Lectures du vendredi de Pâques, commentées.

« La seconde pêche miraculeuse », peint entre 1886 et 1894 par James Tissot (1836–1902). Brooklyn Museum – Gouache sur graphite sur papier vélin gris.
Domaine public, via Wikimedia Commons.
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1ère lecture : « En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 1-12).
« En nul autre que lui, il n’y a de salut » (Ac 4, 11).
Lecture du livre des Actes des Apôtres (4, 1-12).
En ces jours-là,
après la guérison de l’infirme,
1 comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple,
les prêtres survinrent,
avec le commandant du Temple
et les sadducéens ;
2 ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple
et annoncer, en la personne de Jésus,
la résurrection d’entre les morts.
3 Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain,
puisque c’était déjà le soir.
4 Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole
devinrent croyants ;
à ne compter que les hommes,
il y en avait environ cinq mille.
5 Le lendemain se réunirent à Jérusalem
les chefs du peuple, les anciens et les scribes.
6 Il y avait là Hanne le grand prêtre,
Caïphe, Jean, Alexandre,
et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.
7 Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux
et les questionnèrent :
« Par quelle puissance, par le nom de qui,
avez-vous fait cette guérison ? »
8 Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint,
leur déclara :
« Chefs du peuple et anciens,
9 nous sommes interrogés aujourd’hui
pour avoir fait du bien à un infirme,
et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
10 Sachez-le donc, vous tous,
ainsi que tout le peuple d’Israël :
c’est par le nom de Jésus le Nazaréen,
lui que vous avez crucifié
mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,
c’est par lui que cet homme
se trouve là, devant vous, bien portant.
11 Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs,
mais devenue la pierre d’angle.
En nul autre que lui, il n’y a de salut,
car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes,
qui puisse nous sauver. »
Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion du 4e dimanche de Pâques, année B.
Ce jour-là, le passage lu (Ac 4, 8-12) reprend les 4 versets 8 à 11 de la lecture d’aujourd’hui.
En ces jours-là,
8 Pierre, rempli de l’Esprit Saint, déclara :
« Chefs du peuple et anciens,
9 nous sommes interrogés aujourd’hui
pour avoir fait du bien à un infirme,
et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
10 Sachez-le donc, vous tous,
ainsi que tout le peuple d’Israël :
c’est par le nom de Jésus le Nazaréen,
lui que vous avez crucifié
mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts,
c’est par lui que cet homme
se trouve là devant vous, bien portant.
11 Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs,
mais devenue la pierre d’angle.
12 En nul autre que lui, il n’y a de salut,
car, sous le ciel,
aucun autre nom n’est donné aux hommes,
qui puisse nous sauver. »
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PIERRE ET JEAN DEVANT LE TRIBUNAL
Luc prend soin de préciser d’entrée de jeu que Pierre était rempli de l’Esprit Saint quand il fit cette déclaration solennelle devant le Sanhédrin, c’est-à-dire le tribunal. Cela veut dire premièrement, que ce que dit Pierre est particulièrement important, deuxièmement, qu’il y faut un certain courage ! Ceci se passe après la guérison d’un boiteux au Temple de Jérusalem, près de la Belle Porte : aussitôt après ce miracle, Pierre avait improvisé un discours dans lequel il disait aux Juifs qui l’écoutaient : c’est ce Jésus, crucifié par vous et ressuscité, qui vient d’opérer ce miracle sous vos yeux, par notre intermédiaire, à nous, ses apôtres. Il est vrai que vous n’avez agi que par ignorance, et Jésus lui-même vous a pardonné, à preuve sa phrase sur la croix, « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » ; vous n’avez plus qu’à vous convertir à votre tour.
