Lectures du mardi de la 2e semaine de Carême, année paire. 3 03 2026

Lectures du mardi de la 2e semaine de Carême, année paire. 3 03 2026

« Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. » (Mt 23, 4).
« Le poids et la taille n’ont pas d’importance pour les sherpas près de Dingboche »
Photo de Goutam1962, licence CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

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Dans les commentaires qui suivent, certains passages peuvent être surlignés en bleu, couleur de la liberté ; justement parce qu’ils parlent de la liberté, et donc de la dignité, humaine, conformément au principe personnaliste (ou principe de la dignité humaine).  D’après Marie-Noëlle Thabut, « … si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c’est que nous ne les avons pas compris. » De façon générale, ces commentaires nous semblent éclairer notre conscience sur l’interprétation à donner aux textes bibliques, conformément au principe personnaliste précité : « La dignité de l’homme exige de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre… ».

Première lecture

« Apprenez à faire le bien : recherchez le droit » (Is 1, 17)

Lecture du livre du prophète Isaïe

10 Écoutez la parole du Seigneur,
vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome !
Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu,
vous, peuple de Gomorrhe !
16 Lavez-vous, purifiez-vous,
ôtez de ma vue vos actions mauvaises,
cessez de faire le mal.
17 Apprenez à faire le bien :
recherchez le droit,
mettez au pas l’oppresseur,
rendez justice à l’orphelin,
défendez la cause de la veuve.

18 Venez, et discutons – dit le Seigneur.
Si vos péchés sont comme l’écarlate,
ils deviendront aussi blancs que neige.
S’ils sont rouges comme le vermillon,
ils deviendront comme de la laine.
19 Si vous consentez à m’obéir,
les bonnes choses du pays, vous les mangerez ;
20 mais si vous refusez, si vous vous obstinez,
c’est l’épée qui vous mangera.
– Oui, la bouche du Seigneur a parlé.

Psaume

Psaume 49 (50), 7ab.8, 13-14, 16bc- 17, 21abc.23ab

R/ À celui qui veille sur sa conduite,
je ferai voir le salut de Dieu.
(cf. 49, 23cd)

7 « Écoute, mon peuple, je parle ;
Israël, je te prends à témoin.
8 Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.

13 « Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?
14 Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce,
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.

16 « Qu’as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
17 toi qui n’aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?

21 « Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ?
Penses-tu que je suis comme toi ?
23 Qui offre le sacrifice d’action de grâce,
celui-là me rend gloire. »

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut à l’occasion du 10e dimanche du temps ordinaire, année A. Ce jour-là, l’extrait lu (Ps 49 1ab.4b.8, 12‑13, 14‑15) comporte en les versets 7ab, 8, 13 et 14 en commun avec l’extrait d’aujourd’hui.
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PSAUME 49 (50), 1ab.4b.8, 12‑13, 14‑15

1  Le Dieu des dieux, le SEIGNEUR,
4  convoque la terre au jugement de son peuple :
8  « Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices,
    tes holocaustes sont toujours devant moi.

12 Si j’ai faim, irai-je te le dire ?
    Le monde et sa richesse m’appartiennent.
13 Vais-je manger la chair des taureaux,
    et boire le sang des béliers ?

14 Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce ;

    accomplis tes vœux envers le Très-Haut.
15 Invoque-moi au jour de détresse :
    Je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »
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LE MONDE ET SA RICHESSE M’APPARTIENNENT

Ce psaume 49/50 répond on ne peut mieux à la première lecture puisqu’il développe toute une théorie sur les sacrifices, qui fait, d’ailleurs, étrangement penser aux diatribes d’un autre prophète, Isaïe ; mais c’est le psaume tout entier qu’il faudrait lire !

