Lectures du 23e dimanche du temps ordinaire, année A, commentées. 6 septembre 2026.

Lectures du 23e dimanche du temps ordinaire, année A, commentées. 6 septembre 2026.

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(1)

« Gomme ».
Photo de Hans, chez Pixabay.

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Dans les commentaires qui suivent, certains passages peuvent être surlignés en bleu, couleur de la liberté ; justement parce qu’ils parlent de la (conscience et de la) liberté, et donc de la dignité, humaine, conformément au principe personnaliste (ou principe de la dignité humaine).  D’après Marie-Noëlle Thabut, « … si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c’est que nous ne les avons pas compris. » De façon générale, ces commentaires nous semblent éclairer notre conscience sur l’interprétation à donner aux textes bibliques, conformément au principe personnaliste précité.
1ère lecture : « Si tu n’avertis pas le méchant, c’est à toi que je demanderai compte de son sang » (Ez 33, 7-9).
« Si tu n’avertis pas le méchant, c’est à toi que je demanderai compte de son sang » (Ez 33, 8)

Lecture du livre du prophète Ézékiel (33, 7-9).

    La parole du SEIGNEUR me fut adressée :
7  « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur
    pour la maison d’Israël.
    Lorsque tu entendras une parole de ma bouche,
    tu les avertiras de ma part.
8  Si je dis au méchant : ‘Tu vas mourir’,
    et que tu ne l’avertisses pas,
    si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise,
    lui, le méchant, mourra de son péché,
    mais à toi, je demanderai compte de son sang.
9  Au contraire, si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite,
    et qu’il ne s’en détourne pas,
    lui mourra de son péché,
    mais toi, tu auras sauvé ta vie. »

Commentaires écrits de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

LE PROPHÈTE COMME UN GUETTEUR

Ézékiel était prêtre à Jérusalem au sixième siècle av. J.-C. ; il a été emmené à Babylone, par les armées de Nabuchodonosor, dès la première vague de déportations en 597 av. J.-C. C’est là-bas, au bord des rives du fleuve Kebar, dans un village appelé Tel-Aviv, qu’il apprend les malheurs qui s’abattent sur la ville sainte ; en 587, tout est fini, la ville est rasée, le Temple a été dévasté.

Mais devant ces récits de catastrophes successives, Ézékiel ne baisse pas les bras ; dès son arrivée là-bas et pendant les vingt premières années de l’Exil, (dix ans avant la destruction de Jérusalem et du Temple, et dix ans à peu près ensuite), il consacrera toutes ses forces à maintenir l’espérance de son peuple. C’est d’ailleurs en souvenir de lui que la capitale de l’Israël moderne porte le nom de Tel-Aviv (qui veut dire « colline du printemps ») ; manière d’honorer l’un de ceux à qui Israël doit sa survie.

Inlassablement, durant ses vingt années de ministère, Ézékiel s’est battu sur deux fronts : premièrement, il fallait bien s’installer pour survivre ; deuxièmement, il fallait maintenir intacte l’espérance du retour. Ces deux objectifs sont ceux d’Ézékiel tout au long de son livre, et ce sont les deux axes de sa prédication. Dieu a fixé le but de sa nouvelle mission de prophète : « Je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël » 1

On sait combien les hommes de la Bible aiment les images : celle du guetteur est très suggestive ; dans les versets qui précèdent notre texte d’aujourd’hui, Ézékiel l’a longuement développée : il imagine une ville en danger ; les ennemis sont aux portes ; le guetteur est sur le rempart et il accomplit son office, il sonne du cor ; certains entendant le cor se mettent à l’abri, ils survivront à l’assaut ; d’autres font semblant de ne pas entendre le son du cor, ils ne se protègent pas et perdent la vie. Il se peut aussi malheureusement que le guetteur n’accomplisse pas son office : il ne sonne pas du cor pour avertir ses concitoyens du danger ; il sera le responsable de leur mort.

C’est très exactement comme cela qu’Ézékiel comprend sa mission : il se doit de transmettre à ses frères exilés les avertissements de Dieu et les appels à la conversion ; s’il manque à sa mission, il sera responsable de leur malheur. Lourde responsabilité que celle du prophète : ses avertissements relèvent de « l’assistance à personne en danger ».