Ce petit discours en a effectivement converti un certain nombre, mais il n’a pas été du goût de tout le monde ; ce qui se comprend : les mêmes qui ont décidé la mort de Jésus il n’y a pas si longtemps aimeraient bien ne plus jamais en entendre parler ! Luc raconte : « Pierre et Jean parlaient encore au peuple quand les prêtres, le commandant du Temple et les Sadducéens les abordèrent. Ils étaient excédés de les voir instruire le peuple et annoncer, dans le cas de Jésus, la résurrection des morts. Ils les firent appréhender et mettre en prison jusqu’au lendemain, car le soir était déjà venu… Le lendemain, les chefs, les anciens et les scribes qui se trouvaient à Jérusalem s’assemblèrent. Il y avait le grand-prêtre Caïphe, Hanne, Jean, Alexandre et tous les membres des familles de grands prêtres. Ils firent amener Pierre et Jean devant eux et procédèrent à leur interrogatoire : « À quelle puissance ou à quel nom avez-vous eu recours pour faire cela ? »
Aujourd’hui, nous ne pouvons pas mesurer la gravité de cette question, parce que nous ne sommes plus dans le même contexte, mais Pierre, lui, ne peut pas s’y tromper : dans le cadre de la lutte farouche menée dans tout l’Ancien Testament contre tout ce qui pouvait ressembler à de l’idolâtrie, de la magie, de la sorcellerie, invoquer un autre nom que celui de Dieu revenait à prier un autre Dieu, c’était de l’idolâtrie, et donc cela méritait la lapidation.
Oui, mais, justement, en invoquant le Nom de Jésus, précisément, Pierre avait conscience d’invoquer le Dieu d’Israël lui-même. Tout le problème est là, et notre texte d’aujourd’hui ne parle que de cela : c’est l’Esprit Saint lui-même qui inspire à Pierre sa réponse : « On nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que le peuple d’Israël : c’est grâce au Nom de Jésus le Nazaréen… En dehors de lui, il n’y a pas de salut. Son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver ». Pierre n’y va pas par quatre chemins ! Il reconnaît avoir invoqué le Nom de Jésus, et, ce qui revient au même, il lui décerne le titre de « sauveur », qui était strictement réservé à Dieu. Les prophètes étaient très fermes là-dessus.
Par exemple Osée (13,4 ; 12,10) : « Et moi, (je suis) le SEIGNEUR ton Dieu, depuis le pays d’Égypte, moi excepté, tu ne connais pas de Dieu, et de sauveur, il n’y en a point sauf moi ». Ou Isaïe : « … Nul autre n’est Dieu, en dehors de moi ; un dieu juste et qui sauve, il n’en est pas, excepté moi » (Is 45,21).
LE NOM DE JÉSUS PEUT SAUVER LES HOMMES
Première affirmation absolument scandaleuse de Pierre, donc, Jésus est Dieu ; il y en a une deuxième : il dit « Son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver » ; à l’infirme lui-même qui tendait la main pour de l’argent, Pierre avait dit « de l’or ou de l’argent, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au Nom de Jésus Christ le Nazôréen, marche ! » (Ac 3,6). Pour des oreilles juives, c’était proprement inacceptable : le Nom de Dieu avait bien été révélé au peuple élu, mais il s’interdisait de le prononcer, par respect : parce que l’homme ne peut pas posséder Dieu.
Voilà des juges bien embarrassés : d’un côté, cet infirme connu de tous, qui a plus de quarante ans, nous dit Luc et dont la guérison spectaculaire n’est pas contestable ; de l’autre ces forcenés qui leur font la leçon sur ce Jésus dont on se croyait débarrassé. Luc raconte : « Ils constataient l’assurance de Pierre et de Jean et, se rendant compte qu’il s’agissait d’hommes sans instruction et de gens quelconques, ils en étaient étonnés. » Ils reconnaissaient en eux des compagnons de Jésus, ils regardaient l’homme qui se tenait près d’eux, guéri, et ils ne trouvaient pas de riposte.
Alors nos juges ont fait comme on fait toujours en pareil cas, ils ont renvoyé les prévenus et annoncé qu’ils allaient délibérer. C’est encore Luc qui parle : « Qu’allons-nous faire de ces gens-là, se disaient-ils. Ils sont bien les auteurs d’un miracle évident : la chose est manifeste pour toute la population de Jérusalem et nous ne pouvons pas le nier. Néanmoins il faut en limiter les suites parmi le peuple : nous allons donc les menacer pour qu’ils ne mentionnent plus ce nom devant qui que ce soit. Ils les firent alors rappeler et leur interdirent formellement de prononcer ou d’enseigner le nom de Jésus. »
Mais rien ni personne n’a plus jamais pu faire taire les témoins du Christ. Et cela grâce à la force de l’Esprit Saint. Jésus le leur avait bien dit juste au moment de les quitter : « Vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».
Dernière remarque : le Nom de Jésus est donné aux hommes, dit Pierre. « Chrétiens », nous portons le nom même du Christ, son Nom nous est confié ; d’où notre responsabilité d’annoncer le salut.
