné, s’est rendu en pèlerinage au sanctuaire de Gabaon, à quelques kilomètres de Jérusalem, pour y offrir un sacrifice (mille animaux précise le texte) ; et là, il prononce la fameuse prière qui est restée dans la mémoire d’Israël comme un modèle. Mais, pour comprendre les enjeux de ce texte, il faut en relire le contexte : car à ne lire que ces seules lignes, on risquerait d’orner Salomon de toutes les qualités ! La réalité est moins flatteuse : son accession au trône avait été émaillée de péripéties peu vertueuses, intrigues politiques et assassinats compris. Trois frères aînés au moins briguaient la place, car David avait plusieurs autres fils (nés de mères différentes) plus âgés que Salomon ; ses chances de parvenir au trône étaient donc des plus minimes. Les luttes fratricides des aînés se chargèrent de déblayer le terrain (1er livre des Rois) et sa mère, Bethsabée, fit le reste : au moment où Adonias, le survivant des trois aînés, savourait déjà sa victoire, elle s’arrangea pour le griller de vitesse. Salomon fut sacré en grande précipitation à la source de Gihôn.

Et le peuple, prêt à tout, acclama ce nouveau roi, comme il aurait acclamé l’autre. Salomon était parvenu à ses fins, il était sur le trône. Il ne restait plus qu’à liquider les opposants, ce qu’il fit sans tarder. Ce n’était donc pas apparemment un grand saint qui se présentait devant Dieu ! Et si sa sagesse est proverbiale, on voit qu’elle ne lui est pas venue tout de suite ! Elle fut pour lui un don de Dieu. (Celui qui écrit ce texte compte bien que nous retenions cette vérité élémentaire).

Salomon savait que, maintenant, il fallait régner, ce qui était bien difficile, et c’est là qu’il fit preuve d’un commencement de sagesse et de lucidité. Car ce jeune roi, et c’est là tout son mérite, avait compris au moins une chose, première leçon de ce texte, c’est que la sagesse est le bien le plus précieux du monde (Matthieu parlera de trésor et de perle ; cf l’évangile de ce dimanche Mt 13, 44-46) et que Dieu seul détient les clés de la vraie sagesse. Ainsi la prière de Salomon au sanctuaire de Gabaon est-elle un modèle d’humilité et de confiance : » Je suis un tout jeune homme, ne sachant comment se comporter… Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner ton peuple qui est si important ? »

AVIS À TOUS LES GOUVERNANTS

La deuxième leçon de ce passage concerne les rois d’abord mais aussi tous les détenteurs d’un pouvoir, quel qu’il soit : ce qui est remarquable dans la prière de Salomon, c’est que sa demande vise exclusivement le service du peuple. Il ne demande rien pour lui-même personnellement, il demande seulement les capacités nécessaires pour exercer la mission que Dieu lui a confiée. Le jeune roi prouve ici qu’il a parfaitement intégré l’idéal monarchique prescrit par Dieu à David (par l’intermédiaire du prophète Nathan) : en Israël, dès le tout début de la royauté, les prophètes les uns après les autres rappellent à tous les rois qu’ils ne doivent avoir qu’un souci en tête, à savoir le bonheur et la sécurité du peuple qui leur est confié.

La réponse de Dieu insiste sur ce désintéressement tout à fait remarquable de la prière de Salomon : « Puisque c’est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis (y a-t-il là une pointe d’ironie ? Dieu n’ignorait pas que Salomon s’en était fort bien occupé lui-même), mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi. » Voilà qui dépasse toutes les espérances du jeune roi. Et Dieu ne s’arrête pas là : la liturgie, malheureusement, ne nous fait pas entendre la suite qui est pourtant une bien belle leçon sur la générosité de Dieu : « De plus, je te donne même ce que tu n’as pas demandé, la richesse et la gloire, si bien que pendant toute ta vie tu n’auras pas d’égal parmi les rois. » (1 R 3, 13).