Mais « Nul n’est prophète en son pays ! », on le sait bien ; cela veut dire que bien souvent, malheureusement, les auditeurs, ceux que le prophète voulait sauver, n’écoutent pas : Dieu l’a prévenu :

« Te voilà pour eux comme un chant passionné, à la sonorité agréable, avec une belle musique. Ils écoutent tes paroles, mais personne ne les met en pratique. » (Ez 33,32). Bien souvent, le prophète a connu le découragement : les gens semblent intéressés par la Parole de Dieu, ils se disent les uns aux autres ‘Viens, on va écouter ce que raconte Ézékiel, il parle si bien de la part de Dieu…’ Mais cette parole, si elle est belle à entendre, est bien exigeante à mettre en pratique ! Cela aussi, Dieu lui avait dit : « Ils écoutent tes paroles sans les mettre en pratique ; car leur bouche est pleine des passions qu’ils veulent assouvir, et leur cœur s’attache au profit. » (Ez 33,31).

GUETTEUR DE L’AUBE

Ézékiel a donc bien souvent l’impression de prêcher dans le désert, comme on dit. Dans ses moments de découragement, il se rappelle sa mission de guetteur : il faut continuer sans jamais se décourager ; car le guetteur n’a pas le droit de faillir à sa mission. Alors, malgré les échecs répétés, Ézékiel a continué : cette mission exigeante, il s’y est montré fidèle, et doublement.

Guetteur, il l’a été : guetteur à l’écoute de la Parole de son Dieu et aussi guetteur de l’aube qui ne manquerait pas de se lever pour son peuple. Poète, visionnaire, courageux, il a affronté toutes les résistances de ses contemporains découragés pour annoncer, dans une langue superbe et combien imagée, le seul message qu’ils devaient entendre pour trouver la force de survivre en attendant le retour : « Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. » (Ez 37,12).

Un guetteur, voilà une belle définition pour tout prophète, chargé de lire dans l’histoire les signes de l’espérance. Car Dieu ne désespère jamais de son peuple : « Par ma vie – oracle du SEIGNEUR Dieu – je ne prends pas plaisir à la mort du méchant, mais bien plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive. Retournez-vous ! Détournez-vous de votre conduite mauvaise. Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ? » (c’est encore une phrase d’Ézékiel, dans ce même chapitre 33,11).

À noter que cette phrase « Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ? » est prononcée alors que tout espoir semble irrémédiablement perdu, et le peuple d’Israël définitivement mort : nous sommes à mi-chemin du ministère d’Ézékiel, au moment précis où l’effroyable nouvelle retentit aux oreilles des exilés : là-bas, au pays, Jérusalem vient de tomber. Plus que jamais, le guetteur se doit de prévenir ses frères : oui, la catastrophe est là, mais le relèvement est encore possible, à condition de s’en remettre à Dieu. 

Le rapprochement avec l’évangile d’aujourd’hui est très éclairant : car nous voyons Jésus charger ses disciples d’une mission analogue ; au nom de l’amour fraternel, justement, il leur recommande de veiller les uns sur les autres, au point d’être capable de rappeler à l’ordre celui qui fait fausse route, le cas échéant.

« Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur, mais tu devras  réprimander ton compatriote, et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui. » disait déjà le livre du Lévitique (Lv 19,17) ; réprimander à bon escient, voilà un art bien difficile ! Et pourtant cela aussi, c’est de l’amour. C’est vouloir le bien de l’autre, c’est, s’il le faut, savoir l’arrêter au bord du gouffre. La critique positive par amour fait grandir. La rude tâche d’Ézékiel était de cet ordre : quand on place une sentinelle au poste de garde, c’est bien pour sauver la ville.

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Note

1-Ce texte est la reprise exacte d’un passage précédent, relatant l’appel de Dieu et l’envoi en mission du prophète (Ez 3,17-19).

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

PSAUME

Psaume 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur !
(cf. Ps 94, 8a.7d)

1  Venez, crions de joie pour le SEIGNEUR,
    acclamons notre Rocher, notre salut !
2  Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
    par nos hymnes de fête acclamons-le !

6  Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
    adorons le SEIGNEUR qui nous a faits.
7  Oui, il est notre Dieu ;
    nous sommes le peuple qu’il conduit.

    Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
8  « Ne fermez pas votre cœur comme au désert
9  où vos pères m’ont tenté et provoqué,
    et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Psaume extraits des « Psaumes des dimanches et fêtes de l’année A, musique de Barbara Delattre », chantés par Sœur Agathe et le chœur ADF. Merci et bravo à toutes ces personnes !

Version de Thomas Ospital.

Version de Michel Wackenheim.

Version de Jean-Paul Lécot (avec acclamation de l’évangile).

Version de Jean-Pascal Hervy.

Version de Grazia Previdi, par GPS-Trio.