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Complément
Au passage, Luc cite Jean à côté de Pierre, plusieurs fois, mais Jean ne dit pas un mot ; c’est Pierre qui dirige les événements ; manière de montrer que les apôtres restent unis mais que Pierre est vraiment le chef de l’Église naissante. Si Luc y insiste, c’est que peut-être ce n’était pas inutile !
Commentaires de Thierry Jallas.
« Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle. En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »
Je crois qu’il faut, pour s’adapter au vocabulaire actuel, remplacer « salut » par « libération » et « sauver » par « libéré ». Je crois, comme Pierre, que seul Jésus peut apporter la liberté intégrale, aussi bien intérieure qu’extérieure (absence de contrainte de la part d’autrui). Je suis convaincu que font erreur tous les amoureux de liberté qui ne s’appuient ni sur l’Évangile, ni sur la DSÉ, pour obtenir la libération souhaitée, dans le champ professionnel comme dans tous les autres champs de la vie.
Psaume : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle. ou : Alléluia ! Psaume 117 (118), 1-2.4, 22-24, 25-27a.
PSAUME
Psaume 117 (118), 1-2.4, 22-24, 25-27a
R/ La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle.
ou : Alléluia ! (117, 22)
1 Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
2 Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
4 Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !
22 La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
23 c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
24 Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
25 Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire !
26 Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
27 Dieu, le Seigneur, nous illumine.
Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, à l’occasion du 2e dimanche de Pâques, année C.
Ce jour-là, l’extrait lu (Ps 117 (118), 2-4, 22-24, 25-27a) est le même qu’aujourd’hui, amputé du verset 1 et complété par le verset 3.
PSAUME 117 (118), 2-4, 22-24, 25-27a
2 Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
3 Oui, que le dise la maison d’Aaron :
Éternel est son amour !
4 Qu’ils le disent, ceux qui craignent le SEIGNEUR :
Éternel est son amour !
22 La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
23 c’est là l’œuvre du SEIGNEUR,
la merveille devant nos yeux.
24 Voici le jour que fit le SEIGNEUR,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
25 Donne, SEIGNEUR, donne le salut !
Donne, SEIGNEUR, donne la victoire !
26 Béni soit au nom du SEIGNEUR celui qui vient !
De la maison du SEIGNEUR, nous vous bénissons
27 Dieu, le SEIGNEUR, nous illumine.
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Nous avons déjà chanté ce psaume 117 (118 dans la Bible) pendant la nuit pascale et le jour même de Pâques. Et chaque dimanche ordinaire, il fait partie de l’Office des Laudes dans la liturgie des Heures (ou le Bréviaire si vous préférez). Pas étonnant : pour les Juifs, ce psaume concerne le Messie ; pour nous, chrétiens, quand nous célébrons la Résurrection du Christ, nous reconnaissons en lui le Messie attendu par tout l’Ancien Testament, le roi véritable, le vainqueur de la mort. C’est donc à ce double niveau de l’attente juive et de la foi chrétienne que je vous propose de l’entendre.
LE SENS DE CE PSAUME DANS LA FOI JUIVE :
C’est un psaume de louange : il commence d’ailleurs par le mot « Alléluia » qui signifie « louez Dieu » et qui donne bien le ton de l’ensemble ; ensuite, il comporte vingt-neuf versets et sur cet ensemble de vingt-neuf versets, il y a plus de trente fois le mot « SEIGNEUR » (les fameuses quatre lettres du nom de Dieu en hébreu) ou au moins Yah, qui en est la première syllabe… et ce sont autant de phrases de louange pour la grandeur de Dieu, l’amour de Dieu, l’œuvre de Dieu pour son peuple… Une vraie litanie !
Ce psaume de louange est chanté pour accompagner un sacrifice d’action de grâce au cours de la fête des tentes, cette fête très importante qui dure huit jours en automne. Je commence par vous raconter le déroulement de la fête des tentes : le rite le plus visible pour des étrangers se situe hors du Temple : pendant toute cette semaine, on habite – même en ville – dans des huttes de branchage, les « Tentes » ou « Tabernacles », (d’où le nom de cette fête) en mémoire des tentes du désert et aussi de la protection de l’ombre de Dieu, pendant l’Exode ; d’autres rites se déroulent à l’intérieur du Temple : des célébrations de toute sorte (dont le point commun est le renouvellement de l’Alliance), au cours desquelles chaque pèlerin brandit des rameaux en les agitant. Plus exactement, il s’agit d’un petit bouquet soigneusement lié, le bouquet de « loulav » composé d’une palme, d’une branche de myrte, d’une branche de saule et d’un cédrat (sorte de petit citron). Enfin, pendant certains offices, on fait une immense procession autour de l’autel en agitant ces bouquets de loulav et en chantant des psaumes entrecoupés de « Hosanna » qui signifie à la fois « Dieu sauve » et « Dieu, sauve-nous ». Il y a également des rites de libation d’eau et une grande illumination du Temple le soir du dernier jour : saint Jean y fait allusion.
