Lectures du 29e dimanche du temps ordinaire, année A, commentées. 18 octobre 2026.

Lectures du 29e dimanche du temps ordinaire, année A, commentées. 18 octobre 2026.

« Le denier de César », peint entre 1886 et 1894 par James Tissot (1836–1902). Musée de Brooklyn. Domaine public, via Wikimedia Commons.
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« Le denier de César », peint entre 1886 et 1894 par James Tissot (1836–1902).
Musée de Brooklyn.

Domaine public, via Wikimedia Commons.

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Le texte des lectures du jour est reproduit avec l’accord de l’AELF – aelf.org.

Dans les commentaires qui suivent, certains passages peuvent être surlignés en bleu, couleur de la liberté ; justement parce qu’ils parlent de la (conscience et de la) liberté, et donc de la dignité, humaine, conformément au principe personnaliste (ou principe de la dignité humaine).  D’après Marie-Noëlle Thabut, « … si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c’est que nous ne les avons pas compris. » De façon générale, ces commentaires nous semblent éclairer notre conscience sur l’interprétation à donner aux textes bibliques, conformément au principe personnaliste précité.
1ère lecture : « J’ai pris Cyrus par la main pour lui soumettre les nations » (Is 45, 1.4-6).
« J’ai pris Cyrus par la main pour lui soumettre les nations » (Is 45, 1.4-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe (45, 1.4-6).

1  Ainsi parle le SEIGNEUR à son messie, à Cyrus,
    qu’il a pris par la main,
    pour lui soumettre les nations et désarmer les rois,
    pour lui ouvrir les portes à deux battants,
    car aucune porte ne restera fermée 

4  « À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu,
    je t’ai appelé par ton nom,
    je t’ai donné un titre,
    alors que tu ne me connaissais pas.

5  Je suis le SEIGNEUR, il n’en est pas d’autre 
    hors moi, pas de Dieu.
    Je t’ai rendu puissant,
    alors que tu ne me connaissais pas,

6  pour que l’on sache, de l’Orient à l’Occident,
    qu’il n’y a rien en dehors de moi. »
    Je suis le SEIGNEUR, il n’en est pas d’autre

Commentaires écrits de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

PAROLE DU SEIGNEUR AU ROI CYRUS

Quand Isaïe écrit ce texte, les Juifs sont en Exil à Babylone depuis presque cinquante ans ; depuis que, en 587, les armées de Nabuchodonosor ont conquis Jérusalem, pillé et dévasté le Temple et emmené comme prisonniers de guerre les survivants encore valides. Et voici que, de toute la région, parviennent les bruits des conquêtes du nouveau maître du monde, Cyrus, le roi de Perse. Or, curieusement, ces bruits sont une bonne nouvelle pour les Juifs déportés à Babylone  tout le monde sait que bientôt toute la région appartiendra à ce nouvel empereur Cyrus à qui rien ne résiste.

Tout le monde sait aussi, car c’est assez inhabituel pour impressionner les foules, que contrairement à tous les autres souverains du temps, celui-là pratique une politique humanitaire  il laisse la vie sauve aux vaincus, ne dévaste pas, ne pille pas, ne déplace pas les populations ; dans tous les pays qu’il conquiert, il rencontre des populations déplacées par les vainqueurs (c’est le cas des Juifs exilés à Babylone par Nabucodonosor) ; à chaque fois, il les renvoie dans leur pays, leur rend les biens volés par les conquérants précédents et leur donne même les moyens de reconstruire leur pays. Sans doute a-t-il compris qu’un empereur a tout intérêt à être le maître de peuples heureux.