Version d’André Gouzes.

Version de Sœur Marie Thao Lien sur UyenChi-Channel.

Version de Metjp.

Version d’Adrien Cavarec / Solistes : O. et M. R. / Direction de la chorale : C.R, à la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc de Rennes, le 19 mars 2017, sur la chaîne Homélies-du-Dimanche.

Version de Moulon Art.43

Version du père Louis Groslambert.

Version de Georges Djesmy MAMBU par la chorale Voix-des-Anges, sur la chaîne MBG-PRODUCTION-Officiel.

Version de Charles-Éric Hauguel, aux éditions de l’Emmanuel, sur la chaîne d’Alain Dumont.

Version d’Alain Hounzavi pour Verbum Vivum.

Version de ManuPinto.

Version de instrumentale de ManuPinto, d’après Richard Vidal.

Version de Claudine Naze pour EffataSaintMarc.

Version de la chorale de Maniron.

Version de Psaumes-du-Dimanche.

Version d’OL pour Louange-&-Liturgie.(partition disponible sur demande à gml.ablis@gmail.com).

Version de  Jean-Luc Ponzio, pour Laudate Pop Liturgie.

Version de Richard Vidal, sur la chaîne de Wendy Wank.

Version d’Yves Lafargue.

Version de NDML.

Version de Claire Lauvergne, à 3 voix égales.

Version de l’ensemble vocal Dédicace.

Version de l’ensemble vocal Resurrexit, dirigé par Étienne Uberall, pour la chaîne Chantons-Dieu!

Version(s) de Cathoglad.

Version de SDM-Music.

Version de Matinées-Chantantes.

Version de JFD trouvée sur  » Un dimanche, un psaume « . Partition sur le site https://www.sos-messe.fr/ .

Version trouvée sur la chaîne de Robert Laurin. Chantée par le chœur de l’abbaye Notre-Dame-de Tamié ?

Version de #bible.

Version sans refrain, trouvée sur la chaîne Liturgie-des-Heures.

Version de Daniel Pialat.

Commentaires écrits de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

LE SOUVENIR DE MASSA ET MÉRIBA

Je vais m’attacher à la dernière strophe : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? Ne fermez pas votre cœur comme au désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué ». En fait, le texte hébreu de la Bible ajoute ici une petite phrase : « Ne fermez pas votre cœur comme à Mériba, comme au jour de Massa dans le désert, où vos pères m’ont tenté et provoqué »

C’est dire que ce psaume est tout imprégné de l’expérience de Massa et Mériba. (Ex 17,1-7). Là-bas, dans le désert, au temps de l’Exode avec Moïse, on a gravement douté des intentions de Dieu. Vous vous rappelez, il faisait une chaleur torride, et il n’y avait pas d’eau au campement ; on était arrivés là, assoiffés, bien décidés à se jeter sur les points d’eau ; mais tout était à sec. Alors, cela a très mal tourné ; on s’en est pris à Moïse qui se débrouillait bien mal, puis à Dieu lui-même : après tout, c’était peut-être ce qu’il cherchait, qu’on meure de soif.

La suite de l’histoire a rempli tout le monde de honte : Dieu, égal à lui-même, a ignoré la révolte et donné de l’eau à profusion, qui s’est mise à ruisseler du rocher ; et Moïse, bien sûr, a fait la leçon à son peuple : on avait pourtant bien vu l’exploit de Dieu nous faisant échapper à la mer et aux cavaliers égyptiens ; comment avait-on pu douter des intentions de Dieu ? Désormais, quand on parle de Massa et Mériba, la honte revient à la mémoire.

Dans cette simple strophe, donc, « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? Ne fermez pas votre cœur comme à Mériba, comme au jour de Massa » est résumée toute l’aventure de notre vie de foi, personnelle et communautaire. C’est ce que l’on pourrait appeler, au vrai sens du terme, la « question de confiance ». Pour le peuple d’Israël, la question de confiance s’est posée à chaque difficulté de la vie au désert : « Le SEIGNEUR est-il au milieu de nous, oui ou non ? » (Ex 17,7), ce qui revient à dire « Peut-on lui faire confiance ? S’appuyer sur lui ? Être sûr qu’il nous donnera à chaque instant les moyens de nous en sortir ? » Être certain que quand il nous invite à la conversion, par la bouche d’un Ézékiel, par exemple, (que nous entendons dans la première lecture de ce dimanche), il n’a en vue que notre bonheur ?

