Lectures du lundi de la 4e semaine de Carême, année paire. 16 03 2026
« On plantera des vignes, on mangera leurs fruits » (Is 65, 21).
Photo de W.carter, licence CC0, via Wikimedia Commons.
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Première lecture
« On n’y entendra plus de pleurs ni de cris » (Is 65, 19).
Lecture du livre du prophète Isaïe (65, 17-21).
Ainsi parle le Seigneur :
17 Oui, voici : je vais créer
un ciel nouveau et une terre nouvelle,
on ne se souviendra plus du passé,
il ne reviendra plus à l’esprit.
18 Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin
pour ce que je crée.
Car je vais recréer Jérusalem,
pour qu’elle soit exultation,
et que son peuple devienne joie.
19 J’exulterai en Jérusalem,
je trouverai ma joie dans mon peuple.
On n’y entendra plus de pleurs ni de cris.
20 Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours,
ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ;
le plus jeune mourra centenaire,
ne pas atteindre cent ans sera malédiction.
21 On bâtira des maisons, on y habitera ;
on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.
Commentaires de Thierry Jallas.
Je crois que ce passage a été écrit pour encourager les exilés de retour de Babylone à Jérusalem (538 avant J.-C.), qui trouvaient la reconstruction difficile et décourageante. Je trouve qu’il parle de libération des manières suivantes.
- L’oubli du passé : Dieu propose un recommencement si éclatant que « l’on ne se souviendra plus du passé ». C’est une invitation à ne pas rester prisonnier de nos échecs et de nos deuils.
- La mention de la fin des « pleurs » et des « cris » annonce la libération de la souffrance, toute causes confondues (mort, maladies, faim, etc.).
Psaume
Psaume 29 (30), 2a.3-4, 5-6, 9.12a.13cd
R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (29, 2a)
2 Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
3 Quand j’ai crié vers toi, Seigneur.
4 Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.
5 Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
6 Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ;
avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
9 Et j’ai crié vers toi, Seigneur,
j’ai supplié mon Dieu.
12 Tu as changé mon deuil en une danse.
13 Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !
Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, à l’occasion du 3e dimanche de Pâques, année C. Ce psaume a été commenté par Marie-Noëlle Thabut en 2 autres occasions (10e dimanche du temps ordinaire, année C, et 13e dimanche du temps ordinaire, année B), à chaque fois dans une version un peu différente de celle d’aujourd’hui.
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Le psaume 29 (30) est très court, il ne comporte que treize versets (dont huit seulement sont retenus par la liturgie de ce dimanche) ; ici, nous le lirons en entier, nous le comprendrons beaucoup mieux.
Mais avant de le lire, rappelons-nous l’histoire qu’il évoque : il faut imaginer quelqu’un qui est tombé au fond d’un puits : il a crié, supplié, appelé au secours… il donnait même des arguments pour qu’on lui vienne en aide (du genre je vous serai plus utile, vivant que mort !) ; apparemment il y a des gens qui ne sont pas mécontents de le voir dans le trou et qui ricanent… mais il continue à appeler au secours : quelqu’un finira bien par avoir pitié …
Il a eu raison de crier : quelqu’un a entendu ses appels, quelqu’un est venu le délivrer, l’a tiré de là comme on dit. Ce « quelqu’un », il faut l’écrire avec une majuscule, c’est Dieu lui-même. Une fois en haut, revenu à la lumière et en quelque sorte à la vie, notre homme explose de joie !
Ce psaume raconte exactement cela :
2 Je t’exalte, SEIGNEUR : tu m’as relevé,
tu m’épargnes les rires de l’ennemi.
3 Quand j’ai crié vers toi, SEIGNEUR,
Mon Dieu, tu m’as guéri ;
4 SEIGNEUR, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.
5 Fêtez le SEIGNEUR, vous, ses fidèles,
Rendez grâce en rappelant son nom très saint.
6 Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté toute la vie.
Avec le soir viennent les larmes,
Mais au matin, les cris de joie !
7 Dans mon bonheur, je disais :
Rien, jamais, ne m’ébranlera !
8 Dans ta bonté, SEIGNEUR, tu m’avais fortifié
sur ma puissante montagne ;
Pourtant tu m’as caché ta face
et je fus épouvanté.
