Lectures du vendredi de la 1ère semaine du temps ordinaire, année paire. 16 01 2026
« Jésus guérissant un lépreux » (anonyme, 1545) -Bibliothèque municipale de Toulouse.
Bibliothèque nationale de France , domaine public, via Wikimedia Commons.
Première lecture
« Vous pousserez des cris à cause du roi que vous aurez choisi, mais le Seigneur ne vous répondra pas ! »
Lecture du premier livre de Samuel (8, 4-7.10-22a).
En ces jours-là,
4 tous les anciens d’Israël se réunirent
et vinrent trouver Samuel à Rama.
5 Ils lui dirent :
« Tu es devenu vieux,
et tes fils ne marchent pas sur tes traces.
Maintenant donc, établis, pour nous gouverner,
un roi comme en ont toutes les nations. »
6 Samuel fut mécontent parce qu’ils avaient dit :
« Donne-nous un roi pour nous gouverner »,
et il se mit à prier le Seigneur.
7 Or, le Seigneur lui répondit :
« Écoute la voix du peuple
en tout ce qu’ils te diront.
Ce n’est pas toi qu’ils rejettent,
c’est moi qu’ils rejettent :
ils ne veulent pas que je règne sur eux. »
10 Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur
au peuple qui lui demandait un roi.
11 Et il dit :
« Tels seront les droits
du roi qui va régner sur vous.
Vos fils, il les prendra,
il les affectera à ses chars et à ses chevaux,
et ils courront devant son char.
12 Il les utilisera comme officiers de millier
et comme officiers de cinquante hommes ;
il les fera labourer et moissonner à son profit,
fabriquer ses armes de guerre et les pièces de ses chars.
13 Vos filles, il les prendra
pour la préparation de ses parfums,
pour sa cuisine et pour sa boulangerie.
14 Les meilleurs de vos champs,
de vos vignes et de vos oliveraies,
il les prendra pour les donner à ses serviteurs.
15 Sur vos cultures et vos vignes il prélèvera la dîme,
pour la donner à ses dignitaires et à ses serviteurs.
16 Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes et de vos jeunes gens,
ainsi que vos ânes,
il les prendra et les fera travailler pour lui.
17 Sur vos troupeaux, il prélèvera la dîme,
et vous-mêmes deviendrez ses esclaves.
18 Ce jour-là, vous pousserez des cris
à cause du roi que vous aurez choisi,
mais, ce jour-là, le Seigneur ne vous répondra pas ! »
19 Le peuple refusa d’écouter Samuel et dit :
« Non ! il nous faut un roi !
20 Nous serons, nous aussi, comme toutes les nations ;
notre roi nous gouvernera,
il marchera à notre tête et combattra avec nous. »
21 Samuel écouta toutes les paroles du peuple
et les répéta aux oreilles du Seigneur.
22a Et le Seigneur lui dit :
« Écoute-les, et qu’un roi règne sur eux ! »
Commentaire de Thierry Jallas.
J’adore ce texte. Je trouve qu’il exprime merveilleusement bien l’idée que les dirigeants du monde, partout et en tout temps, cherchent ce qu’ils croient être leur intérêt personnel, et en aucun cas l’intérêt du peuple qu’ils prétendent gouverner. Cela les conduit donc à se faire servir et non pas à servir, contrairement au Christ, le Roi de l’univers, le seul bon berger (aux temps bibliques, c’était le roi d’Israël, quand il y en avait un, qui était appelé le « berger d’Israël »). Cela les conduit à « faire sentir leur pouvoir » et à « commander en maîtres » (Mt 20, 25), à asservir la population plutôt qu’à la libérer.
Je constate que la population, encore aujourd’hui, comme les anciens qui vont trouver Samuel, ne démord pas de l’idée qu’elle a besoin d’un roi, ou d’un empereur, d’un président de la république, d’un triumvirat, d’un vizir, d’un premier ministre, etc., même si elle a plus ou moins conscience que ce dirigeant l’asservit, ne résout pas ses problèmes, les génère ou les aggrave même. La population, pour son immense majorité, me semble conditionnée, esclave de l’idée qu’elle a besoin de dirigeants qui recourent à la coercition, que lesdits dirigeants recherchent l’intérêt de la population et savent mieux que quiconque quel est cet intérêt.
Et je souscris totalement à un message, essentiel à mes yeux, de ce chapitre : si la population réclame un dirigeant, c’est qu’elle ne fait pas confiance à Dieu, à son enseignement, pour la conduire vers la liberté et le bonheur.
Psaume
Psaume 88 (89), 16-17, 18-19
R/ Ton amour, Seigneur,
sans fin je le chante ! (cf. Ps 88, 2a)
16 Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
17 tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.
18 Tu es sa force éclatante ;
ta grâce accroît notre vigueur.