La Bible dit que la foi, justement, c’est tout simplement la confiance. Cette question de confiance, telle qu’elle s’est posée à Massa et Mériba, est l’un des piliers de la réflexion d’Israël ; la preuve, c’est qu’elle affleure sous des quantités de textes bibliques ; et, par exemple, le mot qui dit la foi en Israël signifie « s’appuyer sur Dieu » ; c’est de lui que vient le mot « Amen » qui dit l’adhésion de la foi : il signifie « solide », « stable » ; on pourrait le traduire « j’y crois dur comme pierre » (en français on dit plutôt « dur comme fer »). Et Isaïe, par exemple, faisant un jeu de mots, disait au roi Achaz « Si vous ne croyez pas, (si vous ne vous appuyez pas sur Dieu), vous ne pourrez pas tenir. » (Is 7,9).

LA QUESTION DE CONFIANCE

Dans la même strophe, la phrase « Aujourd’hui écouterez-vous sa Parole ? » est une invitation à la confiance ; parce que quand on fait confiance à quelqu’un, on l’écoute. D’où la fameuse prière juive, le « Shema Israël » : « Écoute, Israël, le SEIGNEUR notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le SEIGNEUR ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » (Dt 6,4). Tu aimeras, c’est-à-dire tu lui feras confiance et tu t’attacheras à lui sans partage.  

Pour écouter, encore faut-il avoir l’oreille ouverte : encore une expression que l’on rencontre à plusieurs reprises dans la Bible, dans le sens de mettre sa confiance en Dieu ; vous connaissez le psaume 39/40 : « Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles » ; ou encore ce chant du Serviteur d’Isaïe : « Le SEIGNEUR mon Dieu m’a ouvert l’oreille… » (Is 50,5). Et les mots « obéir, obéissance » sont de la même veine : en hébreu comme en grec, quand il s’agit de l’obéissance à Dieu, ils sont de la même racine que le verbe écouter, au sens de faire confiance. (En français aussi, d’ailleurs, puisque notre verbe « obéir » vient du verbe latin « audire » : obéir, « ob-audire », c’est mettre son oreille devant la parole).

Cette confiance de la foi est appuyée sur l’expérience… Pour le peuple d’Israël, tout a commencé avec la libération d’Égypte ; c’est ce que notre psaume appelle « l’exploit de Dieu » : « Et pourtant ils avaient vu mon exploit. » Cette expérience, et de siècle en siècle pour les générations suivantes, la mémoire de cette expérience vient soutenir la foi : si Dieu a pris la peine de libérer son peuple de l’esclavage, ce n’est pas pour le laisser mourir de faim ou de soif dans le désert.

Et donc, on peut s’appuyer sur lui comme sur un rocher… Le début du psaume, « Acclamons notre rocher, notre salut », n’est pas seulement de la poésie, c’est une véritable profession de foi. Une foi qui s’appuie sur l’expérience du désert : à Massa et Mériba, le peuple a douté que Dieu lui donne les moyens de survivre… Mais Dieu a quand même fait couler l’eau du rocher ; et, désormais, on rappellera souvent cet épisode en disant de Dieu qu’il est le Rocher d’Israël.

 Ce choix résolu de la confiance est à refaire chaque jour : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? » Cette phrase est très libérante : elle signifie que chaque jour est un jour neuf ; aujourd’hui, tout est de nouveau possible. Chaque jour nous pouvons réapprendre à « écouter », à « faire confiance » : c’est bien cela qu’Ézékiel prêchait à son peuple en exil, découragé.

Dernière remarque, le psaume parle au pluriel : « Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? »… Cette conscience de faire partie d’un peuple était très forte en Israël ; quand le psaume 94/95 dit : « Nous sommes le peuple que Dieu conduit », là non plus, ce n’est pas de la poésie, c’est l’expérience d’Israël qui parle ; dans toute son histoire, on pourrait dire qu’Israël parle au pluriel. « Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous » sous-entendu sans vous demander où vous en êtes chacun dans votre sensibilité croyante ; nous touchons peut-être là un des problèmes de l’Église actuelle : dans la Bible, c’est un peuple qui vient à la rencontre de son Dieu… « Venez, crions de joie pour le SEIGNEUR, acclamons notre Rocher, notre salut ! »

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Compléments

Pour certains d’entre nous la question de confiance se pose chaque fois que nous ne trouvons pas de réponse à nos interrogations : accepter de ne pas tout savoir, de ne pas tout comprendre, accepter que les voies de Dieu nous soient impénétrables exige parfois de nous une confiance qui ressemble à un chèque en blanc… Il ne nous reste plus qu’à dire comme Pierre à Capharnaüm, « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6,68).

