Lectures du samedi de la 28e semaine du temps ordinaire, année paire, commentées. 17 octobre 2026.

Lectures du samedi de la 28e semaine du temps ordinaire, année paire, commentées. 17 octobre 2026.

« Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. » « Le reniement de Pierre », peint par Carl Heinrich Bloch au XIXe siècle. Brigham Young University Museum of Art Domaine public, via Wikimedia Commons.
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« Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. »

« Le reniement de Pierre », peint par Carl Heinrich Bloch au XIXe siècle.
Brigham Young University Museum of Art

Domaine public, via Wikimedia Commons.

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Le texte des lectures du jour est reproduit avec l’accord de l’AELF – aelf.org.

Dans les commentaires qui suivent, certains passages peuvent être surlignés en bleu, couleur de la liberté ; justement parce qu’ils parlent de la (conscience et de la) liberté, et donc de la dignité, humaine, conformément au principe personnaliste (ou principe de la dignité humaine).  D’après Marie-Noëlle Thabut, « … si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c’est que nous ne les avons pas compris. » De façon générale, ces commentaires nous semblent éclairer notre conscience sur l’interprétation à donner aux textes bibliques, conformément au principe personnaliste précité.
1ère lecture : « Plaçant le Christ plus haut que tout, Dieu a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps » (Ep 1, 15-23).
« Plaçant le Christ plus haut que tout, Dieu a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps » (Ep 1, 15-23)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens (1, 22-23).

     Frères,
15 ayant entendu parler de la foi que vous avez dans le Seigneur Jésus,
     et de votre amour pour tous les fidèles,
16 je ne cesse pas de rendre grâce,
     quand je fais mémoire de vous dans mes prières :
17 que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ,
     le Père dans sa gloire,
     vous donne un esprit de sagesse
     qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître.
18 Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur,
     pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel,
     la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles,
19 et quelle puissance incomparable il déploie pour nous, les croyants :
     c’est l’énergie, la force, la vigueur
20 qu’il a mise en œuvre dans le Christ
     quand il l’a ressuscité d’entre les morts
     et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux.
21 Il l’a établi au-dessus de tout être céleste :
     Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination,
     au-dessus de tout nom que l’on puisse nommer,
     non seulement dans le monde présent
     mais aussi dans le monde à venir.
22 Il a tout mis sous ses pieds
     et, le plaçant plus haut que tout,
23 il a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps,
     et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ,
     lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion de la solennité de l’Ascension, années A, B et C.

Ce jour-là, l’extrait lu (Ep 1, 15-23 ou 17-23) omet parfois les 2 premiers versets de la lecture d’aujourd’hui.
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SAINT PAUL EN CONTEMPLATION

La lettre aux Éphésiens se divise facilement en deux parties : une longue contemplation du dessein de Dieu (chapitres 1 à 3) et une exhortation aux baptisés pour conformer leur vie à ce mystère (chapitres 4 à 6) ; pour la fête de l’Ascension, la liturgie nous propose un extrait de la première partie pour l’année A, et de la deuxième partie pour l’année B.

La première partie débute par une longue formule de bénédiction à la manière juive que, dans notre liturgie chrétienne, on appellerait volontiers une Préface. C’est le fameux texte sur le « dessein bienveillant de Dieu » : « Béni soit Dieu… Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, le dessein bienveillant qu’il a d’avance arrêté en lui-même pour mener les temps à leur accomplissement, réunir l’univers entier sous un seul chef le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre. » (traduction TOB). Les baptisés sont déjà participants de ce mystère du projet de Dieu qui, un jour, sera étendu à l’humanité tout entière. Et Paul s’émerveille du privilège qui est donc le leur : « En lui (le Christ), vous aussi, après avoir écouté la parole de vérité, l’Évangile de votre salut, et après y avoir cru, vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint. Et l’Esprit promis par Dieu est une première avance sur notre héritage, en vue de la rédemption que nous obtiendrons, à la louange de sa gloire. » (1,13-14).