Belle révélation pour nous : ce n’était pas un grand saint qui se présentait devant Dieu, mais parce qu’il a prié humblement, il a été comblé ; cela fait penser à un certain publicain de la parabole (Lc 18, 9-14) ; enfin et surtout, nous découvrons une fois de plus, grâce à Salomon, que Dieu continue à donner et pardonner quel que soit notre passé, si peu vertueux soit-il. Ainsi vérifions-nous le sens du mot « pardon » : c’est le don qui passe par-dessus toutes les offenses.

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Compléments

1 – Lire la méditation puis la superbe prière que le livre de la Sagesse prête au roi Salomon : Sg 8, 17-21 puis 9, 1-12. On sait que, malheureusement, vers la fin de sa vie, Salomon s’est écarté gravement de ce beau chemin de sagesse ; ses nombreuses femmes l’ont poussé à l’idolâtrie et il s’est laissé envahir par la mégalomanie du pouvoir. Il suffit de relire le résumé que Ben Sirac écrit de sa vie : Si 47, 12-22.

2 – « De plus, je te donne même ce que tu n’as pas demandé, la richesse et la gloire, si bien que pendant toute ta vie tu n’auras pas d’égal parmi les rois. » : à rapprocher de Mt 6, 33 : «Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice et tout cela (le reste) vous sera donné par surcroît. »

3 – Pour une introduction au livre de la Sagesse et aux livres Deutérocanoniques, voir au seizième dimanche du temps ordinaire – A, le commentaire de la première lecture.

Psaume

Psaume 118 (119), 9-10, 11-12, 13-14.

R/ Seigneur, apprends-moi tes commandements. (Ps 118, 12b)

9 Comment, jeune, garder pur son chemin ?
En observant ta parole.
10 De tout mon cœur, je te cherche ;
garde-moi de fuir tes volontés.

11 Dans mon cœur, je conserve tes promesses
pour ne pas faillir envers toi.
12 Toi, Seigneur, tu es béni :
apprends-moi tes commandements.

13 Je fais repasser sur mes lèvres
chaque décision de ta bouche.
14 Je trouve dans la voie de tes exigences
plus de joie que dans toutes les richesses.

Évangile

« Ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 34)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (6, 30-34).

En ce temps-là,
30    les Apôtres se réunirent auprès de Jésus,
et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
31    Il leur dit :
« Venez à l’écart dans un endroit désert,
et reposez-vous un peu. »
De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux,
et l’on n’avait même pas le temps de manger.
32    Alors, ils partirent en barque
pour un endroit désert, à l’écart.
33    Les gens les virent s’éloigner,
et beaucoup comprirent leur intention.
Alors, à pied, de toutes les villes,
ils coururent là-bas
et arrivèrent avant eux.
34    En débarquant, Jésus vit une grande foule.
Il fut saisi de compassion envers eux,
parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.
Alors, il se mit à les enseigner longuement.

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, à l’occasion du 16e dimanche du temps ordinaire, année B. Ce jour-là, le passage lu est le même qu’aujourd’hui, à un détail près : il débute par 

« En ce temps-là,
     après leur première mission,… »

* * * * *

RETOUR DE MISSION : REPOSEZ-VOUS UN PEU

Dimanche dernier, nous avions assisté à l’envoi en mission des Douze pour la première fois (Mc 6, 7-13) ; et Marc décrivait rapidement la façon dont ils s’en étaient acquittés : « Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir. Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. » (6, 12-13). Ils ont donc fait très exactement ce qu’ils voient Jésus faire depuis le début de leur rencontre : guérir les malades, chasser les démons, enseigner ; Marc veut certainement faire entendre à ses lecteurs que la mission des Douze est dans la parfaite continuité de celle de Jésus.