19 Oui, notre roi est au Seigneur ;
notre bouclier, au Dieu saint d’Israël.
Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, à l’occasion du 13e dimanche du temps ordinaire, année A, où l’extrait de ce psaume comporte les mêmes versets, plus les versets 2 et 3.
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2 L’amour du SEIGNEUR, sans fin je le chante
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
3 Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.
CE DONT IL NE FAUT JAMAIS DOUTER
La première lecture de ce dimanche nous faisait entendre le récit de la longue amitié qui s’était nouée au fil des ans entre une famille de Galilée et le prophète Élisée, l’homme de Dieu, comme on disait. À travers cette histoire d’une belle relation humaine, nous étions invités à méditer sur l’Alliance éternelle entre Dieu et son peuple, et plus largement, l’Alliance entre Dieu et l’humanité tout entière : « L’amour du SEIGNEUR, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux ».
Ceci dit, nous savons tous que cette merveilleuse histoire d’amour entre Dieu et les hommes ne ressemble pas toujours à un chemin parsemé de roses ! Nous avons entendu ici quelques versets seulement du psaume 88/89 (qui en comporte en fait cinquante-trois) et tout a l’air si simple ! Apparemment, c’est l’euphorie ; mais justement c’est cette facilité qui doit nous mettre la puce à l’oreille ; nous l’avons appris avec les prophètes : plus un passage parle de lumière, de victoire, plus on devine qu’il a été écrit en période sombre, en temps de défaite.
Ici, les premiers mots du psaume, ce sont l’amour et la fidélité du Seigneur : autant dire tout de suite qu’il était urgent d’y croire si on ne voulait pas sombrer dans le découragement. Et si vous ne me croyez pas, allez voir dans vos bibles le verset 50 : » Où donc est, Seigneur, ton premier amour, celui que tu jurais à David sur ta foi ? » Ce qu’on semble affirmer si fort, dans les autres versets, en réalité, on craint bien de l’avoir perdu…
Deuxième remarque préliminaire : dans la Bible, l’ensemble des psaumes est composé de cinq livres dont chacun se termine par une formule de bénédiction ; ce psaume 88/89 est le dernier du troisième livre et son dernier verset est « Béni soit le SEIGNEUR pour toujours ! Amen ! Amen ! » Mais c’est l’ensemble de ce psaume qui a un caractère de conclusion ou plutôt de synthèse : écrit très probablement pendant l’Exil à Babylone, il brosse en fait la fresque de l’histoire d’Israël : les commencements de l’Alliance, les promesses faites à David, l’attente du Messie et maintenant l’Exil, c’est-à-dire l’écroulement : plus de roi à Jérusalem, plus d’héritier royal, donc pas de Messie… Dieu aurait-il oublié ses promesses ? » Où donc est, Seigneur, ton premier amour ? »
Ces deux remarques pour dire tout de suite qu’en chantant les quelques versets de ce dimanche, il ne faut pas oublier tout le reste du psaume, sous peine de le défigurer. Mais venons-en aux versets proposés pour la messe de ce treizième dimanche ; et puisqu’ils sont courts, profitons-en pour les regarder d’un peu plus près ; souvent, ces dernières semaines, nous nous sommes émerveillés de la richesse du contenu des psaumes et nous n’avons pas pris le temps de nous arrêter sur la forme ; pour changer, commençons par là.
La construction de la première strophe est très soignée : » L’amour du SEIGNEUR, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge. Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux ». Vous avez remarqué d’abord le parallélisme des versets, c’est-à-dire que la deuxième partie du verset (ce qu’on appelle le deuxième « stique ») est parallèle à la première : « L’amour du SEIGNEUR, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge ». L’amour du SEIGNEUR / ta fidélité … je le chante / je l’annonce … sans fin / d’âge en âge… Venons-en au deuxième verset : « Je le dis : c’est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux » : on retrouve le même parallélisme : un amour / ta fidélité … bâti / stable… Le dernier couple de mots « pour toujours / les cieux » vous surprend peut-être, mais il s’agit quand même d’un parallélisme, mais entre l’espace et le temps, cette fois. Nous sommes véritablement devant une construction très savante qui devrait nous pousser à soigner le chant des psaumes.
L’AMOUR DU SEIGNEUR POUR SON PEUPLE
Dans ces deux premiers versets nous avons déjà rencontré deux fois le couple de mots « amour » et « fidélité » ; si vous avez la curiosité de lire ce psaume 88/89 en entier, vous les retrouverez sept fois et ce chiffre sept n’est pas non plus le fruit du hasard. Et dans cette expression « amour et fidélité » vous avez reconnu la traduction qu’on a toujours faite de la Révélation que Moïse avait reçue du Seigneur au Sinaï : » Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité » (Exode 34,6).
