Lectures du lundi de Pâques, commentées. 06 04 2026

Lectures du lundi de Pâques, commentées. 06 04 2026

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« Apparition de Jésus aux saintes Femmes », peint entre 1886 et 1894 par James Tissot (1836–1902).
Brooklyn Museum – Aquarelle, gouache sur graphite sur papier vélin gris.
Domaine public, via Wikimedia Commons.

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Dans les commentaires qui suivent, certains passages peuvent être surlignés en bleu, couleur de la liberté ; justement parce qu’ils parlent de la (conscience et de la) liberté, et donc de la dignité, humaine, conformément au principe personnaliste (ou principe de la dignité humaine).  D’après Marie-Noëlle Thabut, « … si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c’est que nous ne les avons pas compris. » De façon générale, ces commentaires nous semblent éclairer notre conscience sur l’interprétation à donner aux textes bibliques, conformément au principe personnaliste précité.
1ère lecture : « Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins » (Ac 2, 14.22b- 33)
« Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins » (Ac 2, 14.22b- 33)

Lecture du livre des Actes des Apôtres (2, 14.22b-33).

Le jour de la Pentecôte,
14 Pierre, debout avec les onze autres Apôtres,
éleva la voix et leur fit cette déclaration :
« Vous, Juifs,
et vous tous qui résidez à Jérusalem,
sachez bien ceci,
prêtez l’oreille à mes paroles.
22 Il s’agit de Jésus le Nazaréen,
homme que Dieu a accrédité auprès de vous
en accomplissant par lui des miracles, des prodiges
et des signes au milieu de vous,
comme vous le savez vous-mêmes.
23 Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu,
vous l’avez supprimé
en le clouant sur le bois par la main des impies.
24 Mais Dieu l’a ressuscité
en le délivrant des douleurs de la mort,
car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
25 En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume :
Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche :
il est à ma droite, je suis inébranlable.
26 C’est pourquoi mon cœur est en fête,
et ma langue exulte de joie ;
ma chair elle-même reposera dans l’espérance :
27 tu ne peux m’abandonner au séjour des morts
ni laisser ton fidèle voir la corruption.
28 Tu m’as appris des chemins de vie,
tu me rempliras d’allégresse par ta présence.

29 Frères, il est permis de vous dire avec assurance,
au sujet du patriarche David,
qu’il est mort, qu’il a été enseveli,
et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
30 Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré
de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
31 Il a vu d’avance la résurrection du Christ,
dont il a parlé ainsi :
Il n’a pas été abandonné à la mort,
et sa chair n’a pas vu la corruption.

32 Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ;
nous tous, nous en sommes témoins.
33 Élevé par la droite de Dieu,
il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis,
et il l’a répandu sur nous,
ainsi que vous le voyez et l’entendez. »

PSAUME

Psaume 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11

R/ Garde-moi, mon Dieu :
j’ai fait de toi mon refuge.
ou : Alléluia !
(15, 1)

1 Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
2 J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
5 Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

7 Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
8 Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

9 Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
10 tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

11 Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion du 3e dimanche de Pâques, année A.

Ce jour-là, le passage lu (Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11) est identique à celui d’aujourd’hui.

LE PRIVILÈGE DES CONSACRÉS

« Tu es, Seigneur, le lot de mon cœur, Tu es mon héritage, En Toi, Seigneur, j’ai mis mon bonheur, Toi, mon seul partage. » Vous avez reconnu là un negro spiritual célèbre… c’est le  psaume 15/16.

Dans les versets qui nous sont proposés aujourd’hui, certaines phrases semblent traduire un bonheur parfait ; tout a l’air si simple ! «  J’ai dit au SEIGNEUR : Tu es  mon Dieu !… J’ai fait de toi mon refuge… Je n’ai pas d’autre bonheur que toi… »

D’autres versets sont l’écho d’un danger et Israël supplie : « Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. »

Je reprends ces deux points l’un après l’autre : premièrement le bonheur d’Israël : « Mon cœur exulte, mon âme est en fête… SEIGNEUR, mon partage et ma coupe… Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. » Ici le peuple d’Israël est comparé à un « lévite », un prêtre, qui « demeure » sans cesse dans le temple de Dieu, qui vit dans l’intimité de Dieu : la vie des lévites, consacrés au Seigneur offrait une image très parlante de la vie du peuple tout entier.