9 Et j’ai crié vers toi, SEIGNEUR,
J’ai supplié mon Dieu :
10 « À quoi te servirait mon sang
si je descendais dans la tombe ?
La poussière peut-elle te rendre grâce
et proclamer ta fidélité ?
11 Écoute, SEIGNEUR, pitié pour moi !
SEIGNEUR, viens à mon aide ! »
12 Tu as changé mon deuil en une danse,
Mes habits funèbres en parure de joie !
13 Que mon cœur ne se taise pas,
Qu’il soit en fête pour toi ;
Et que sans fin, SEIGNEUR, mon Dieu,
Je te rende grâce !
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JE T’EXALTE, SEIGNEUR : TU M’AS RELEVÉ
Le premier verset donne le ton de l’action de grâce : « Je t’exalte, SEIGNEUR : tu m’as relevé ». Mais auparavant, il y a eu la chute terrible dans un abîme et les moqueries des gens qui ricanaient. C’est ce qui inspire des versets comme « tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse… tu m’épargnes les rires de l’ennemi ».
Notre malheureux ne comprenait rien à ce qui lui arrivait. Jusque-là il était confiant dans la vie ; apparemment, il était né sous une bonne étoile : « Dans mon bonheur, (c’est-à-dire au temps où j’étais heureux), je disais : Rien, jamais, ne m’ébranlera ». Mais le malheur est arrivé, et avec lui, l’effondrement de toutes ses certitudes, l’angoisse, la supplication ; et enfin le dénouement, la délivrance.
Tout cela, d’un bout à l’autre, c’est l’histoire d’Israël. Car il y a, comme toujours dans les psaumes, deux niveaux de lecture : l’histoire qu’on nous raconte est celle d’un individu tombé dans un puits ; en réalité, c’est le peuple tout entier qui parle, ou plutôt qui chante, qui explose de joie au retour de l’Exil à Babylone… comme il avait chanté, dansé, explosé de joie après le passage de la Mer Rouge. L’Exil à Babylone, c’est aussi une chute mortelle dans un puits sans fond, dans un gouffre… et nombreux sont ceux qui ont pensé qu’Israël ne s’en relèverait pas. Au sein même du peuple, on a pu être pris de désespoir… Et il y en a eu des ennemis, pas mécontents, qui riaient bien de cette déchéance…
Et pourtant, jusque-là, Israël pouvait être confiant dans la vie : « Dans mon bonheur, je disais : ‘Rien, jamais, ne m’ébranlera’ »… (Mais peut-être est-ce l’une des clés du problème ? Pendant l’Exil à Babylone, on a eu tout loisir de méditer sur les diverses causes possibles de ce malheur ; et on s’est justement demandé si le malheur du peuple n’avait pas été la conséquence de cette attitude).
QUAND J’AI CRIÉ VERS TOI, SEIGNEUR, MON DIEU, TU M’AS GUÉRI
Pendant toute cette période d’épreuve, le peuple soutenu par ses prêtres, ses prophètes, a gardé espoir malgré tout et force pour appeler au secours : « J’ai crié vers toi, SEIGNEUR, j’ai supplié mon Dieu… Écoute, SEIGNEUR, pitié pour moi ! SEIGNEUR, viens à mon aide !… » Dans sa prière, il n’hésitait pas à employer tous les arguments, par exemple du genre « tu seras bien avancé quand je serai mort » … parce que, quand ce psaume a été écrit, on ne croyait pas encore en la Résurrection : on imaginait que les morts étaient dans un séjour d’ombre, le « shéol » où il ne se passe rien. Alors on disait à Dieu : « À quoi te servirait mon sang si je descendais dans la tombe ? » « Sang » ici veut dire « vie ». Quand le psalmiste dit « À quoi te servirait mon sang si je descendais dans la tombe ? La poussière peut-elle te rendre grâce et proclamer ta fidélité ? », il faut donc entendre : puisqu’il n’y a rien après la mort, je ne t’offrirai plus ni prières ni offrandes ni sacrifices.
Et Dieu a entendu cette prière, le miracle s’est produit : Dieu a sauvé son peuple : « Quand j’ai crié vers toi, SEIGNEUR, mon Dieu, tu m’as guéri ; SEIGNEUR, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse… ». Comme dans d’autres textes bibliques, la vision d’Ézéchiel des ossements desséchés, par exemple, la restauration du peuple, le retour de l’Exil est décrit en termes de résurrection, à un moment où personne ne songe à une possibilité de résurrection individuelle. Plus tard, quand la foi biblique aura franchi le pas décisif et accueilli la révélation de la foi en la résurrection, ces textes seront relus et on leur découvrira une profondeur nouvelle.
« Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie. » À l’époque de la composition du psaume, ce n’était qu’une image. Mais, désormais, pour tous ceux qui croient à la résurrection, Juifs et chrétiens, cette dernière phrase a pris un sens nouveau : irrésistiblement, elle donne envie de chanter « Alléluia »… parce que c’est le sens même du mot « Alléluia » dans la tradition juive ! Dans les commentaires des rabbins sur l’Alléluia, il y a ce petit texte extraordinaire que nous devrions nous redire chaque fois que, à notre tour, nous entonnons des Alléluia :
« Dieu nous a amenés de la servitude à la liberté, de la tristesse à la joie, du deuil au jour de fête, des ténèbres à la brillante lumière, de la servitude à la Rédemption. C’est pourquoi chantons devant lui l’Alléluia ! »
Évangile
« Va, ton fils est vivant » (Jn 4, 53).
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre.
Ainsi le Seigneur sera avec vous.
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (cf. Am 5, 14)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (4, 43-54).
En ce temps-là,
43 après avoir passé deux jours chez les Samaritains,
Jésus partit de là pour la Galilée.
44 – Lui-même avait témoigné
qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
45 Il arriva donc en Galilée ;
les Galiléens lui firent bon accueil,
car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait
à Jérusalem pendant la fête de la Pâque,
puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
46 Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée,
où il avait changé l’eau en vin.
Or, il y avait un fonctionnaire royal,
dont le fils était malade à Capharnaüm.
47 Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée,
il alla le trouver ;
il lui demandait de descendre à Capharnaüm
pour guérir son fils qui était mourant.
48 Jésus lui dit :
« Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges,
vous ne croirez donc pas ! »
49 Le fonctionnaire royal lui dit :
« Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
50 Jésus lui répond :
« Va, ton fils est vivant. »
L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite
et il partit.
51 Pendant qu’il descendait,
ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre
et lui dirent que son enfant était vivant.
52 Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux.
Ils lui dirent :
« C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi),
que la fièvre l’a quitté. »
53 Le père se rendit compte que c’était justement
l’heure où Jésus lui avait dit :
« Ton fils est vivant. »
Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
54 Tel fut le second signe que Jésus accomplit
lorsqu’il revint de Judée en Galilée.
Commentaires de l’Intelligence Artificielle (Gemini) :
Le lien entre Isaïe 65 et l’évangile de Jean (4, 43-54) — la guérison du fils de l’officier royal — est une illustration concrète de la prophétie qui s’accomplit.
Voici comment ces deux textes se répondent :
1. De la promesse à la réalité
Dans Isaïe, Dieu promet : « On n’y entendra plus de cris ni de pleurs » et la mort prématurée disparaîtra. Dans l’Évangile, nous voyons un père en détresse, dont le fils est « mourant ».
Le lien : Jésus, en guérissant cet enfant à distance, manifeste que le « monde nouveau » annoncé par Isaïe commence ici et maintenant. Il repousse la mort et change les pleurs du père en joie.
2. La puissance de la Parole
Chez Isaïe : C’est Dieu qui parle et qui crée par sa parole (« Je vais créer… »). La parole divine est efficace.
Chez Jean : Jésus ne se déplace pas. Il dit simplement : « Va, ton fils est vivant. » L’officier croit à cette parole avant même d’en voir le résultat. C’est la preuve que la « Nouvelle Création » d’Isaïe ne passe pas par des reconstructions matérielles immédiates, mais par la confiance en la Parole de Dieu.
3. Une joie qui se partage
Isaïe parle d’une allégresse pour tout le peuple. Dans l’Évangile, le miracle ne touche pas seulement l’enfant : « Il crut, lui, ainsi que toute sa maison ».
La joie de la guérison devient une joie communautaire et familiale, exactement comme la vision d’Isaïe où les familles habitent ensemble dans la paix.
En résumé pour ta méditation :
Si Isaïe nous donne la vision (le but final, un monde sans souffrance), l’Évangile nous donne le chemin (la foi en la parole de Jésus). Le « ciel nouveau » commence chaque fois qu’une vie est relevée ou qu’une détresse est consolée.