Nous retrouvons tous ces termes dans le passage qui est notre lecture d’aujourd’hui, mais cette fois sous la forme d’une prière, qu’on appelle généralement « prière d’illumination ». Car il nous faut bien la lumière de Dieu pour pénétrer un tant soit peu dans ce mystère : « Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles… » Et on sait bien que la compréhension dont il parle ici n’est pas affaire de raisonnement mais de cœur, une disponibilité profonde à se laisser instruire, illuminer. Et Paul, le Juif, sait bien que la sagesse de Dieu est inaccessible pour l’homme si Dieu lui-même ne se révèle pas à lui : « Que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître. » Et qu’y a-t-il au bout de cette connaissance vers laquelle nous cheminons ? Un « héritage sans prix » nous dit Paul.

LA GLOIRE SANS PRIX DE NOTRE HÉRITAGE

Le mot « héritage » (ici au verset 18, et déjà au verset 14) revient souvent dans la Bible : dans l’Ancien Testament, il s’agit de la terre promise par Dieu aux croyants. Le même mot est souvent repris par le Nouveau Testament, en particulier dans les lettres de Paul, pour désigner le Royaume et la vie éternelle. Par exemple : « L’Esprit lui-même atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ. » (Rm 8,16-17). « Dans la joie, vous rendrez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. » (Col 1,12). « Toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. » (Ep 3,6). Jacques aussi développe ce thème : « Dieu, lui, n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde pour en faire des riches dans la foi, et des héritiers du Royaume promis par lui à ceux qui l’auront aimé ? » (Jc 2,5).

Et la lettre aux Hébreux, pour sa part, reprend souvent le mot : « À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. » (He 1,1-2) ; et un peu plus loin : « Ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis. » (He 9,15).

Car, et c’est le motif profond de l’émerveillement de Paul, les disciples du Seigneur sont déjà associés au triomphe de leur Maître ressuscité. Rien ne doit plus leur faire peur en ce monde ou dans l’autre puisque la mort est vaincue et que les portes sont ouvertes sur la vie éternelle. Bien souvent, on a l’impression que Paul lui-même est pris de vertige devant les perspectives inouïes qu’il ouvre devant ses lecteurs ; ici, par exemple, il s’émerveille devant « la puissance incomparable qu’il (le Père) déploie pour nous, les croyants : c’est l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. » Autrement dit, l’œuvre que Dieu accomplit dans le cœur des croyants est une véritable résurrection intérieure. On comprend que, dans le verset qui précède, Paul introduise cette prière d’illumination par cette déclaration : « Je ne cesse pas de rendre grâce, quand je fais mémoire de vous dans mes prières. » (Ep 1,16).

Psaume 8, 2-3a, 4-5, 6-7

R/ Tu établis ton Fils
sur les œuvres de tes mains.
(cf. Ps 8, 7)

2  Ô Seigneur, notre Dieu,
    qu’il est grand ton nom par toute la terre !
    Jusqu’aux cieux, ta splendeur est chantée
3  par la bouche des enfants, des tout-petits.

4  À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
    la lune et les étoiles que tu fixas,
5  qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ?
    le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

6  Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
    le couronnant de gloire et d’honneur ;
7  tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
    tu mets toute chose à ses pieds :
 

Psaume, version de Jean-Paul Lécot (suivi de l’acclamation de l’évangile) :

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

Ces commentaires sont ceux de la solennité de la Sainte Trinité, année C. L’extrait lu ce jour-là (Ps 8, 4-5, 6-7, 8-9) a les 4 premiers versets en commun avec celui d’aujourd’hui.

PSAUME 8

4  À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
    la lune et les étoiles que tu fixas,
5  qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ?
    le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

6  Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
    le couronnant de gloire et d’honneur ;
7  tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
    tu mets toute chose à ses pieds :
 

8  les troupeaux de bœufs et de brebis,
    et même les bêtes sauvages,
9  les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
    tout ce qui va son chemin dans les eaux.