On y retrouve toute la passion des prophètes, faite à la fois de tendresse et de violence : à croire que celui qui l’a écrit avait entendu le prophète Osée ; nous retrouvons l’acte d’accusation : « Je mets cela sous tes yeux, et je t’accuse. » (v. 21). Et quels reproches fait-il ? « 

La mise en scène est celle d’un véritable jugement1 (ce qui, dans la Bible est un attribut exclusif du Dieu de l’Alliance, il ne faut pas l’oublier) : « Le Dieu des dieux, le SEIGNEUR, parle et convoque la terre du soleil levant jusqu’au soleil couchant… il convoque les hauteurs des cieux et la terre au jugement de son peuple. » (v. 1.4). Alors on appelle les accusés : « Assemblez devant moi mes fidèles, eux qui scellent d’un sacrifice mon alliance (sous-entendu, ils croient que cela suffit, ils n’ont rien compris)… Écoute, mon peuple, je parle ; Israël, je te prends à témoin. » (v. 5.7). La Loi selon laquelle les accusés seront jugés est bien celle de l’Alliance : elle est rappelée implicitement par la description d’un décor qui rappelle inévitablement celui du Sinaï : « Devant lui, un feu qui dévore ; autour de lui, éclate un ouragan. » (v. 3).

Vient l’acte d’accusation : il surprend peut-être les accusés : « Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices, tes holocaustes sont toujours devant moi. » Sous-entendu, sur ce registre, tu es en règle ; mais tu te trompes si tu crois t’en tirer à si bon compte. Car tout cela ne m’apporte rien2 : premièrement parce que, déjà, tout est à moi, et deuxièmement parce que je ne suis pas comme toi, je n’ai pas besoin de manger ni de boire : « Le monde et sa richesse m’appartiennent… Tout le gibier des forêts m’appartient et le bétail des hauts pâturages. Je connais tous les oiseaux des montagnes ; les bêtes des champs sont à moi… je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine, pas un bélier de tes enclos. » (v. 10.9). (sous-entendu, même si je prends dans ton domaine ou dans tes enclos, en réalité, tout m’appartient).

Deuxièmement, je ne suis pas comme toi, je n’ai pas besoin de manger ni de boire : « Vais-je manger la chair des taureaux, et boire le sang des béliers ? » En matière d’offrandes et de sacrifices, la seule chose que j’attends, c’est le « sacrifice des lèvres » dont parlait Osée (cf le commentaire de la première lecture) : « Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce, accomplis tes vœux envers le Très-Haut. Invoque-moi au jour de détresse : je te délivrerai, et tu me rendras gloire… Qui offre le sacrifice d’action de grâce, celui-là me rend gloire. » (v. 23).

QUI OFFRE LE SACRIFICE D’ACTION DE GRÂCE, CELUI-LÀ ME REND GLOIRE

Le grief de l’accusateur ne porte donc pas sur les sacrifices, mais sur la seule chose qui compte vraiment, si j’en crois les prophètes, à savoir la conduite envers le prochain : un verset de ce psaume précise où est le mal : « Si tu vois un voleur, tu fraternises, tu es chez toi parmi les adultères ; tu livres ta bouche au mal, ta langue trame des mensonges. Tu t’assieds, tu diffames ton frère, tu flétris le fils de ta mère. » (v. 18-20).

Une fois de plus, la Bible nous enseigne que le culte qui plaît à Dieu consiste d’abord à servir nos frères : « Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu, plus que les holocaustes », disait le prophète Osée. Plus tard, le prophète Isaïe est allé très loin dans ce sens lorsqu’il a longuement décrit le portrait du véritable serviteur de Dieu. Dans ces quatre fameux textes que l’on appelle les « Chants du Serviteur », curieusement, le prophète ne présente jamais le Serviteur en train d’offrir un sacrifice au Temple de Jérusalem ! Le Serviteur décrit par Isaïe est un homme de foi nourri de la Parole de Dieu ; un homme qui se met au service de Dieu et des hommes ; un homme qui subit la persécution sans jamais se laisser aller à la violence ; un homme, enfin, qui accepte de mourir au service des autres.

Sa manière à lui d’offrir un sacrifice, donc, c’est de mettre toute sa personne et toute sa vie au service des autres ; et pas question dans tout cela de culte ou de sacrifice ! Si on y réfléchit, ces textes étaient à proprement parler révolutionnaires ! Mais c’est bien ce modèle-là qui nous est proposé à notre tour.

Le Nouveau Testament, pour commencer, s’inscrit bien dans cette logique-là ; saint Matthieu, par exemple, a retenu une phrase percutante du Christ à ce sujet : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !” » (Mt 7, 23 ; neuvième dimanche ordinaire – A ; tome II page 000).

Et l’on se souvient de cette phrase de Jésus : « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 40).