Par exemple, l’expression « SEIGNEUR, mon partage et ma coupe, de toi dépend mon sort » (verset 5) est une allusion à leur statut particulier : au moment du partage de la terre d’Israël entre les tribus des descendants de Jacob,  (partage fait par tirage au sort), les membres de la tribu de Lévi n’avaient pas reçu de part : leur part c’était la Maison de Dieu (c’est-à-dire le service du Temple), le service de Dieu… Leur vie tout entière était consacrée au culte ; ils n’avaient pas de territoire ; leur subsistance était assurée par les dîmes (on pourrait dire le « denier du culte » de l’époque) et par une partie des récoltes et des viandes offertes en sacrifice. Du coup on comprend cet autre verset de ce psaume que nous n’entendons pas ce dimanche : « La part qui me revient fait mes délices ; j’ai même le plus bel héritage ». Enfin, ils gardaient le Temple jour et nuit et c’est ce à quoi fait allusion la formule du verset  7 : « Même la nuit mon cœur m’avertit ».

On voit bien comment ce statut très particulier, privilégié, des lévites pouvait être lu comme une image du statut particulier, privilégié du peuple élu, choisi par Dieu pour son service au milieu des nations.

LE COMBAT DE LA FIDÉLITÉ

Mais on entend également dans ce psaume une tout autre tonalité : on entend les échos d’un danger et la supplication : « Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption. »

Car, en réalité, les choses sont moins roses qu’il n’y paraît. On ne sait pas dater la composition de ce psaume : les circonstances auxquelles il fait allusion pourraient convenir à plusieurs époques ; mais, en tout cas, l’appel au secours du début, « Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge » et les affirmations répétées de confiance laissent supposer une période dans laquelle, justement, la confiance était difficile. Cet appel au secours est tout autant une profession de foi : il traduit un combat terrible, le combat de la fidélité à la vraie foi, c’est-à-dire le combat contre l’idolâtrie, le combat de la fidélité au Dieu unique.

Par exemple, un autre verset de ce psaume dit : « Toutes les idoles du pays, ces dieux que j’aimais, ne cessent d’étendre leurs ravages, et l’on se rue à leur suite. » Cela prouve bien que Israël a parfois succombé à l’idolâtrie mais il prend l’engagement de ne plus y retomber : l’affirmation « J’ai fait de toi, mon Dieu, mon seul refuge »  traduit cette résolution. Du coup on comprend mieux combien l’image du lévite est parlante : c’est une manière de dire « en choisissant de rester fidèle au vrai Dieu, le peuple d’Israël a fait le vrai choix qui le fait entrer dans l’intimité de Dieu ».

LA CONFIANCE À TOUT PRIX

La confiance d’Israël lui inspire des phrases étonnantes : par exemple l’expression « Éternité de délices » ou bien encore « Tu ne peux m’abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption » ; on peut se demander : quand le psaume est écrit, est-il déjà confusément une première amorce de la foi en la Résurrection ? En réalité, cette affirmation est une supplication, ou plutôt une plaidoirie ; vous savez que la foi en la Résurrection individuelle n’est apparue que très tard en Israël ; c’est du peuple qu’il est question ici : sa survie est en péril par sa faute (l’idolâtrie, justement) mais il sait que Dieu ne l’abandonnera pas et c’est pourquoi il affirme « tu ne peux m’abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption » ; c’est bien du peuple qu’il s’agit.

Par la suite, vers le deuxième siècle avant Jésus-Christ, quand on a commencé à croire à la résurrection de chacun d’entre nous, la phrase « tu ne peux m’abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption » a été relue dans ce sens.

Plus tard, les chrétiens ont également relu ce psaume à leur manière, nous l’avons entendu dans la première lecture de ce dimanche : Pierre, le matin de la Pentecôte, a cité ce psaume aux pèlerins juifs venus nombreux à Jérusalem pour la fête. Pour leur montrer que Jésus était bien le Messie, Pierre leur a dit : quand David composait ce psaume, et disait « tu ne peux m’abandonner à la mort » sans le savoir il annonçait la Résurrection du Messie ; or Jésus est ressuscité, c’est donc bien de lui que David parlait, sans savoir le nommer, évidemment.