C’est dans ce contexte qu’Isaïe prononce cette prophétie qui sonne comme une extraordinaire profession de foi  il commence par dire « Ainsi parle le SEIGNEUR à son messie, à Cyrus ». En réalité, il ne parle pas directement à Cyrus lui-même qui n’écoutera jamais les prédications d’un obscur prophète juif  plus vraisemblablement, le message d’Isaïe est adressé aux exilés pour leur redonner espoir, un espoir qui repose sur deux convictions 

Première conviction, Dieu reste fidèle à son Alliance, il n’abandonne pas son peuple élu. C’est le sens de l’expression « À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu ». N’oublions pas que cette phrase est prononcée au moment même où on aurait toutes les raisons d’en douter. Si Israël peut être tombé aussi bas, avoir tout perdu, non seulement son indépendance politique, mais pire sa liberté, sa terre, son Temple, son roi… on peut quand même se demander si Dieu n’a pas abandonné son peuple… et certains se le demandent. C’est pour eux justement que le prophète Isaïe proclame de toutes ses forces « Jacob est toujours le serviteur de Dieu, Israël est toujours son élu ».

DIEU, LE SEUL SEIGNEUR

Deuxième conviction, Dieu reste le maître des événements  « Je suis le SEIGNEUR, il n’en est pas d’autre  hors moi, pas de Dieu ». Traduisez Cyrus, lui-même, le grand roi païen, est dans sa main  les expressions « donner un titre », « prendre par la main », « ouvrir les portes à deux battants » sont des allusions aux rites du sacre des rois. Effectivement, le jour de son sacre, le nouveau roi recevait le nom de fils de Dieu, puis l’onction d’huile ; désormais il était dans la main de Dieu ; pour entrer dans la salle du trône, les portes s’ouvraient, symbole de toutes les portes des villes ennemies qui céderaient bientôt devant lui. Isaïe multiplie les allusions au sacre des rois d’Israël comme si Dieu lui-même avait choisi et sacré Cyrus comme roi à son service. Mais c’est Dieu qui garde l’initiative.

Ce texte n’est donc pas, malgré les apparences, une hymne à la gloire du roi Cyrus. On pourrait dire, au contraire, qu’il le remet à sa place ! Car la tentation d’idolâtrie était réelle en milieu babylonien. Et ce même chapitre 45 d’Isaïe comporte d’autres vigoureuses mises en garde contre l’idolâtrie et l’affirmation répétée que Dieu est Unique. C’est donc précisément au moment où Cyrus vole de victoires en victoires  qu’Isaïe rappelle au peuple juif que Dieu est le seul Seigneur véritable ; Cyrus lui-même est dans sa main  Dieu saura faire tourner le succès de ce roi païen au profit de son peuple élu. Et ce roi païen ne saura même pas lui-même qu’il sert bien involontairement les projets de Dieu ; Isaïe insiste bien  « À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas… Je t’ai rendu puissant alors que tu ne me connaissais pas ». À la limite la phrase est écrite de telle manière que le peuple élu semble le plus important, lui qui est pourtant dans une situation apparemment désespérée.

 Mais c’est cela la foi du prophète justement. L’espoir qui repose sur ces deux convictions peut se traduire  ‘Puisque Dieu reste le maître et qu’il ne vous oublie pas, alors gardez courage ! De cette domination, de cette botte étrangère, Dieu saura faire sortir du bien. Aucun pouvoir humain, si grand soit-il, ne résiste à Dieu’.

On connaît la suite  l’avenir a donné raison à Isaïe. Cyrus a effectivement conquis Babylone en 539. Il a autorisé les Juifs, dès 538, à rentrer à Jérusalem, en leur rendant les biens volés par Nabuchodonosor et en leur donnant une subvention pour reconstruire le Temple de Jérusalem.

Dernière remarque  Cyrus est appelé « messie » parce qu’il a été choisi par Dieu pour libérer son peuple. Il n’est pourtant ni roi, ni prêtre, ni prophète en Israël, mais le plus important c’est l’œuvre qu’il accomplit. On peut en déduire que chaque fois que quelqu’un agit dans le sens d’une libération véritable des hommes, il  accomplit l’œuvre de Dieu.

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Compléments à Isaïe 45

On ne peut quand même pas dire que l’histoire se répète toujours ! Un prophète juif a pu aller jusqu’à dire qu’un roi d’Iran était le Messie ! Les temps ont bien changé…

Bien sûr, parmi les auditeurs d’Isaïe, certains ont trouvé qu’il poussait l’audace un peu loin. Cela nous vaut une superbe réplique du prophète (quelques lignes plus bas dans ce même chapitre 45)  c’est Dieu qui parle « Au sujet de l’œuvre réalisée par mes mains, est-ce que vous me donneriez des ordres par hasard ? » (Is 45,11).