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AU SEIN DE L’IMMENSITÉ DU MONDE

« À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas… » Peut-être sommes-nous dans le cadre d’une célébration de nuit ; hypothèse tout à fait vraisemblable, puisque le prophète Isaïe fait parfois allusion à des célébrations nocturnes, par exemple quand il dit : « Vous chanterez comme la nuit où l’on célèbre la fête, vous aurez le cœur joyeux… » (Is 30,29). Imaginons donc que nous sommes un soir d’été, à Jérusalem, au cours d’un pèlerinage, une célébration à la belle étoile.

Nous n’avons pas lu ce psaume en entier, mais si nous nous reportons à notre Bible, ce qui saute aux yeux dès la lecture de ce psaume, c’est que la première et la dernière phrases sont exactement identiques ! « O SEIGNEUR notre Dieu, qu’il est grand ton nom par toute la terre ! » Donc pas besoin de chercher plus loin le thème de ce psaume : c’est une hymne à la grandeur de Dieu !

Au passage, d’ailleurs, remarquons que le nom employé pour Dieu ici, c’est une fois de plus le nom de l’Alliance, les fameuses quatre lettres, YHVH, le Nom très saint qu’on ne prononce jamais : donc, même si le mot Alliance n’est pas employé une seule fois, il est sous-entendu ; c’est le peuple de l’Alliance qui s’exprime ici.

Revenons à cette phrase qui est répétée au début et à la fin : « O SEIGNEUR notre Dieu, qu’il est grand ton nom par toute la terre ! »  On a donc là une parfaite symétrie… Elle encadre quoi ? Une méditation sur l’homme. Cette construction est très intéressante. À la fois, l’homme est bien au centre de la création, ET en même temps tout, y compris l’homme, est rapporté à Dieu : Lui seul agit et l’homme contemple…Tout est « ouvrage des doigts de Dieu », tout est « œuvre de tes mains… Tu fixas les étoiles…Tu penses à l’homme, Tu en prends souci, Tu le couronnes de gloire et d’honneur, Tu l’établis sur l’œuvre de tes mains, Tu mets toute chose à ses pieds ».

La « couronne » de l’homme, c’est le cosmos justement : et ce n’est certainement pas un hasard si le psaume est construit de telle manière que l’énumération des œuvres créées par Dieu encadrent l’homme, lui faisant comme une couronne. Si on reprend la structure globale de ce psaume, il se présente comme des cercles concentriques : au centre l’homme « Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme que tu en prennes souci ? Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ; tu l’établis sur l’œuvre de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds »… Puis un premier cercle, la Création : de part et d’autre des versets qui concernent l’homme : d’un côté le ciel étoilé, et la lune… de l’autre tous les êtres vivants : troupeaux, bêtes sauvages, oiseaux, poissons… Puis deuxième cercle, la fameuse phrase répétée : l’homme contemple le vrai roi de la Création : » O SEIGNEUR notre Dieu, qu’il est grand ton nom par toute la terre ! »

SPLENDEUR DE DIEU, SPLENDEUR DE L’HOMME

La royauté de Dieu est dite déjà par le mot « grand », un mot du langage de cour qui dit la puissance du roi vainqueur. Elle est dite aussi bien entendu par le mot « splendeur ». Ce roi est vainqueur de l’adversaire, de l’ennemi, sans difficulté apparemment, puisqu’il se contente pour rempart d’un gazouillis de nourrisson ; (la traduction de ce verset est très discutée… nous choisissons ici la traduction liturgique, puisque c’est celle-ci que nous entendons à la Messe et elle est très suggestive) : « Jusqu’aux cieux, ta splendeur est chantée par la bouche des enfants, des tout-petits : rempart que tu opposes à l’adversaire, où l’ennemi se brise en sa révolte ». (Sous-entendu le chant des tout-petits : voilà le rempart que tu opposes à tes ennemis ; cela suffit).