Quand saint Paul dit dans la lettre aux Corinthiens « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5,20), on peut traduire « Cessez de lui faire des procès d’intention, comme à Massa et Mériba » ou quand Marc dit dans son Évangile « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1,15), on peut traduire « croyez que la Nouvelle est bonne », c’est-à-dire croyez que Dieu vous aime, qu’il n’est que bienveillant à votre égard.

Le récit du paradis terrestre, lui-même, peut se lire à la lumière de cette réflexion d’Israël sur la foi, à partir de l’épisode de Massa et Mériba : pour Adam, c’est-à-dire chacun d’entre nous, la question de confiance peut se poser sous la forme d’un obstacle, une limitation de nos désirs (par exemple la maladie, le handicap, la perspective de la mort)… Ce peut être aussi un commandement à respecter, qui limite apparemment notre liberté, parce qu’il limite nos désirs d’avoir, de pouvoir. La foi, alors, c’est la confiance que, toujours, même si les apparences sont contraires, Dieu nous veut libres, vivants, heureux et que de nos situations d’échec, de frustration, de mort, il fera jaillir la liberté, la plénitude, la résurrection.

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

« Celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi » (Rm 13, 8).

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (13, 8-10).

      Frères,
8    n’ayez de dette envers personne,
      sauf celle de l’amour mutuel,
      car celui qui aime les autres
      a pleinement accompli la Loi.
9    La Loi dit :
      Tu ne commettras pas d’adultère,
      tu ne commettras pas de meurtre,
      tu ne commettras pas de vol,
      tu ne convoiteras pas.

      Ces commandements et tous les autres
      se résument dans cette parole :
      Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
10  L’amour ne fait rien de mal au prochain.
      Donc le plein accomplissement de la Loi,
      c’est l’amour.

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

LE FIN MOT DE LA LOI, C’EST L’AMOUR

Pour comprendre cette lecture d’aujourd’hui sans la réduire, il faut la replacer dans son contexte. Depuis le chapitre 12 de sa lettre aux Romains, Paul donne des conseils aux chrétiens sur la question la plus difficile peut-être à toutes les époques : comment vivre concrètement en chrétiens dans un monde qui ne l’est pas ? Vivre en chrétien, c’est, comme il l’a dit plus haut, faire de toute notre vie quotidienne un véritable hommage à Dieu, un « sacrifice saint », une chose sacrée ; c’était notre lecture de dimanche dernier, et il avait ajouté : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu. » (Rm 12,2). C’était logique : un chrétien cherche en permanence à « discerner quelle est la volonté de Dieu ».

Aujourd’hui, nous sommes au chapitre 13 de cette même lettre ; Paul entre dans le concret de la vie sociale, le rapport avec les autorités. Quand on lit l’ensemble du chapitre, on constate presque avec étonnement les précisions qu’il donne sur les obligations des citoyens : le respect des tribunaux, le paiement de l’impôt et des taxes, la soumission à toutes les autorités. Pour résumer, on pourrait dire : un bon chrétien se doit d’être un bon citoyen. D’entrée de jeu, il affirme : « Que chacun soit soumis aux autorités supérieures ». Soyons francs, cette consigne a dû en surprendre plus d’un.

Dans le monde juif de l’Ancien Testament, de tels propos n’auraient surpris personne, car le pouvoir politique était entre les mains des autorités religieuses ; la loi civile ne se distinguait pas de la Loi de Dieu. C’est dans cette optique-là que Jésus avait pu dire à la foule et à ses disciples : « Les scribes et les Pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. » (Mt 23,1-2).

Mais on ne pouvait pas en dire autant du monde romain ; les autorités en question étaient les empereurs romains et toute la hiérarchie de leurs gouverneurs, magistrats et soldats dont la volonté de Dieu était évidemment le moindre souci ! Et si Paul avait pu écrire : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent », c’est bien parce que l’idéal de la société romaine était, sur certains points, aux antipodes de l’idéal chrétien. Alors, obéir à une autorité baignant dans le paganisme était-il possible ? C’est la question qui a été posée à Paul certainement, et qui est à l’origine de notre texte.