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Notes

1 – Une telle mise en scène d’un jugement est un genre littéraire adopté par les prophètes pour solenniser les reproches qu’ils adressent au peuple. Parfois, le cosmos tout entier est convoqué : « Écoutez, cieux ! Terre, prête l’oreille ! » (Is 1, 3).

2 – On entend résonner ici la phrase de saint Augustin : « Tout ce que l’homme fait pour Dieu profite à l’homme et non à Dieu. »

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, à l’occasion du 31e dimanche du temps ordinaire, année A (passage identique à celui d’aujourd’hui).

LES PIÈGES DE L’AUTORITÉ 

On pourrait appeler ce texte « les pièges de l’autorité » ou « conseils aux autorités », si vous préférez ; qu’il s’agisse des parents, des autorités religieuses (dans n’importe quelle religion, d’ailleurs) ou des autorités politiques, ou autres, les pièges ou les travers sont les mêmes. Ici, Jésus les a tous rassemblés en un seul portrait qui devient, du coup, caricatural. Bien évidemment, aucun Pharisien ne répondait à ce portrait-robot ; au contraire, les Pharisiens, dans leur ensemble, étaient des gens très respectables, soucieux d’être fidèles à l’Alliance de Dieu ; et l’exemple de Paul, le Pharisien qui pouvait se vanter d’observer scrupuleusement la Loi (Phi 3,6b) est là pour le prouver ; mais l’important était la leçon que Jésus voulait dégager pour ses interlocuteurs, qui étaient, d’après ce texte, « la foule et les disciples ». Car, après ce portrait, Jésus va dire « Pour vous » : pour vous, ne tombez pas dans ces pièges, dans ces travers que je viens de décrire.

 Premier piège : « ils disent et ne font pas » ; deuxième piège : pratiquer l’autorité comme une domination et non comme un service ; troisième piège : vouloir paraître ; quatrième piège : se croire important ! Avoir le goût des honneurs. On voit bien tout de suite que ce sont des travers communs à beaucoup de gens investis d’une charge quelle qu’elle soit !

Premier piège, « ils disent et ne font pas » : ce travers est tellement humain que de nombreux commentaires juifs de la Bible insistaient sur l’importance de pratiquer ce qu’on enseigne : « Apprendre, garder et faire, il n’y a rien au-dessus » (« sifré », commentaire rabbinique sur le Deutéronome) ; « Celui qui apprend pour ne pas pratiquer, il vaudrait mieux pour lui qu’il ne fût pas créé » (idem sur le Lévitique) ; « C’est pour cela qu’a été donnée la Tora : pour apprendre, pour enseigner, pour garder et pour accomplir » (idem sur les Nombres) ; un autre commentaire rabbinique (Yebamot) disait : « Belles sont les paroles dans la bouche de qui les pratique, beau celui qui les enseigne et beau celui qui les pratique ». Jésus en dira autant : » Celui qui  observera (les commandements) et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux » (Mt 5,19). « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. » (Mt 7,21).      

Deuxième piège, pratiquer l’autorité comme une domination et non comme un service : « Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. » L’avoir, le savoir, le pouvoir, peuvent être prétexte à domination ou à supériorité ; alors que cela peut aussi bien être vécu comme un merveilleux moyen de servir les autres : encore ne faudrait-il jamais oublier que tout ce que nous possédons nous est seulement confié comme une responsabilité à exercer au bénéfice de tous. Il y a pire encore, c’est d’asseoir son autorité sur un soi-disant « droit divin » : les religions n’y échappent pas toujours, les pouvoirs politiques non plus ; et c’est la source de combien de conflits sanglants.

IL N’Y A QU’UN SEUL MAÎTRE

Troisième piège, vouloir paraître : « Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères1 et rallongent leurs franges. » Qui n’est jamais tombé dans ce travers d’aimer paraître, d’attirer sur soi la considération et l’intérêt ? Et pourtant, peu importe le nom du prédicateur (ou du théologien, ou du bibliste) : pourvu que, à travers ses paroles, l’auditoire ait entendu la Parole de Dieu.

Quatrième piège, se croire important, avoir le goût des honneurs : « Ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi ». Pourtant, les titres, les décorations gardent un sens : mais ce n’est pas la personne titrée ou décorée qui est en jeu, ce sont plus profondément les valeurs qu’elle représente. Il faut être très humble pour porter sans ridicule les honneurs dus à son rang.