Car il a pris bien soin de les décrire en parallèle ; on peut noter en effet que le début de la mission de Jésus et celui de la mission des Douze sont semblables : le lieu est le même (la Galilée), et surtout le contexte : Jésus a commencé « après que Jean (Baptiste) eut été livré » (1, 14), les apôtres commencent à leur tour au moment de la mort du même Jean Baptiste : puisque Marc raconte l’arrestation et l’exécution de Jean Baptiste dans l’intervalle entre leur envoi en mission par Jésus et leur retour (6, 17-29). Quant au contenu de l’enseignement, s’il n’est pas précisé, c’est parce qu’il ressemble certainement à celui du Maître, résumé par Marc au début de son évangile : « Après l’arrestation de Jean (Baptiste), Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Mc 1,14-15).

Voici donc maintenant le retour des Douze : « Après leur première mission, les apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné. » C’est la première fois que Marc emploie le mot « apôtres » (qui signifie « envoyés » en mission), jusqu’ici il les appelait les « disciples » (« enseignés ») : désormais, ils partageront la mission de Jésus.

Curieusement, à leur retour, la première chose qu’il leur propose, c’est de prendre de la distance : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » Si l’on se souvient, après sa première journée à Capharnaüm, où il avait abondamment enseigné, guéri les malades, chassé les démons (1, 21-34), Jésus aussi avait pris de la distance. Marc notait : « Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. » (1, 35). Il s’était arraché au succès et était parti se ressourcer dans la prière. Les « envoyés » de tous les temps sont certainement invités ici à en faire autant : Marc répète à deux reprises cette retraite de Jésus et ses apôtres « à l’écart dans un endroit désert » (v. 31 et 32). Entre ces deux précisions qui forment une « inclusion », Marc a noté la présence de la foule : manière de nous dire ‘ce n’est pas une fuite-dérobade que Jésus leur propose, c’est un ressourcement pour mieux servir la foule’. À Capharnaüm, c’est dans cette pause que Jésus avait puisé la force de s’arracher à la tentation de s’installer (1, 38).

AU SERVICE DE LA MULTITUDE

Mais la foule les suit, elle s’impose et avec elle, s’impose l’urgence de la mission ; dans son évangile, Marc insiste souvent sur cette présence de la foule qui poursuit Jésus partout : par exemple dans le récit de l’appel de Matthieu : « Toute la foule venait à lui et il les enseignait. » (Mc 2, 13) ; ou pour introduire le discours en paraboles : « Jésus se mit à enseigner de nouveau, au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla près de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer et toute la foule était près de la mer sur le rivage. » (Mc 4, 1) ; ou encore, à Gennésareth : « Dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés. »  (6, 56). Marc insiste, cette foule ne vient pas seulement de Galilée, elle vient de partout : « Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. » (3, 7-10). Et cette foule reste parfois des jours à l’écouter.

C’est ce qui décidera Jésus à accomplir la deuxième multiplication des pains : « En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : ‘J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger.  Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin.’ » (Mc 8,1-3).

Tout ceci fait donc penser que Jésus a reçu un très bon accueil de la plupart de ses contemporains ; mais ce succès même a déclenché l’inquiétude des autorités religieuses : dès le chapitre 3, on apprend que des scribes sont « descendus de Jérusalem » (3, 22).

Revenons à notre texte : en débarquant, Jésus vit donc cette grande foule (cinq mille hommes), « il fut saisi de compassion envers eux parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. » Il les instruit d’abord, il accomplira une première multiplication des pains, ensuite (6, 35-44). Deux manières de les nourrir. Quand Marc dit la pitié de Jésus, il utilise le mot grec (« splangna ») qui désigne les entrailles, la profondeur de l’être ; c’est un équivalent du mot hébreu (« rahamim ») que l’on traduit souvent par miséricorde. Rien d’étonnant à ce que Jésus éprouve pour les hommes la pitié même de Dieu, une pitié telle qu’il a envoyée son Fils ; Marc, à la différence de Jean (Jn 10), ne développe pas le thème du bon pasteur, mais il est présent ici en filigrane : « Il fut saisi de compassion envers eux parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. » On entend résonner ici les plaintes de Jérémie sur les mauvais pasteurs qui ont mal dirigé le peuple d’Israël (c’était le sujet de notre première lecture). Et, depuis des siècles, on attendait le Messie qui serait un vrai bon berger. Cette fois, nous dit Marc, le Bon Pasteur, le Messie est parmi nous.
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Complément

« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu… Alors, ils partirent en barque, pour un endroit désert, à l’écart. » On a donc le droit de se reposer ! Serait-ce tout simplement de l’humilité et de la confiance ? À rapprocher du Psaume 126/127 : » Dieu comble son bien-aimé qui dort…  En vain, tu retardes le moment de ton repos … Tu devances le jour ».