Nous avons là un exemple de la première prédication chrétienne adressée à des Juifs : c’est-à-dire comment les premiers apôtres relisaient la tradition juive en y découvrant tout-à-coup une nouvelle dimension, l’annonce de Jésus-Christ.

Au long des siècles, donc, ce psaume a porté la prière d’Israël dans l’attente du Messie et il s’est enrichi peu à peu de sens nouveaux… Ce sera le rôle de la première génération chrétienne de découvrir et de montrer  que les Écritures trouvent leur sens plénier en Jésus-Christ.

« Allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront » (Mt 28, 8-15)

Alléluia. Alléluia.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Alléluia. (Ps 117, 24)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (28, 8-15).

En ce temps-là,
quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange,
8 vite, elles quittèrent le tombeau,
remplies à la fois de crainte et d’une grande joie,
et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
9 Et voici que Jésus vint à leur rencontre
et leur dit :
« Je vous salue. »
Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds
et se prosternèrent devant lui.
10 Alors Jésus leur dit :
« Soyez sans crainte,
allez annoncer à mes frères
qu’ils doivent se rendre en Galilée :
c’est là qu’ils me verront. »
11 Tandis qu’elles étaient en chemin,
quelques-uns des gardes allèrent en ville
annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
12 Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens
et avoir tenu conseil,
donnèrent aux soldats une forte somme
13 en disant :
« Voici ce que vous direz :
“Ses disciples sont venus voler le corps,
la nuit pendant que nous dormions.”
14 Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur,
nous lui expliquerons la chose,
et nous vous éviterons tout ennui. »
15 Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions.
Et cette explication s’est propagée chez les Juifs
jusqu’à aujourd’hui.

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion de la vigile pascale.

Ce soir-là, l’extrait lu en année A (Mt 28, 1-10) ne comporte que les 3 versets 8 à 10 en commun avec l’extrait d’aujourd’hui, mais les commentaires, qui portent également sur les évangiles correspondants des années B (Mc 16, 1-7) et C (Lc 24, 1-12), nous ont semblé éclairer aussi l’évangile de ce lundi de Pâques.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (28, 1-10).

1    Après le sabbat,
      à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine,
      Marie Madeleine et l’autre Marie
      vinrent pour regarder le sépulcre.
2    Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ;
      l’ange du Seigneur descendit du ciel,
      vint rouler la pierre et s’assit dessus.
3    Il avait l’aspect de l’éclair
      et son vêtement était blanc comme neige.
4    Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent,
      se mirent à trembler et devinrent comme morts.
5    L’ange prit la parole et dit aux femmes :
      « Vous, soyez sans crainte !
      Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié.
6    Il n’est pas ici,
      car il est ressuscité, comme il l’avait dit.
      Venez voir l’endroit où il reposait.
7    Puis, vite, allez dire à ses disciples :
      ‘Il est ressuscité d’entre les morts,
      et voici qu’il vous précède en Galilée ;
      là, vous le verrez.’
      Voilà ce que j’avais à vous dire. »
8    Vite, elles quittèrent le tombeau,
      remplies à la fois de crainte et d’une grande joie,
      et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
9    Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit :
      « Je vous salue. »
      Elles s’approchèrent,
      lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.
10  Alors Jésus leur dit :
      « Soyez sans crainte,
      allez annoncer à mes frères
      qu’ils doivent se rendre en Galilée :
      c’est là qu’ils me verront. »

LE PREMIER JOUR DE LA SEMAINE

Finalement, nous n’en savons pas beaucoup plus sur la résurrection du Christ que sur le passage de la Mer Rouge ! Le fait est là, incontestable, dans les deux cas, puisqu’il a nourri la foi de millions d’hommes, mais les textes qui le rapportent, dans les deux cas, également, ne concordent même pas entre eux. Les diverses traditions, pour la sortie d’Égypte, les quatre évangiles, pour la résurrection du Christ, sont parfois contradictoires. Il est d’autant plus intéressant, du coup, de noter leurs ressemblances. À commencer par le contexte : les trois évangiles synoptiques terminaient le récit de la Passion en notant que les femmes avaient été témoins de l’ensevelissement de Jésus. Et ce sont elles, d’après les mêmes récits, qui peuvent témoigner que le tombeau est vide. Les trois évangélistes notent également que ceci se passe le « premier jour de la semaine », une fois le sabbat terminé. Le sabbat, à cette époque-là comme aujourd’hui, commençait le vendredi soir au coucher du soleil pour se terminer le samedi soir. Matthieu semble situer la visite des femmes au tombeau le soir même du samedi, Marc et Luc au petit matin du dimanche. Leur insistance commune sur l’expression « le premier jour de la semaine » dit combien ce jour était vénéré dans les premières communautés chrétiennes. Le dimanche chrétien est né là : il est le premier jour des temps nouveaux, le premier jour de la création nouvelle.