Cette royauté, Dieu ne la garde pas jalousement pour lui : puisqu’il couronne l’homme à son tour. L’homme aussi a droit à un vocabulaire royal : l’homme est « à peine moindre qu’un dieu »… il est « couronné »… toutes choses sont « à ses pieds » : il y a là l’image d’un trône royal : les sujets se prosternent en bas des marches. Pour dire la même chose, le livre de la Genèse avait raconté la création de l’homme comme intervenant en dernier après toutes les autres choses, après tous les autres êtres vivants, pour bien montrer que l’homme était au sommet ; et puis le livre de la Genèse encore avait montré l’homme donnant un nom à toutes les créatures, ce qui est un signe de supériorité, de maîtrise… Dans la Création, la vocation de l’homme est bien d’être le roi de la Création : Au premier couple humain, Dieu avait dit : « Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la. Soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre ! » (Gn 1,28).

Je reviens sur la phrase : « À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ? »  Belle manière de dire la présence de Dieu auprès de l’homme, sa sollicitude.

Évidemment, un tel psaume respire la joie de vivre ! Mais il peut bien arriver dans nos vies des jours où cette présence de Dieu auprès de l’homme sera ressentie comme pesante. C’est ce qui arrive à Job un jour de grande souffrance : il était un grand croyant, un priant et il connaissait ce psaume par cœur, très certainement ; eh bien, un jour, dans son désespoir, il en arrive à regretter d’avoir chanté ce psaume avec tant d’enthousiasme, quand tout allait bien : et il va jusqu’à dire : « Laisse-moi… Quand cesseras-tu de m’épier ?… Espion de l’homme… Qu’est-ce qu’un mortel pour en faire si grand cas, pour fixer sur lui ton attention ? » Ce jour-là, sa foi a bien failli basculer ; et certains d’entre nous, trop éprouvés, connaissent ce vertige ; mais pour eux, comme pour nous tous, comme pour Job, Dieu veille et continue quoi qu’il arrive à « prendre souci de l’homme ».


Complément

La Bible est un livre « heureux » ! Tout ce psaume respire la joie. La joie devant la splendeur de Dieu, et aussi devant la splendeur de l’homme. Ce roi humain de la Création se soumet à son tour à Celui qui en est le vrai Maître : il reconnaît sa petitesse, il reconnaît qu’il doit tout à son Créateur.

« L’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire » (Lc 12, 8-12)

Alléluia. Alléluia.
L’Esprit de vérité rendra témoignage en ma faveur, dit le Seigneur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage.
Alléluia. (cf. Jn 15, 26b.27a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (12, 8-12).

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
8  « Je vous le dis :
Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes,
le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui
devant les anges de Dieu.
9  Mais celui qui m’aura renié en face des hommes
sera renié à son tour en face des anges de Dieu.
10 Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme,
cela lui sera pardonné ;
mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint,
cela ne lui sera pas pardonné.
11 Quand on vous traduira devant les gens des synagogues,
les magistrats et les autorités,
ne vous inquiétez pas
de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz.
12 Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là
ce qu’il faudra dire. »

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

À notre connaissance, ces commentaires n’existent pas.

Homélie du pape Jean-Paul II, le 13 mars 1991, sur la chaîne Viens-Esprit-Saint.

Commentaire du , dans Évangile-et-Parole-du-Jour, pour Cathoglad.

Homélie de Mgr Michel Aupetit.

Homélie du père Léonard Katchekpele pour « Prêtre ! Et alors ? ».

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, le 15 octobre 2026.

Homélie du père Anselmo ADZAKLUI-TUME, FM (Franciscains de Marie) pour Magnificat-TV.

Homélie du père       à Notre-Dame d’Ottawa.

Commentaires de frère Paul-Adrien.

Commentaires de Parole-et-Évangile-du-Jour, sur la chaîne chrétienne Media-Christa.

Homélie sur la chaîne Liturgie-&-Vie.

Méditation du père Roger Wawa, pour Radio-Maria RDC, sur la chaîne d’Alain Fumunandu.

Homélie sur la chaîne Notre-Pain-de-ce-Jour.

Méditation du père Gilles Vadon.

Homélie du frère Antoine du Désert (Prieuré Sainte Marie – les Jaumes). 

Homélie à Notre-Dame de Paris.

Homélie de  à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, le.