L’insistance du prophète sur « Je suis le SEIGNEUR, il n’y a pas d’autre dieu que moi » prouve qu’étaient innombrables les tentations de fausses pistes  cela est d’une brûlante actualité.

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

PSAUME

Psaume 95 (96), 1.3, 4-5, 7-8, 9-10ac

R/ Rendez au Seigneur
la gloire et la puissance.
(Ps 95, 7b)

1    Chantez au SEIGNEUR un chant nouveau,
      chantez au SEIGNEUR, terre entière,
3    racontez à tous les peuples sa gloire,
      à toutes les nations, ses merveilles !

4    Il est grand, le SEIGNEUR, hautement loué,
      redoutable au-dessus de tous les dieux 
5    néant tous les dieux des nations !
      Lui, le SEIGNEUR, a fait les cieux.

7    Rendez au SEIGNEUR, familles des peuples,
      rendez au SEIGNEUR la gloire et la puissance,
8    rendez au SEIGNEUR la gloire de son nom.
      Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis.

9    Adorez le SEIGNEUR, éblouissant de sainteté 
      tremblez devant lui, terre entière.
10  Allez dire aux nations  « Le SEIGNEUR est roi ! »
      Il gouverne les peuples avec droiture.

Psaume extraits des « Psaumes des dimanches et fêtes de l’année A, musique de Barbara Delattre », chantés par Sœur Agathe et le chœur ADF. Merci et bravo à toutes ces personnes !

Version de Thomas Ospital.

Version de Michel Wackenheim.

Version de Jean-Paul Lécot (avec acclamation de l’évangile).

Version de Jean-Pascal Hervy.

Version de Grazia Previdi, par GPS-Trio.

Version d’André Gouzes.

Version de Sœur Marie Thao Lien sur UyenChi-Channel.

Version de Metjp.

Version de Moulon Art.43

Version du père Louis Groslambert, pat le chœur Orphée.

Version de Georges Djesmy MAMBU par la chorale Mater-Dei de la cathédrale de Boma (RDC), sur la chaîne MBG-PRODUCTION-Officiel.

Version jouée et chantée par ManuPinto.

Version de instrumentale de ManuPinto, d’après Richard Vidal.

Version de Psaumes-du-Dimanche.

Version d’OL pour Louange-&-Liturgie.(partition disponible sur demande à gml.ablis@gmail.com).

Version de  Jean-Luc Ponzio, pour Laudate Pop Liturgie.

Version de Richard Vidal, sur la chaîne de Wendy Wank.

Version de Richard Vidal, sur la chaîne Sacre.

Version d’Yves Lafargue.

Version de l’ensemble vocal Dédicace.

Version de l’ensemble vocal Resurrexit, dirigé par Étienne Uberall, pour la chaîne Chantons-Dieu!

Version de JFD trouvée sur  » Un dimanche, un psaume « . Partition sur le site https://www.sos-messe.fr/ .

Version sur la chaîne « Chants-et-Textes-Liturgiques« .

Version sans refrain, trouvée sur la chaîne Liturgie-des-Heures.

Version de Daniel Pialat.

Version du frère Lévi MISAMBO MOSENGO, Missionnaire Clarétain (CMF).

Version sur la chaîne SMA-TOGO-TV.

Version de la chaîne L’ÉVANGILE DE JÉSUS-CHRIST.

Version d’Adrien Cavarec (chœur dirigé par Oriane R.), sur la chaîne Homélies-du-Dimanche.

Version d’Étienne Durier.

Version de la chaîne Worship-and Meditation-Lounge.

Version sur la chaîne DIEU-SAUVE.

Version de Lana.

Version de Claudine Naze, sur la chaîne EffataSaintMarc.

Version de Semic Acoustik.