Le tombeau est ouvert, la pierre est roulée, symbole de la victoire définitive de Dieu sur la mort. La prophétie d’Ézéchiel est accomplie bien au-delà de ce que le prophète lui-même avait pu envisager : « Ainsi parle le SEIGNEUR Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux, et je vous en ferai remonter, ô mon peuple ! » (Ez 37,12). Peut-être Matthieu a-t-il particulièrement ce texte en tête, lui qui, seul des trois, tient à manifester que c’est Dieu qui agit ici : « Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair et son vêtement était blanc comme neige. » (Mt 28,2). (Il avait été le seul, également, à noter le tremblement de terre au moment de la mort du Christ).

 

LA DÉCOUVERTE DU TOMBEAU VIDE

Les trois récits s’accordent à nouveau pour l’affirmation centrale : « Il est ressuscité. » Pour la suite, Matthieu et Marc se ressemblent très fort : chez Marc, le « jeune homme vêtu de blanc » dit « Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : ‘Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.’ » Et le message de l’Ange, chez Matthieu est pratiquement identique. Curieusement, ce sont ces deux mêmes évangélistes (Marc et Matthieu) qui ont retenu la prédiction de Jésus, le dernier soir, après l’institution de l’Eucharistie : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : ‘Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées.’ (Za 13,7). Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. » (Mt 26, 31-32 ; Mc 14, 27-28).

Luc est bien différent : il a préféré retenir une autre annonce de Jésus : « Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : ‘Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié, et que, le troisième jour, il ressuscite.’ » Et il tient à faire résonner à l’oreille de sa communauté cette question provocante : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? »

Dans les trois évangiles, cette découverte du tombeau vide est également envoi en mission ; Marc et Matthieu rapportent l’ordre donné aux femmes dans des termes à peu près analogues (cf supra) ; Luc ne dit pas l’ordre mais rapporte que les femmes se sont précipitées pour annoncer la nouvelle : « Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. » On sait qu’elles n’eurent pas grand succès : Luc est le plus clair sur ce point ; il dit bien l’incrédulité des apôtres devant ce qu’ils ont considéré comme des racontars de femmes : « Ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. » Les deux autres évangiles synoptiques notent (dans les versets qui suivent nos péricopes de la nuit pascale) que l’incrédulité a prévalu pendant un certain temps.

Force est de noter que nous n’aurons pas d’autre preuve de la résurrection de Jésus que l’expérience du tombeau vide ; et cette preuve n’est pas contraignante ; et pourtant, rien, désormais, ne pourra freiner la diffusion de la Bonne Nouvelle de Pâques.

Homélie / étude biblique du père Julien Fleuy, du diocèse de Marseille, pour Culture-Bible.

Commentaire de saint Cyrille de Jérusalem, dans Évangile-et-Parole-du-Jour, pour Cathoglad.

Homélie de Mgr Michel Aupetit.

Commentaires du père Hervé-Marie Hignard.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice, dans l’église de Cancale, le

Homélie du frère Thibaut du Pontavice  à la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc de Rennes le

Homélie du père Léonard Katchekpele pour « Prêtre ! Et alors ? »

Homélie de        ,  pour le Jour-du-Seigneur, le

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Homélie prononcée par le père Achille José Bessala Nkomo FM, pour Magnificat-TV.

Commentaires de Parole-et-Évangile-du-Jour, sur la chaîne chrétienne Media-Christa.

Méditation du père Roger Wawa, pour Radio-Maria RDC.

Homélie du père Gilles.

Homélie du frère Antoine du Désert (Prieuré Sainte Marie – les Jaumes)

Commentaires de padre Joseph.

Homélie de  à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, le.

Homélie de Mgr Domenico Sigalini, à la grotte de Massabielle, à Lourdes, le 6 avril 2026.