C’est une fête pleine de ferveur et de joie car elle anticipe la venue du Messie : on rend grâce pour le salut déjà accompli et on accueille le salut qui vient, qui ne saurait tarder (le Messie). C’est le sens de l’acclamation « Béni soit celui qui vient au nom du SEIGNEUR ».
Dans les quelques versets retenus pour la liturgie de ce dimanche, nous ne retrouvons pas tous les éléments de la fête des tentes, mais nous avons ressenti la joie qui habite les croyants : « Voici le jour que fit le SEIGNEUR, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! … Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour ! »
Cette bonté du Seigneur, le peuple d’Israël l’a expérimentée tout au long de son histoire. Pour le dire, le psaume raconte l’histoire d’un roi qui vient d’affronter une guerre sans merci et qui a remporté la victoire ; et ce roi vient rendre grâce à son Dieu de l’avoir soutenu. Il dit par exemple : « On m’a poussé, bousculé pour m’abattre, mais le SEIGNEUR m’a défendu » (v.13)… « Toutes les nations m’ont encerclé : au nom du SEIGNEUR, je les détruis » (v.10)… et encore : « Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour annoncer les actions du SEIGNEUR » (v.17). C’est donc un individu qui parle ici, un roi qui a miraculeusement échappé à toutes les attaques des pays qui l’assaillaient ; mais, en réalité, nous savons qu’il faut lire entre les lignes : c’est l’histoire du peuple d’Israël. De nombreuses fois au cours de son histoire, il a frôlé l’anéantissement ; mais à chaque fois le Seigneur l’a relevé et il chante dans cette grande fête des tentes : « Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour annoncerai les actions du SEIGNEUR ». Ce rôle de témoin des œuvres du Seigneur, c’est la vocation propre d’Israël ; et c’est dans la conscience même de cette vocation qu’il a puisé la force de survivre à toutes ses épreuves au long de l’histoire.
LE SENS DE CE PSAUME POUR LES CHRÉTIENS
Tout d’abord, on remarque la parenté entre la fête juive des tentes et l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, que nous commémorons dans la fête des Rameaux.
Mais surtout, la jubilation qui court dans ce psaume convient au Ressuscité du matin de Pâques ! Il est ce roi victorieux : les évangélistes, chacun à sa manière, nous l’ont présenté comme le roi véritable : pour n’en citer qu’un, par exemple, Matthieu a construit l’épisode de la visite des Mages de manière à bien nous faire comprendre que le véritable roi n’est pas celui que disent les historiens (c’est-à-dire Hérode) mais l’enfant de Bethléem… ou bien Jean, dans le récit de la Passion, nous présente Jésus comme le vrai roi des Juifs…
En méditant le mystère de ce messie rejeté, méprisé, crucifié, les apôtres ont découvert un nouveau sens à ce psaume : Jésus est cette pierre angulaire, rejetée par les bâtisseurs et qui devient la pierre maîtresse*… Rejeté par son peuple, il est devenu la pierre de fondation de l’Israël nouveau.
Il est vraiment « celui qui vient au nom du SEIGNEUR » comme dit le psaume : l’expression même a été employée lors de son entrée solennelle à Jérusalem.
Enfin, on se souvient que ce psaume était chanté à Jérusalem à l’occasion d’un sacrifice d’action de grâce ; Jésus, lui, vient d’accomplir LE sacrifice d’action de grâce par excellence ! Il est l’Israël nouveau qui rend grâce à Dieu son Père : c’est même ce qui caractérise Jésus : toute son attitude envers son Père n’est qu’action de grâce et c’est cela justement qui inaugure entre Dieu et l’humanité l’Alliance nouvelle : celle où l’humanité n’est que réponse d’amour à l’amour du Père.
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Note
* – la pierre angulaire : pour cette expression, voir le commentaire de ce psaume 117 (118) pour le dimanche de Pâques.