IL NE SUFFIT PAS D’ÊTRE EN RÈGLE, IL FAUT AIMER VRAIMENT

Paul répond en deux points :

Premièrement, ne prenez pas prétexte de votre appartenance chrétienne pour fuir vos responsabilités de citoyens ; son argument est le suivant : « Il n’y a d’autorité qu’en dépendance de Dieu, et celles qui existent sont établies sous la dépendance de Dieu. » (On trouve cela au début de ce chapitre : Rm 13,1). On entend résonner ici la phrase de Jésus à Pilate : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut. » (Jn 19,11). Autre argument, les lois civiles poursuivent le bien elles aussi ; dans tous les pays du monde, la loi est normalement au service de la justice et de la défense des faibles. Paul dit : « L’autorité civile est au service de Dieu pour t’inciter au bien. » (Rm 13,4). Visiblement, Paul ne traite pas ici du problème des lois iniques. D’autre part, il faut se souvenir que les Juifs (et avec eux les premiers chrétiens, puisque les Romains ne faisaient pas encore la différence) étaient dispensés des lois romaines qui choquaient leur conscience : par exemple brûler de l’encens devant la statue de l’empereur, ou bien faire le service militaire. Donc premier point, obéissez sans hésiter aux lois romaines qui vous sont imposées (puisque vous êtes exemptés de celles qui sont contraires à notre religion).

Deuxième point, il ne suffit pas d’être un bon citoyen et d’être parfaitement en règle avec l’autorité civile pour être un bon Juif ou un bon chrétien ; quand vous êtes en règle avec la loi civile, nous dit Paul, vous n’êtes pas allés jusqu’au bout de la charité ; c’est le sens de la première phrase de notre lecture d’aujourd’hui : « N’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel » : « N’ayez de dette envers personne », c’est-à-dire soyez en règle avec tous ; « sauf celle de l’amour mutuel », c’est-à-dire « quand vous serez en règle avec tous » il faudra aller encore plus loin. Car, déjà dans l’Ancien Testament, on avait compris que le fin mot de la Loi donnée par Dieu, c’est d’aimer nos frères. Pour le dire autrement, on avait compris qu’il ne suffit pas de dire : je n’ai pas tué, pas volé, pas commis l’adultère… on savait bien qu’il faut encore aller plus loin ; je cite Paul : « La Loi dit : ‘Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne commettras pas de vol, tu ne convoiteras pas.’ Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ » Cela veut bien dire que pour être en règle avec la Loi de Moïse, il ne suffisait pas de ne pas faire de mal, il fallait surtout aimer. Cela exige une conversion profonde, on le sait bien. C’est pourquoi Paul a dit un peu plus haut : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. » Et là, nous aurons peut-être des surprises : c’est l’histoire de celui que Matthieu appelle le jeune homme riche. Il avait demandé à Jésus : « Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Et Jésus avait répondu « Si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements. » Là-dessus, le jeune homme était parfaitement en règle ; alors Jésus l’avait appelé à aller plus loin et à le suivre au service des hommes : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres… puis viens, suis-moi. » (Mt 19,16-22).

Une chose est sûre, la décision de suivre le Christ peut nous mener très loin !

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

« S’il t’écoute, tu as gagné ton frère » (Mt 18, 15).

Alléluia. Alléluia.
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18, 15-20).

      En ce temps-là,
      Jésus disait à ses disciples :
15  « Si ton frère a commis un péché contre toi,
      va lui faire des reproches seul à seul.
      S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
16  S’il ne t’écoute pas,
      prends en plus avec toi une ou deux personnes
      afin que toute l’affaire soit réglée
      sur la parole de deux ou trois témoins.
17  S’il refuse de les écouter,
      dis-le à l’assemblée de l’Église ;
      s’il refuse encore d’écouter l’Église,
      considère-le comme un païen et un publicain.
18  Amen, je vous le dis :
      tout ce que vous aurez lié sur la terre
      sera lié dans le ciel,
      et tout ce que vous aurez délié sur la terre
      sera délié dans le ciel.

19  Et pareillement, amen, je vous le dis,
      si deux d’entre vous sur la terre
      se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
      ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
20  En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
      je suis là, au milieu d’eux. »

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

LE DEVOIR DE VIGILANCE ENTRE FRÈRES

Dans la deuxième lecture de ce dimanche, saint Paul nous disait : « N’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel… l’accomplissement parfait de la Loi, c’est l’amour. » Tout le chapitre 18 de l’évangile de Matthieu, dont nous lisons un extrait ici traite sous différents angles de l’accomplissement de cet amour dans les relations à l’intérieur de la communauté chrétienne. Il aborde en particulier deux thèmes : la priorité donnée aux petits et aux faibles, et le pardon mutuel. Pour introduire ses recommandations, juste avant ce passage, Jésus a raconté la parabole de la brebis perdue ; c’était une image facilement compréhensible pour ses auditeurs qui étaient nourris de la Bible : les images de berger et de troupeau étaient évidemment familières dans le paysage et on avait pris l’habitude de parler d’Israël comme le troupeau de Dieu ; sur terre, les chefs de la communauté étaient donc comparés à des bergers délégués par le berger suprême qui est Dieu bien sûr. La conclusion de la parabole, tout le monde l’avait deviné, c’était : « Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. » (Mt 18,14). C’est bien normal pour un berger.