Homélie du père Ludovic Frère, à Notre-Dame du Laus, le 5 avril 2021.

Homélie de   à Notre-Dame-de-la-Garde (Marseille), le 6 avril 2026.

Homélie à Saint-Nicolas-des-Champs, le 6 avril 2026.

Homélie du père Stanislas Stawicki, à l’église catholique Saint-Jacques-Saint-Christophe de la Villette, le 10 avril 2023.

Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici). Voici une courte vidéo dans laquelle il se présente, parle de ses activités et des spectacles qu’il propose dans toute la France pour raconter la Bible aux enfants.
– – – –

Aujourd’hui Seigneur, tandis que les femmes sont en chemin pour annoncer aux disciples que tu es ressuscité et qu’ils doivent se rendre en Galilée pour t’y voir, quelques-uns des gardes – qui ont assisté « tout tremblant, comme morts » à la rencontre des femmes avec l’ange qui a roulé la pierre – vont en ville
annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’est passé.

Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnent aux soldats une forte somme en disant :
« Voici ce que vous direz :
“Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”
Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »

Les soldats prennent l’argent et suivent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui. » (Mt 28, 11-15)

Aujourd’hui Seigneur, tu me montres une autre manière possible de réagir à la nouvelle de ta résurrection dans ma vie : RAS – rien à signaler ! Pas de bonne nouvelle, tu n’es pas ressuscité : mentir et payer cher pour que ce mensonge soit propagé jusqu’à aujourd’hui !

Tu avais raison de nous dire qu’au bout du compte, il n’y a que deux amours possibles : l’amour pour toi ou l’amour de l’argent !

Ta mort et ta résurrection se déroulent entre deux mensonges, deux trahisons, deux transactions : 30 pièces d’argent offertes à Judas pour te livrer, toi l’innocent, et une forte somme pour que les soldats disent et propagent que tu n’es pas ressuscité.

Le miracle n’est donc pas que tu ressuscites, mais que je crois, que j’accueille ta résurrection comme l’unique vérité à annoncer au monde entier !

Et le démon, qui a perdu pour toujours le combat contre Dieu avec le piège de ta résurrection, tente de reprendre la main en inspirant au cœur des hommes un nouveau mensonge : tu n’es pas ressuscité, ton corps a été volé !

Face à la nouvelle de ta résurrection et toutes ses conséquences bouleversantes pour ma vie, deux choix s’offrent donc à moi aujourd’hui : accueillir, chérir cette nouvelle et vivre de ta résurrection, ou bien me comporter comme si rien ne s’était passé en écoutant et en donnant foi au mensonge du démon !

Mensonge, tristesse, dissimulation, violence, fascination pour l’argent d’un côté,
joie, zèle missionnaire, reconnaissance infinie, nouvelle vie lumineuse et apaisée, de l’autre : voilà deux chemins pour ce temps pascal 2026 !

Je vous invite à clore cette méditation avec le psaume qui déclare : « Ne t’indigne pas à la vue des méchants, n’envie pas les artisans de mensonge, comme l’herbe, ils seront fanés, ils flétriront comme le vert des prés. » (fichier audio disponible dans le groupe WhatsApp précité).

Commentaire de Thierry Jallas.

Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »

L’évangile de ce jour est à mes yeux une nouvelle illustration de l’éclairage qu’apporte le principe personnaliste : les soldats ne sont pas libres, mais emprisonnés par la peur de perdre leur emploi si la vérité de la disparition de Jésus, dont ils croient avoir mal surveillé le tombeau, éclatait ; les grands prêtres ne sont pas libres, mais prisonniers de la peur de perdre leur prestige, et même leur crédit, donc leur pouvoir, auprès du peuple, si la disparition (et la résurrection ?) de Jésus était révélée. Ces deux groupes se mettent d’accord pour mentir et empêcher la population de connaître la vérité sur la résurrection du Christ.  Le peuple est ainsi privé de la possibilité de décider, de façon consciente (de la réalité des faits) et libre, de croire ou de ne pas croire au Christ. Une nouvelle fois, le mécanisme suivant lequel nos « poussées instinctives » (ici, la peur) nous contraignent à agir de façon peu respectueuse de la dignité d’autrui et de nous-même, est démonté.

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