Je le recopie ici pour ceux qui n’auraient plus ce commentaire
LA PIERRE QU’ONT REJETÉE LES BÂTISSEURS EST DEVENUE LA PIERRE D’ANGLE
Pour donner une idée de ces retournements que Dieu est capable d’opérer, on emprunte le langage des architectes : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ». Quand ce psaume est composé, ce n’est pas la première fois qu’on emploie l’image de la pierre angulaire pour parler de l’œuvre de Dieu : Isaïe l’avait déjà fait (au chapitre 28).
Dans une période où la société de Jérusalem se dégradait, où régnaient partout le mensonge, l’injustice, la corruption, le mépris des commandements de Dieu, le prophète rappelait qu’on récolte ce qu’on a semé : une telle société court inévitablement à sa perte. Isaïe avait dit alors quelque chose comme ‘Vous vous appuyez sur du vent. Vous savez bien pourtant que le droit et la justice sont les seules valeurs sûres… Vous êtes comme des bâtisseurs qui choisiraient les plus mauvaises pierres pour faire les fondations ! Et qui rejetteraient systématiquement les bonnes pierres bien solides’ (traduisez les vraies valeurs).
Mais un prophète ne reste jamais sur du négatif ! Car Dieu n’abandonne jamais son peuple… La construction est mal engagée ? Les architectes auxquels il l’avait confiée ont mal travaillé ? Qu’à cela ne tienne… Dieu va reprendre lui-même la direction des opérations. Il va rétablir le droit et la justice à Jérusalem. Il le fera comme un architecte, il va en quelque sorte rebâtir sa ville ! Mais sur des bases saines, cette fois.
Voici ce passage d’Isaïe : » Ainsi parle le SEIGNEUR Dieu : Moi, dans Sion, je pose une pierre, une pierre à toute épreuve, choisie pour être une pierre d’angle, une véritable pierre de fondement. Celui qui croit ne s’inquiétera pas. Je prendrai le droit comme cordeau, et la justice comme fil à plomb. » (Is 28,16).
Notre psaume reprend cette image de la pierre angulaire et il la précise pour annoncer le retournement spectaculaire que Dieu va opérer. C’est sur toutes ces valeurs méprisées par les mauvais gouvernants que Dieu va bâtir une société nouvelle ; mieux, c’est de tous les petits, les humbles, les méprisés, qu’il va faire naître le peuple nouveau ! « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ».
Jésus lui-même a cité à son propre sujet cette parole prophétique « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » dans la parabole des vignerons homicides (qui tuent le fils du propriétaire) ; on trouve cette parabole dans les trois évangiles synoptiques : ce qui prouve l’importance de ce thème dans la première génération chrétienne (Mt 21,33-46 ; Mc 12,1-12 ; Lc 20,9-19).
C’est donc tout naturellement que ce psaume est devenu l’exultation pascale par excellence. Le Christ est cette pierre méprisée, rejetée par les bâtisseurs : il est devenu la pierre d’angle, la pierre de fondation de l’humanité nouvelle. Désormais, l’humanité libérée de la mort peut chanter avec lui : « Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour annoncer les actions du SEIGNEUR. »
Évangile : « Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-14).
« Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 13).
Alléluia. Alléluia.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
Alléluia. (Ps 117, 24)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (21, 1-14).
En ce temps-là,
1 Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
2 Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples.
3 Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
4 Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
5 Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent : « Non. »
6 Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
7 Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.
8 Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
9 Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus, et du pain.
10 Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
11 Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
12 Jésus leur dit alors : « Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
13 Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ;
et de même pour le poisson.
14 C’était la troisième fois
que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.
Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion du 3e dimanche de Pâques, année C.
Ce jour-là, le passage lu s’étend du verset 1 au verset 19. Nous reproduisons ci-dessous les versets 15 à 19.
15 Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? »
Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
16 Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? »
Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
17 Il lui dit, pour la troisième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? »
Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. »
Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
18 Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune,
tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ;
quand tu seras vieux, tu étendras les mains,
et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,
pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
19 Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu.
Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »
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LA VOCATION DE PIERRE
Voici de nouveau un récit d’apparition du Christ Ressuscité ; le mot « apparition » ne doit pas nous tromper (peut-être vaudrait-il mieux dire « manifestation ») ; Jésus ne vient pas d’ailleurs pour disparaître ensuite : il est là en permanence auprès de ses disciples, et auprès de nous désormais, lui qui a dit « je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20). Il est invisible, mais non pas absent ; lors des apparitions, il se rend visible ; le mot grec dit : « il se donne à voir ». Ces manifestations de la présence du Christ au milieu des siens sont un soutien pour nous ; leur rôle est d’affermir notre foi : elles sont émaillées de détails concrets, dont certains peuvent nous paraître étonnants, mais qui ont probablement une valeur symbolique. Par exemple, les cent cinquante-trois poissons : plus tard, au quatrième siècle, saint Jérôme commentera ce chiffre en disant qu’à l’époque du Christ, on connaissait exactement cent cinquante-trois espèces de poissons ; ce serait donc une manière symbolique de dire que c’était la pêche maximum en quelque sorte.
Jean précise qu’ils étaient sept disciples (verset 2) : comme les sept Églises de l’Apocalypse de Jean représentent l’Église tout entière, on peut penser que les sept disciples évoqués ici représentent les disciples de tous les temps, c’est-à-dire là encore l’Église tout entière.
Première question à propos de ce texte : en débarquant sur le rivage, les disciples trouvent un feu de braise avec du poisson posé dessus et du pain ; et malgré cela, Jésus leur dit d’apporter du poisson qu’ils viennent de prendre. Peut-on penser qu’il en manquait ? Il n’est pas certain qu’on puisse se contenter de cette explication arithmétique. Il faut probablement plutôt en déduire que dans l’œuvre d’évangélisation symbolisée par la pêche (depuis que Jésus a appelé Pierre « pêcheur d’hommes »), Jésus nous précède (c’est le sens du poisson déjà posé sur le feu avant l’arrivée des disciples) mais en même temps, il sollicite notre collaboration.
Autre surprise de ce texte : le dialogue entre Jésus et Pierre ; malheureusement, notre traduction ne peut pas rendre compte de la subtilité du vocabulaire grec. En Français, nous n’avons qu’un verbe « aimer ». Le grec, lui, emploie deux verbes différents : le premier verbe, « agapao », signifie l’amour sans réserve, total et inconditionnel. Le deuxième verbe « phileo » exprime l’amour d’amitié, tendre mais pas totalisant. Les deux premières fois, Jésus demande à Pierre : « Simon… m’aimes-tu ? » avec le verbe « agapaô », c’est-à-dire « m’aimes-tu de cet amour total et inconditionnel dont je t’aime moi-même ? » (Jn 21,15)
Or, Pierre, lui, surtout, après la triste expérience de son triple reniement dans la nuit de la Passion, ne répond pas par le même verbe. Il aime Jésus, oui, mais à la manière des hommes, pas à la manière de Dieu.
La troisième fois, Jésus reprend sa question, mais avec le verbe « phileô ». Le Pape Benoît XVI commentait : « Simon comprend alors que son pauvre amour suffit à Jésus, l’unique dont il est capable… On pourrait dire que Jésus s’est adapté à Pierre, plutôt que Pierre à Jésus ! C’est précisément cette adaptation divine qui donne de l’espérance au disciple, qui a connu la souffrance de l’infidélité. C’est de là que naît la confiance qui le rendra capable de suivre le Christ jusqu’à la fin. »
De la même manière que, dans la nuit du Jeudi au Vendredi, Pierre a trois fois affirmé qu’il ne connaissait pas cet homme, cette fois Jésus l’interroge trois fois : infinie délicatesse qui permet à Pierre d’effacer son triple reniement. À chaque fois, Jésus s’appuie sur cet engagement, cette adhésion de Pierre pour lui confier la mission de pasteur de la communauté : « Sois le pasteur de mes brebis ». Notre relation au Christ n’a de sens et de vérité que si elle s’accomplit dans une mission au service des autres. Jésus précise bien « mes » brebis : Pierre est invité à partager la charge du Christ ; il ne devient pas propriétaire du troupeau ; mais le soin qu’il prendra du troupeau du Christ sera le lieu de vérification de son amour pour le Christ lui-même.*
Pourquoi cette précision de Jésus « m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il ne faut pas entendre ici une espèce de brevet de bonne conduite, du genre : « puisque tu m’aimes plus que les autres, je te confie la charge » ; au contraire, il faut entendre : « C’est parce que je te confie cette charge, qu’il faudra que tu m’aimes davantage ! » Peut-être est-ce comme un discret rappel à ceux qui détiennent l’autorité ? L’autorité qui nous est confiée, dans quelque domaine que ce soit, est d’abord une exigence : accepter une charge pastorale implique beaucoup d’amour.