Fichier audio des lectures du jour, suivies d’un commentaire de 4′ 27 » à 6′ 10 ».

Homélie du jour à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal.

Homélie – « Parole et Évangile du jour », par MChrista, à partir de 5’20 ».

Méditation du père Gilles.

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Homélie du père Roger Wawa pour Radio-Maria-RDC.

Homélie de la messe du jour à Notre-Dame-du-Laus.

Homélie du jour, à la basilique Notre-Dame-des-Victoires, à Paris.

Homélie de la messe du jour à Lourdes.

Commentaire de Thierry Jallas.

Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »

* * * * *

Je crois que l’enseignement donné par le Christ et ses disciples, dans l’évangile de ce jour, vise à éclairer la conscience de leurs auditeurs, de façon à ce que ceux-ci soient en mesure de faire des choix conscients et donc vraiment libres, conformément au principe personnaliste. Je crois aussi que Salomon demande à Dieu, dans la première lecture, d’éclairer sa conscience, afin de pouvoir, lui aussi, faire des choix conscients et libres.

Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici).
– – –

Aujourd’hui, Seigneur, alors que tes apôtres rentrent épuisés par la mission exaltante, vous avez prévu de vous retirer dans un endroit désert, au calme. (Mc 6, 30-34) Alors vous partez en barque pour cet endroit, à l’écart.

Mais les gens vous voient vous éloigner, et beaucoup comprennent votre intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils courent là-bas
et arrivent avant vous.
    En débarquant, tu vois une grande foule. Tu es saisi de compassion envers eux, parce qu’ils sont comme des brebis sans berger. Alors, tu te mets à les enseigner longuement.

Aujourd’hui, Seigneur, tu viens répondre au constat que je fais très souvent : je ne ressens plus rien, c’est comme si tu étais absent de ma vie. Je suis comme ces foules qui te voient t’éloigner avec tes apôtres dans la barque, vers un endroit désert, à l’écart.

Et aujourd’hui, les témoins que tu me donnes, ces modèles pour faire grandir ma foi, ce sont ces gens, ces foules qui, à pied, comprennent que ton intention est de résider, dans un lieu désert, à l’écart.

À l’instar de ces foules, tu me proposes aujourd’hui de comprendre que pour te trouver, il va falloir aller dans ce lieu, à part, à l’écart, au désert, ce lieu en moi des épousailles, de la rencontre avec toi.

L’enjeu est de pouvoir, au cœur de ma prière, me retirer si loin, en moi-même, pour te précéder, à l’endroit où tu vas débarquer, sur l’autre rive, là où tu me fais le don de ton esprit de résurrection quand je te le demande. C’est cette attente fidèle à cet endroit existentiel où je m’abandonne à ta volonté sur ma vie, qui va te toucher, t’émouvoir.

Tu as besoin de voir aujourd’hui que je me comporte comme une brebis sans berger, qui te cherche, toi, son berger, sans relâche, comme la priorité ultime, pour pouvoir enfin me reposer, à l’écart, avec toi et recevoir longuement ton enseignement.

Que cette méditation puisse être ces premiers pas de chemin vers nous-même, en ce lieu retiré, à l’écart, où chacun peut rencontrer notre berger et recevoir son enseignement, seul avec le seul.

Je vous invite à clore cette méditation avec le psaume 62 qui déclare : « Ô Dieu, tu es mon Dieu, dès l’aube, je te cherche, mon âme a soif de toi. » (fichier audio disponible sur mon groupe WhatsApp précité).

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