Commentaires écrits de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

COMME SI C’ÉTAIT DÉJÀ LA FIN DU MONDE

Une espèce de frémissement, d’exaltation court sous tous ces versets. Pourquoi est-on tout vibrants ? C’est la foi qui fait vibrer ce peuple, ou plutôt c’est l’espérance… qui est la joie de la foi… l’espérance qui permet d’affirmer avec certitude ce qu’on ne possède pas encore, comme le dit la lettre aux Hébreux (He 11,1).

Car on est en pleine anticipation  il faut lire les derniers versets pour comprendre que ce psaume nous transporte déjà à la fin du monde, en ce jour béni où tous les peuples sans exception reconnaîtront Dieu comme le seul Dieu. Les voici  « Joie au ciel ! Exulte la terre ! Les masses de la mer mugissent, la campagne tout entière est en fête. Les arbres des forêts dansent de joie devant la face du SEIGNEUR, car il vient, car il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice, et les peuples selon sa vérité ! » (Ps 95/96,11-13). C’est ce Jour-là que l’on attend, que l’on chante déjà.

Imaginons un peu cette scène que nous décrit le psaume  nous sommes à  Jérusalem … et plus précisément dans le Temple ; tous les peuples, toutes les nations, toutes les races se pressent aux abords du Temple, l’esplanade grouille de monde, les marches du parvis du Temple sont noires de monde, la ville de Jérusalem n’y suffit pas… aussi loin que porte le regard, les foules affluent… il en vient de partout, il en vient du bout du monde. Et toute cette foule immense chante à pleine gorge, c’est une symphonie ; que chantent-ils ? « Dieu règne ! » C’est une clameur immense, superbe, gigantesque… Une clameur qui ressemble à l’ovation qu’on faisait à chaque nouveau roi le jour de son sacre, mais cette fois, ce n’est pas le peuple d’Israël qui acclame un roi de la terre, c’est l’humanité tout entière qui acclame le roi du monde  « Il est grand, le SEIGNEUR, hautement loué, redoutable » (toutes ces expressions sont empruntées au vocabulaire de cour).

QUAND LE COSMOS TOUT ENTIER ENTRE DANS LA FÊTE

En fait, c’est beaucoup plus encore que l’humanité  la terre elle-même en tremble. Et voilà que les mers aussi entrent dans la symphonie  on dirait qu’elles mugissent. Et les campagnes entrent dans la fête, les arbres dansent. A-t-on déjà vu des arbres danser ? Et bien oui, ce jour-là ils dansent !

Bien sûr, si on y réfléchit, c’est normal ! Les mers sont moins bêtes que les hommes ! Elles, elles savent qui les a faites, qui est leur Créateur ! Elles mugissent pour Lui, elles l’acclament à leur manière. Les arbres des forêts, eux aussi, sont moins bêtes que les hommes  ils  savent reconnaître leur Créateur  parmi des tas d’idoles, de faux dieux, pas d’erreur possible, les arbres ne s’y laissent pas prendre.

Les hommes, eux, se sont laissé berner longtemps… Il suffit de se rappeler l’insistance d’Isaïe dans notre première lecture de ce vingt-neuvième dimanche pour dire « Je suis le SEIGNEUR, il n’en est pas d’autre ; hors moi, pas de Dieu ». Ce qui prouve que, du temps d’Isaïe, l’idolâtrie, sous une forme ou sous une autre n’était pas loin ! On entend ici cette même pointe contre l’idolâtrie  « néant tous les dieux des nations ». Il est incroyable que les hommes aient mis si longtemps à reconnaître leur Créateur, leur Père… qu’il ait fallu leur redire cent fois cette évidence que le Seigneur est « redoutable au-dessus de tous les dieux » ; que « c’est LUI, le SEIGNEUR, (sous-entendu « et personne d’autre ») qui a fait les cieux ».