Homélie de , à la grotte de Massabielle, à Lourdes.

Homélie à la basilique du Sacré-Cœur, à Paris.

Homélie de   à Notre-Dame-de-la-Garde (Marseille).

Homélie au sanctuaire d’Ars.

Homélie sur la chaîne Utukufu-Plus.

Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici). Voici une courte vidéo dans laquelle il se présente, parle de ses activités et des spectacles qu’il propose dans toute la France pour raconter la Bible aux enfants.
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Aujourd’hui Seigneur, (Lc 12, 8-12) tu déclares à tes disciples, comme on confie un secret de combat :

« Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. »

Seigneur, le mot est fort. Chez Luc, Tu ne dis plus simplement croire, Tu dis homologeô, se déclarer, se prononcer, prendre publiquement la parole pour quelqu’un. C’est le vocabulaire du tribunal juif. Dans la synagogue, dans le Sanhédrin, il fallait se lever, dire son nom, se lier. C’est le qiddouch HaShem, la sanctification du Nom par le témoignage, quitte à y laisser sa vie. Et Tu renverses la scène : ce n’est plus seulement l’homme qui témoigne sur terre, c’est le Fils de l’homme qui témoigne du ciel, devant le conseil des anges, comme un avocat se lève pour défendre son client.
Celui qui aura eu le courage de Te nommer dans la poussière des prétoires humains, Tu le défendras dans la lumière du prétoire céleste.

Et Tu ajoutes: « Celui qui aura parlé contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné, mais celui qui aura blasphémé contre l’Esprit Saint, il ne lui sera pas pardonné. »

Que Tu es miséricordieux, Seigneur. On peut se tromper sur Toi, Te voir de près et ne pas Te reconnaître, comme ces pharisiens qui Te prennent pour un ivrogne, un ami des pécheurs. Cette méprise, Tu la pardonnes, car elle est encore de l’ordre de l’aveuglement. Mais blasphémer contre l’Esprit, ce n’est plus se tromper sur toi, l’homme Jésus, c’est appeler mal le bien lui-même, c’est voir l’oeuvre qui délivre, qui pardonne, et dire qu’elle vient de Béelzéboul – Mc 3,30. C’est le coeur qui se ferme à la source même de l’amour. Comment serait-il pardonné, s’il refuse ce par quoi tout pardon vient ? Ce n’est pas Ta vengeance, Seigneur, c’est le respect face à notre refus.

Enfin Seigneur, Tu achèves : « Quand on vous traînera devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de comment vous défendre, car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu’il faut dire. »

Tu nous vois déjà, traînés, comme on traîna Paul à Philippes, devant la synagogue d’abord, puis devant les archontes romains, les autorités. Et Tu nous dis de ne pas répéter à l’avance, de ne pas préparer notre plaidoirie comme un rhéteur grec. Israël savait que le martyr n’a pas à préparer ses mots, c’est Dieu qui met son Esprit dans le cœur du témoin, comme Il mit Sa main sur la bouche de Jérémie – Jr 1,9.

Aujourd’hui Seigneur, donne-moi cette liberté. Ne pas chercher la bonne formule, mais Te défendre par ma vie, pour qu’au jugement dernier, Tu plaides en ma faveur.

Commentaire de Thierry Jallas.

Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »

L’évangile de ce jour me conduit à cette réflexion : je crois difficile de se déclarer pour le Christ devant les hommes, sur notre lieu de travail. Je constate la difficulté de Syndicatho à recruter des adhérents et des RSS (Représentants de Section Syndicale) parmi les chrétiens convaincus. Je le dis sans amertume, sans juger quiconque : je reconnais que j’aurais eu la même difficulté, lorsque je n’étais pas encore retraité, si un Syndicatho-bis, créé par un autre que moi, m’avait sollicité.  La plupart du temps aucune raison n’est avancée, parfois telle ou telle est exprimée : « Je n’aurais pas le temps », « C’est risqué pour mon évolution de carrière », « Je travaille dans une administration et il y est interdit d’exprimer sa foi » sont les plus courantes.

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