Et ce sera désormais la consigne de vigilance que Jésus confie à ses disciples : ne laissez pas vos frères s’égarer. Ce devoir de vigilance concerne d’abord et avant tout les responsables de la communauté, les bergers. Déjà Ézékiel disait : « Quel malheur pour les bergers d’Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! …Vous n’avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue…Elles se sont dispersées, faute de berger, pour devenir la proie de toutes les bêtes sauvages. Mon troupeau s’égare sur toutes les montagnes et toutes les collines élevées ; mes brebis sont dispersées dans tout le pays, personne ne les cherche, personne ne part à leur recherche. » (Ez 34,2… 6).

Mais le devoir de vigilance mutuelle existe aussi à l’intérieur même du troupeau ; ce ne sont pas seulement les bergers qui ont la responsabilité de la bonne santé et de la bonne marche du troupeau : les brebis sont responsables les unes des autres ; je cite encore Ézékiel : « C’est pourquoi, ainsi parle le SEIGNEUR Dieu : Voici que moi-même je jugerai entre la brebis grasse et la brebis maigre. Parce que vous avez bousculé du flanc et de l’épaule toutes celles qui étaient malades, et que vous leur avez donné des coups de corne jusqu’à les disperser hors du pâturage, je viendrai au secours de mes brebis et elles ne seront plus une proie. » Ézékiel annonçait alors que Dieu lui-même allait reprendre en main son troupeau par l’intermédiaire de son Messie : « Je susciterai à leur tête un seul berger ; lui les fera paître : ce sera mon serviteur David. Lui les fera paître, il sera leur berger. » (Ez 34,20-23).

LES MAÎTRES-MOTS : DÉLICATESSE ET DISCRÉTION

Jésus s’est présenté comme ce berger annoncé par le Seigneur, ce bon berger qui connaît ses brebis et que ses brebis connaissent (Jn 10) ; il donne ici ses consignes pour la vie du troupeau, en particulier en ce qui concerne le soutien fraternel et l’aide de la communauté pour qu’aucun des frères « ne soit perdu ».

« Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. » Pour avoir le courage de reprendre celui qui « file un mauvais coton » comme on dit, il faut beaucoup d’amour ; un amour dont normalement, une communauté chrétienne doit pouvoir faire preuve. Car on sait bien que le véritable amour est exigeant : quand on aime réellement quelqu’un, on ne le laisse pas faire n’importe quoi ; il y va de « l’assistance à personne en danger ». Répéter inlassablement que Dieu est Amour ne pousse pas au laxisme que certains redoutent : car si Dieu est Amour, nous n’oublions pas que nous sommes appelés à lui ressembler, ce qui est terriblement exigeant !

Sur le chapitre de la relation des chrétiens entre eux, lorsque l’un s’égare, Jésus indique la voie à suivre : d’abord chercher personnellement le dialogue avant d’en parler à d’autres, pour éviter, sans doute, d’aggraver les blessures de la brebis. Et tout faire pour qu’elle puisse rejoindre le troupeau.

Mais comment interpréter la phrase : « Si ton frère refuse d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain » ? À la lumière de tout ce que l’on sait par ailleurs au sujet de Jésus et de l’accueil qu’il a toujours réservé aux publicains et aux pécheurs, il ne peut pas s’agir d’un rejet définitif mais du respect de la liberté de chacun… en attendant que Zachée (ou le publicain Matthieu) se convertisse. Ce qui ressort de la progression que recommande le Christ, c’est la nécessité absolue du respect que l’on doit à quiconque, et en particulier, à celui que l’on dit pécheur. Toutes les démarches pour renouer avec le frère, que ce soit la rencontre individuelle, l’appel à témoins, ou le recours à la communauté, doivent être marquées de cette délicatesse et de cette discrétion.

Telles sont les règles de base de la vie dans l’Église ; leur respect est semence de vie éternelle : « Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. » Le Royaume du Dieu de tendresse et de fidélité se bâtit dans la tendresse et la fidélité.

———————————————————————————————————————————

Complément

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » (verset 20). On peut lire dans les maximes des Pères Juifs (les Pirké Avot) : « Lorsque deux sont assis ensemble et s’occupent des paroles de la Torah, la Shekinah (c’est-à-dire la présence de Dieu) est au milieu d’eux. » (Avot 3,2).