Et quand le premier verset nous fait dire : « L’amour du SEIGNEUR, sans fin je le chante » : le mot amour (dans le texte hébreu) signifie en fait « les gestes d’amour de Dieu » : Dieu n’aime pas seulement en paroles, mais « en actes et en vérité », comme dirait saint Jean.
C’est précisément en Exil que le peuple d’Israël se remémore plus que jamais tous les « gestes d’amour de Dieu » pour lui : car la tentation est trop forte de penser que Dieu aurait pu oublier son peuple. Et un noyau de croyants compose des hymnes qui rappellent à tout le peuple que Dieu n’a jamais cessé d’être le roi d’Israël. C’est le sens de cette dernière phrase curieuse : » Notre roi est au SEIGNEUR ; notre bouclier, au Dieu saint d’Israël » ; très difficile à traduire en français, et prononcée justement à un moment où il n’y a plus de roi en Israël, elle signifie en fait « notre roi, c’est le Seigneur, notre bouclier, c’est le Saint d’Israël ».
Et pour le dire encore mieux, on utilise un vocabulaire royal : « ovation… pouvoir… force… vigueur… bouclier… » Le mot « ovation », en particulier, désigne la « terouah », c’est-à-dire la grande acclamation pour le roi le jour de son sacre ; c’est une acclamation guerrière et plusieurs de ces mots (comme force… vigueur… bouclier) sont typiquement guerriers parce que, à cette époque, le roi est avant tout celui qui marche à la tête de ses armées.
Mais on sait par la suite de ce psaume ce qu’il en est de ces accents victorieux : en voici les derniers versets en guise d’aperçu : « Rappelle-toi, Seigneur, tes serviteurs outragés… Oui, tes ennemis ont outragé, SEIGNEUR, poursuivi de leurs outrages ton Messie ». Raison de plus pour se répéter les promesses de Dieu.
Décidément, ce psaume nous donne une leçon : c’est la nuit qu’il faut croire à la lumière.
Évangile
« Le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre »
Alléluia. Alléluia.
Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple.
Alléluia. (Lc 7, 16)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (2, 1-12).
Quelques jours après la guérison d’un lépreux,
Jésus revint à Capharnaüm,
et l’on apprit qu’il était à la maison.
Tant de monde s’y rassembla
qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte,
et il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens
qui lui amènent un paralysé,
porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule,
ils découvrent le toit au-dessus de lui,
ils font une ouverture,
et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé :
« Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait quelques scribes, assis là,
qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ?
Il blasphème.
Qui donc peut pardonner les péchés,
sinon Dieu seul ? »
Percevant aussitôt dans son esprit
les raisonnements qu’ils se faisaient,
Jésus leur dit :
« Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ?
Qu’est-ce qui est le plus facile ?
Dire à ce paralysé :
“Tes péchés sont pardonnés”,
ou bien lui dire :
“Lève-toi, prends ton brancard et marche” ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme
a autorité pour pardonner les péchés sur la terre…
– Jésus s’adressa au paralysé –
je te le dis, lève-toi,
prends ton brancard, et rentre dans ta maison. »
Il se leva, prit aussitôt son brancard,
et sortit devant tout le monde.
Tous étaient frappés de stupeur
et rendaient gloire à Dieu, en disant :
« Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »
Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, à l’occasion du 7e dimanche du temps ordinaire, année B.
Les lectures de ce dimanche sont étonnamment liées : dans la deuxième lettre aux Corinthiens, Paul affirmait à propos du Christ « toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur « oui » en sa personne » (2 Co 1, 20). Ces promesses dont parle Paul, ce sont celles de l’Ancien Testament, en particulier celles d’Isaïe qui résumaient bien l’attente d’Israël (et que nous avons lues en première lecture) : « Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas ? » (Is 43). Un monde nouveau bâti sur le pardon inconditionnel de Dieu : « Moi, oui, moi je pardonne tes révoltes, à cause de moi-même (traduisez « à cause de personne d’autre, c’est mon être même que de pardonner gratuitement »), et je ne veux plus me souvenir de tes péchés. » (Is 43).
Ce monde nouveau promis par Isaïe est arrivé puisque Jésus guérit les malades et pardonne les péchés ; et Jésus s’inscrit bien dans cette ligne : « Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l’ordonne, dit Jésus au paralysé, lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. » (Mc 2, 10-11).
Et ceux qui ont la chance d’assister à cette naissance du monde nouveau (dans le récit de Marc) ne savent que dire : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. » (Mc 2, 12).