Point d’attention : Remarque que l’officier royal est un païen (un fonctionnaire romain ou d’Hérode). Cela souligne que la promesse d’Isaïe n’est pas réservée à un petit groupe, mais s’ouvre à quiconque place sa confiance en Dieu.
Parcours de Carême : « Sa parole agit vraiment !« . Méditation de Victor, @lecathodeservice , pour Cathoglad.
Homélie du jour à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal.
Homélie – « Parole et Évangile du jour », par MChrista, à partir de 5’08 ».
Méditation du père Gilles.
Méditation proposée par le père Léonard Katchekpele, pour « Prêtre ! Et alors ? ».
Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.
Homélie du père Roger Wawa pour Radio-Maria-RDC.
Homélie de la messe du jour à Notre-Dame-du-Laus.
Commentaires du frère Paul Adrien.
Homélie de la messe du jour à Lourdes.
Messe du jour à Notre-Dame de Paris.
Commentaire de Thierry Jallas.
Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »
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Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici).
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Aujourd’hui, le psaume 29 déclare :
« Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé quand j’ai crié vers toi.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse.
Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint. »
Aujourd’hui, Seigneur, avec le psaume 29, tu me rappelles le cœur de ma foi en toi : tu prépares les évènements de ma journée comme la croix que tu as préparée pour ton fils Jésus. C’est la raison pour laquelle le psalmiste déclare : « je descendais dans la fosse. »
Évidemment, je peux descendre à la fosse, me perdre, on m’obstinant dans un mauvais comportement, une mauvaise direction de vie. Et effectivement, je goûte une mort intérieure. Et en criant vers toi, en me tournant vers ta grâce, je peux expérimenter la conversion, ce changement de direction vers toi et goûter combien tu me fais revivre intérieurement, et physiquement même, parfois.
Mais ce psaume 29 parle aussi pour tous les vivants, même les justes, ceux qui vivent dans ta volonté : pour eux aussi, tu as prévu pour aujourd’hui, de les conduire dans la fosse, de leur faire expérimenter les épreuves de cette journée, les contretemps, les aléas, les difficultés relationnelles, les ennemis, peut-être.
Pour nous tous, comme pour ton fils, tu as préparé la croix, la souffrance innocente de ce jour qui va crucifier notre journée. Et comme le dit ce psaume 29, l’unique réaction que tu souhaites faire jaillir de mon cœur, c’est celle de crier vers toi, pour te demander le secours, le salut : « Tu m’as relevé quand j’ai crié vers toi, Seigneur. Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse. »
Il ne s’agit donc pas aujourd’hui de juger la croix que tu m’envoies, Seigneur, en écoutant la voix du démon, dont l’unique objectif est de me révolter contre toi, de vouloir descendre de la croix, exiger de toi un miracle pour que tu changes ma vie.
Non, il s’agit d’identifier parfaitement les évènements mortifères que tu m’envoies, Seigneur, parce qu’ils sont autant d’occasion pour te demander de me relever, de me ramener à la vie, de m’envoyer ton esprit de résurrection pour que tu puisses manifester ta gloire et que je puisse te rendre grâce pour ta toute puissance salvatrice dans ma vie.
Ma louange n’est donc pas extatique, déconnectée de ma réalité : elle est la conséquence, le fruit de celui qui a identifié sa croix, qui la porte avec patience et qui demande à tout instant à son Sauveur de venir le délivrer, de l’aider à porter ce fardeau qu’il n’a pas choisi, mais qui est pourtant ta volonté pour lui.
Je vous invite à clore cette méditation par le psaume qui déclare : « Tu m’as conduit dans un piège, tu m’as enserré les hanches, passé par l’eau et le feu… pour sortir dans l’abondance, me rendre à la vie, me garder de la chute. »
Seigneur, que ta volonté soit faite pour moi aujourd’hui. Que la croix que tu as choisie pour ma vie, puisse être glorieuse dans la mesure où je te demande qu’elle soit l’occasion de goûter ta puissance de résurrection pour moi. Sans ma croix, sans cette mort quotidienne, pas de résurrection possible, pas d’expérience profonde et indubitable de ton amour pour moi ! Alors, bonne croix glorieuse à tous.


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