Après cette énumération, le texte se retourne : « Pour vous » dit Jésus ; c’est la clé de ce texte qui nous invite à un nouveau mode de vie et de relation. Matthieu le rapporte un peu plus haut : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Mt 20,25-28).

« Ne vous faites pas donner le titre de Rabbi… ne donnez à personne sur terre le nom de père… ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres ». « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » dit Paul (1 Co 4,7) : tout maître est d’abord un écolier. Tout enseignant est d’abord un serviteur, et même doublement serviteur : serviteur de la vérité, serviteur de ses élèves, de leur cheminement, de leur maturation. Voici, encore une fois, dans les paroles de Jésus, un appel à la liberté : que ceux qui portent un titre ne prennent pas les honneurs pour eux et se comportent en serviteurs ; que ceux qui n’en portent pas ne tombent pas dans la servilité ou la courtisanerie ! 

« Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux ». On peut, bien sûr, continuer à employer les titres de père et de maître, mais en leur donnant leur vrai sens et pas davantage ! « Abbé » venait de « Abba » ; « Père », « Pope », « Pape » sonnent comme « Papa » : au fond, c’est la même chose ! Ceux à qui nous donnons ces noms-là sont parmi nous le rappel vivant que nous n’avons qu’un seul et unique « Père » qui est dans les cieux.

Jésus termine en disant : « Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé ». Nous ne sommes pas dans le registre de la récompense ou de la punition. Il ne s’agit pas non plus de prendre plaisir à s’humilier. Beaucoup plus profondément, il y a là une des grandes lois de la vie : la force de l’humilité. Dans le mot « humilité », il y a « humus » (terre). Le secret c’est d’être assez lucide pour se reconnaître petit, à ras de terre ; et alors on est tout étonné de se nourrir des richesses de nos frères et de la grâce de Dieu.

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Note

1 – Les phylactères (tefilines en hébreu) sont ces deux petits cubes de cuir noir que les Juifs portent l’un sur le front, l’autre sur le bras gauche à hauteur du cœur. Ils contiennent quatre passages de la Torah : Ex 13,1-10 ; Ex 13,11-16 ; Dt 6,4-9 ; Dt 11,13-21.

Évangile

« Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)

Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.

Rejetez tous les crimes que vous avez commis,
faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau.
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
(Ez 18, 31)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (23, 1-12).

En ce temps-là,
1 Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
2 et il déclara :
« Les scribes et les pharisiens
enseignent dans la chaire de Moïse.
3 Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
4 Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
5 Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
6 ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
7 et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
8 Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
9 Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
10 Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
11 Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
12 Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. »

Parcours de Carême : « Espérer quand tout semble noir« . Méditation de Mgr Dominique Rey, évêque émérite de Toulon, pour Cathoglad.

Commentaires du père Paul-Marie Chauvet, pour Cathoglad.

Homélie du jour à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal.

Homélie – « Parole et Évangile du jour », par MChrista, à partir de 4’52 ».

Méditation du père Gilles.

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Homélie du père Achille José Nkomo B. FM pour Magnificat-TV (Franciscains de Marie).

Homélie du père Roger Wawa pour Radio-Maria-RDC.

Homélie de la messe du jour à Notre-Dame-du-Laus.

Commentaires du frère Paul Adrien.

Homélie de la messe du jour à Lourdes.

Messe du jour à Notre-Dame-de-la-Garde (Marseille).

Commentaire de Thierry Jallas. Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) : « L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. » * * * * *

Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici).
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Aujourd’hui Seigneur tu déclares :

« Ne vous faites pas donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. » (Mt 23, 11-12)

Seigneur, ce que tu as fait en te mettant au service de ton prochain, en ne recherchant pas les honneurs, tu me le demandes aujourd’hui : que ma journée ne consiste pas à chercher sans cesse à monter, à accéder à une vaine première place, mais bien à suivre ton exemple.

Tu veux que je devienne roi, que je sois couronné de lumière, en me faisant serviteur, en aimant l’autre, en prenant la dernière place.

Et si, devant un tel défi, je me sens incapable de faire ta volonté, tu mets à ma disposition ton esprit de service, l’Esprit-Saint qui saura m’inspirer comment devenir serviteur aujourd’hui. Il suffit de lui demander de m’aider à agir pour mon prochain.

Je vous propose de clore cette méditation par le chant « aimer son prochain » : 

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