Mais que s’est-il passé pour que ce monde nouveau advienne ? Il a fallu d’abord que Dieu, dans sa souveraine liberté, envoie son Fils ; il a fallu ensuite qu’il trouve des coeurs prêts à l’accueillir ; c’est le cas de Pierre qui a entendu son appel, déjà, et lui ouvre sa maison de Capharnaüm ; il a fallu ensuite la foi, qui va jusqu’à l’audace, du paralysé et de ses porteurs : dans la détresse qui est la leur a pu s’ouvrir la brèche de la foi. Une foi qui n’est pas faite de raisonnements et de discours, mais d’une attente passionnée du salut que Jésus peut leur apporter. Marc peut aller jusqu’à dire que « Jésus a vu leur foi. »
Car l’appel au secours est la meilleure attitude devant Dieu. Matthieu rapporte cette phrase de Jésus : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. » (Mt 11, 25). Les scribes, eux, qui ne sont pas en difficulté, en restent à leurs raisonnements ; on ne peut pas leur donner tort trop vite, car ils ont toutes les bonnes raisons de penser ce qu’ils pensent : « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Mais voilà, trop de raisonnement peut nuire à la foi : ils risquent de rester enfermés dans leurs certitudes. Jésus a déjà été confronté aux scribes, peu de temps auparavant, à Capharnaüm également, mais cette fois dans la synagogue, puisque Marc notait : « Il enseignait en homme qui a autorité et non pas comme les scribes. » (1, 22).
Dans la maison de Pierre, pour l’instant, l’épisode se termine bien : « Tous rendaient gloire à Dieu. » (Tous, donc y compris les scribes, peut-être ?). Mais Jésus vient de mettre en place lui-même les éléments de son procès : la prétention à pardonner les péchés (c’est se prendre pour Dieu), et la revendication du titre de Fils de l’homme, qui évoquait le Messie. C’est sur ce même motif, il ne faut pas l’oublier, qu’il sera inculpé de blasphème et condamné à mort quelques années plus tard : « Le Grand Prêtre l’interrogeait : il lui dit « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? » Jésus dit : « Je le suis, et vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite du Tout-Puissant et venant avec les nuées du ciel. » Le Grand Prêtre déchira ses habits et dit : « Qu’avons-nous encore besoin de témoins ! Vous avez entendu le blasphème. » (14, 61-64).
Pourtant, à Capharnaüm, et c’est probablement l’une des choses que Marc veut faire remarquer à ses lecteurs, les scribes auraient pu trouver une occasion d’ouvrir leurs yeux et leurs coeurs ; car Dieu, lui, n’a pas désavoué les prétentions de Jésus : la guérison corporelle du paralytique vient prouver le pouvoir qu’il tient de son Père ; c’est bien le pouvoir universel promis au Fils de l’homme dans le texte du prophète Daniel (Dn 7, 14).
Il nous restera à découvrir que cette mission du Fils de l’homme est partagée par les apôtres d’abord, par tous ses frères baptisés ensuite : comme le dit Paul dans la deuxième lecture « Celui qui nous a consacrés, c’est Dieu ; il a mis sa marque sur nous, et il nous a fait une première avance sur ses dons : l’Esprit qui habite nos cœurs. » (2 Co 1, 21-22). Désormais, devenus des « demeures » de l’Esprit, nous sommes envoyés pour annoncer au monde les paroles d’Isaïe, puis de Jésus-Christ qui disent le pardon de Dieu.
Fichier audio des lectures du jour, suivies d’un commentaire de 5′ 35 » à 8′ 43 » – Merci à « Parole et Évangile du jour – Cathoglad » !
Homélie du jour à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal.
Homélie – « Parole et Évangile du jour », par MChrista, à partir de 6’58 ».
Méditation du père Gilles.
Homélie du père Achille José Nkomo B., FM, pour Magnificat-TV / Franciscains de Marie.
Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.
Homélie de la messe du jour à Notre-Dame-du-Laus.
Homélie du jour, à Notre-Dame de Paris.
Homélie de la messe du jour à Lourdes.
« La lèpre et François » – Évangile du jour & commentaire par le frère Paul ADRIEN (qui propose aussi « La Bible en un an ».
Commentaire de Thierry Jallas.
Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »
Je vois, dans l’évangile du jour, Jésus libérer un homme de ses péchés et de sa paralysie. C’est sa façon d’aimer, conformément au principe personnaliste.
Peut-être avons-nous, nous aussi, à être libérés de ce qui nous paralyse et nous empêche de contribuer à la venue du Royaume : la peur, les addictions, la paresse, le manque de foi, le conformisme social, etc.
Jésus me semble faire preuve d’une exemplaire liberté intérieure : il ne craint pas de se faire mal voir des scribes. Je suis aussi impressionné par la foi des hommes qui descendent le paralytique, sur son brancard, par le toit !
Quand le Christ nous dit « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », il nous invite, je crois, à rechercher cette liberté, prioritairement intérieure, pour nous-mêmes et pour autrui.
Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici).
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