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Note
* – Saint Augustin commente : « Si tu m’aimes, ne pense pas que c’est toi le pasteur ; mais pais mes brebis comme les miennes, non comme les tiennes »
—————————————————————————————————————————————Compléments
– L’évangile de Jean (au chapitre 20) se terminait par « il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-ci y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu et afin que par votre foi, vous ayez la vie en son nom. » C’était donc une très belle finale pour l’Évangile ! Les spécialistes se demandent si le chapitre 21 n’aurait pas été rajouté après coup ? Il se présente comme une sorte de post-scriptum, peut-être destiné à mettre au point le problème de la prééminence de Pierre, qui se posait déjà sans doute dans les communautés chrétiennes de l’époque.
Pour le dire autrement, on peut être étonné de la place occupée par Pierre dans un récit d’apparition du Christ, sous la plume de saint Jean : cela reflète peut-être un des problèmes des premières communautés chrétiennes. Il faut croire qu’il n’était pas inutile de rappeler à la communauté attachée à la mémoire de Jean que, par la volonté du Christ, le pasteur de l’Église universelle était Pierre et non pas Jean.
- « Quand tu seras vieux, tu étendras les mains et c’est un autre qui te mettra ta ceinture pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller » : cette phrase suit tout juste ce qu’on serait tentés d’appeler la nomination de Pierre, « sois le berger de mes brebis » ; il semble qu’elle dise clairement que la mission confiée à Pierre est une mission de « service » et non de domination ! Car, à l’époque, la ceinture est portée par les voyageurs et par les serviteurs : elle sera doublement indiquée pour les serviteurs de l’Évangile. Pierre mourra de sa fidélité au service de l’évangile ; c’est pourquoi Jean explique : « Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. » Cela signifie que ce chapitre est postérieur à la mort de Pierre (pendant la persécution de Néron, en 66 ou 67). Ce n’est pas pour nous étonner, puisqu’on admet communément que l’évangile de Jean est très tardif. Certains supposent même (d’après Jn 21, 23-24) que la rédaction finale de l’évangile de Jean serait postérieure à sa propre mort.
Autres commentaires, homélies, méditations, prédications, etc.
Homélie / étude biblique du père Julien Fleuy, du diocèse de Marseille, pour Culture-Bible.
Commentaire de Jean-Pierre de Caussade, dans Évangile-et-Parole-du-Jour, pour Cathoglad.
Homélie de Mgr Michel Aupetit.
Commentaires du père Hervé-Marie Hignard.
Homélie du frère Thibaut du Pontavice, dans l’église de Cancale, le
Homélie du frère Thibaut du Pontavice à la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc de Rennes le
Homélie du père Léonard Katchekpele pour « Prêtre ! Et alors ? »
Homélie de , pour le Jour-du-Seigneur, le
Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.
Homélie prononcée par le père Achille José Bessala Nkomo FM, pour Magnificat-TV.
Commentaires de Parole-et-Évangile-du-Jour, sur la chaîne chrétienne Media-Christa.
Méditation du père Roger Wawa, pour Radio-Maria RDC.
Homélie du père Gilles.
Homélie du frère Antoine du Désert (Prieuré Sainte Marie – les Jaumes).
Commentaires de padre Joseph.
Homélie à Notre-Dame de Paris.
Homélie de à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, le.
Homélie de Mgr Jean-Marc Micas (?), évêque du diocèse de Tarbes et Lourdes, à la grotte de Massabielle, à Lourdes, le 9 avril 2026.
Homélie à la basilique du Sacré-Cœur, à Paris.
Homélie du père , à Notre-Dame du Laus.
Homélie de à Notre-Dame-de-la-Garde (Marseille).
Homélie du frère Didier KINDA, O.P, de la fraternité Saint-Dominique, à Abidjan.
Homélie du père Sylvestre Beladjolo, FM, des Franciscains-de-Marie, pour Magnificat-TV, le .
Homélie du frère Emmanuel, OP, de la Fraternité Saint-Dominique à Abidjan
Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici). Voici une courte vidéo dans laquelle il se présente, parle de ses activités et des spectacles qu’il propose dans toute la France pour raconter la Bible aux enfants.
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Commentaire de Thierry Jallas.
Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »
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