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

Homélie / étude biblique du père Julien Fleuy, du diocèse de Marseille, pour Culture-Bible, le 10 septembre 2023.

Homélie/méditation du père Julien Fleury, pour Culture-Bible, le .

Commentaire de l’évangile du jour par le père Paul Dollié, pour Cathoglad, le 30 août 2026.

Homélie du père Dominique Dusang, à la Chapelle de l’Immaculée-Conception à Saint-Étienne, le .

Homélie de Mgr Michel Aupetit.

Homélie de l’abbé Guy Pagès.

Commentaires du père Hervé-Marie Hignard.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice, à l’église Saint-Méen de Cancale, le dimanche  2026.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice, à l’église Saint-Méen de Cancale, le dimanche 3 septembre 2023.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice, dans l’église de Chartres-de-Bretagne le dimanche           2020.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice à la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc de Rennes le 10 septembre 2017.

Homélie du père Léonard Katchekpele pour « Prêtre ! Et alors ? ».

Homélie du père Achille José Bessala Nkomo, FM (Franciscains de Marie) pour Magnificat-TV.

Homélie du père Kolawole Chabi, OSA (Ordre de Saint-Augustin), sur sa chaîne Prédication-Louange-Adoration.

Homélie au Scolasticat Saint-Eugène-de-Mazenod/RDC, le .

Homélie de l’abbé Donald Thomson, de l’église catholique à Magog, le .

Homélie de l’abbé Pierre Hannosset, responsable des messes télévisées en Belgique, pour « Le Jour-du-Seigneur », le 30 août 2026.

Homélie de Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, à Moissac, pour « Le Jour-du-Seigneur », le 30 août 2020.

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Homélie de Mgr Sosthène Léopold Bayemi (diocèse d’Obala), sur la chaîne du père Jude Thaddeus Langeh Basebang, le 4 septembre 2020.

Homélie du père Moïse Moumamassou, CMF, sur la chaîne du père Jude Thaddeus Langeh Basebang, le 7 septembre 2023.

Homélie du Fr. Dr. Biju Abraham M.S., le 6 septembre 2023.

Méditation du père Roger Wawa, pour Radio-Maria RDC.

Homélie du père Gilles Vadon, le 3 septembre 2023.

Homélie du frère Antoine du Désert (Prieuré Sainte Marie – les Jaumes)

Homélie à l’église de Belleville, pour la chaîne Homélies.

Homélie au sanctuaire de sainte Rita à Vendeville, le .

Homélie du père Jean Tardy, à la chapelle de l’Immaculée-Conception, à Saint-Étienne, pour Radio-Espérance.

Homélie du père Gabriel pour la chaîne « Un-Curé-vous-parle« .

Homélie pour Vie-Nouvelle.

Homélie pour Prédication-Louange-Adoration

Homélie à l’église de la Madeleine (Paris) le 30 août 2026.

Homélie de Mgr en la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal, pour la fondation catholique Sel-et-Lumière-Média, le .

Homélie de padre Joseph : « De l’acédie à la joie ».

Commentaires de Joël Sérard.

Réflexions, commentaires homélitiques du père Christian Vermette, curé de la paroisse de Saint-Joseph-de-Chambly à Chambly, Québec, Canada, le 27 août 2023.

Homélie du père Patrick Mugisho, SJ, pour la chaîne Aime-et-Sois-Patient.

Homélie du frère Dominique Joseph, sur la chaîne de la Famille-de-Saint-Joseph.

Homélie de padre Lesyr, le 23 août 2026.

Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici). Voici une courte vidéo dans laquelle il se présente, parle de ses activités et des spectacles qu’il propose dans toute la France pour raconter la Bible aux enfants.
– – – –

Commentaire de Thierry Jallas.

Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »

J’invite particulièrement les salariés à écouter l’homélie donnée par le frère Thibaut du Pontavice, le 10 septembre 2017 : d’après lui, saint Thomas d’Aquin aurait invité chacun à pratiquer la correction fraternelle même auprès de son supérieur. J’en suis d’accord, car je crois que tout salarié est amené à aider ses collègues, ses collaborateurs et sa hiérarchie, à agir de façon plus consciente et libre, conformément au principe personnaliste. À condition de le faire de façon respectueuse, c’est à dire en exprimant le plus explicitement et complètement possible son point de vue, sans prétendre détenir la vérité et imposer ledit point de vue.

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