Mais cette fois c’est arrivé ! Et on vient à Jérusalem pour acclamer Dieu parce qu’enfin on a entendu la bonne nouvelle ; et si on a pu l’entendre c’est parce qu’elle était clamée à nos oreilles depuis des siècles ! Oui, « de jour en jour, Israël avait proclamé son salut » (verset 2 de ce psaume)… de jour en jour Israël avait raconté l’œuvre de Dieu, ses merveilles, traduisez son œuvre incessante de libération… de jour en jour Israël avait témoigné que Dieu l’avait libéré de l’Égypte d’abord, puis de toutes les sortes d’esclavage  et le plus terrible des esclavages, c’est de se tromper de Dieu, c’est de mettre sa confiance dans de fausses valeurs, des faux dieux qui ne peuvent que décevoir, des idoles…

LA VOCATION DES CROYANTS

Israël a cette chance immense, cet honneur inouï, ce bonheur de savoir et d’être chargé de dire que notre Dieu, est le seul Dieu ; comme le dit la profession de foi juive, le « Shema Israël »  « Écoute Israël, le SEIGNEUR notre Dieu est l’Unique » (Dt 6,4). C’est le mystère de la vocation d’Israël dont on n’a pas fini de s’émerveiller ; comme le dit le livre du Deutéronome  « Il t’a été donné de voir tout cela, pour que tu saches que c’est le SEIGNEUR qui est Dieu, il n’y en a pas d’autre. » (Dt 4,32). Mais le peuple choisi a compris que s’il lui a été donné de voir, c’est pour qu’il le fasse savoir.

Et alors, enfin, la bonne nouvelle a été entendue jusqu’aux extrémités de la terre… et tous se pressent pour entrer dans la Maison de leur Père.

Nous sommes là en pleine anticipation ! En attendant que ce rêve se réalise, le peuple d’Israël fait retentir ce psaume pour renouveler sa foi et son espérance, pour puiser la force de faire entendre la bonne nouvelle dont il est chargé.

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

« Nous nous souvenons de votre foi, de votre charité, de votre espérance » (1 Th 1, 1-5b)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (1, 1-5b).

1  Paul, Silvain et Timothée,
    à l’Église de Thessalonique
    qui est en Dieu le Père
    et dans le Seigneur Jésus Christ.
    À vous, la grâce et la paix.

2  À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous,
    en faisant mémoire de vous dans nos prières.
3  Sans cesse, nous nous souvenons
    que votre foi est active,
    que votre charité se donne de la peine,
    que votre espérance tient bon
    en notre Seigneur Jésus Christ,
    en présence de Dieu notre Père.
4  Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu,
    vous avez été choisis par lui.
5  En effet, notre annonce de l’Évangile
    n’a pas été, chez vous, simple parole,
    mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude.

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

LE PREMIER ÉCRIT CHRÉTIEN

Voilà le premier écrit chrétien ! Nous avons tellement l’habitude de voir les évangiles figurer en tête du Nouveau Testament que nous risquons d’oublier qu’ils sont postérieurs aux lettres de Paul. La Première lettre aux Thessaloniciens date d’une vingtaine d’années seulement après la Résurrection du Christ ; et on a donc là les premières affirmations de la prédication chrétienne. C’est la première fois qu’on essaie de formuler par écrit cette découverte inouïe du mystère de Jésus-Christ. Nous sommes vers l’année 50 et, déjà, l’évangile est annoncé très loin de Jérusalem ! Thessalonique est en Europe, au Nord de la Grèce, dans cette région qu’on appelle la Macédoine ; mais avant d’arriver jusque-là, Paul a déjà eu le temps de fonder des communautés dans tout le Sud, le centre et même la côte Ouest de ce que nous appelons aujourd’hui la Turquie.

C’est par les Actes des Apôtres qu’on sait comment les choses se sont passées ; Paul était en mission sur la côte ouest de la Turquie, quand une nuit, il a eu une vision  un Macédonien le suppliait de venir chez eux  « Passe en Macédoine et viens à notre secours ». Et Luc qui était du voyage raconte  « À la suite de cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, car nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle » (Ac 16,9-10).

PAUL, SILVAIN ET TIMOTHÉE EN EUROPE

Voilà donc nos missionnaires (Paul, Luc et Silas-Silvain) sur la côte grecque ; la ville de Philippes est leur première étape (nous lisions ces temps-ci la lettre aux Philippiens) et vous savez que cela a failli très mal se terminer  d’abord bien accueillis, ils ont bientôt été accusés de troubler l’ordre public, battus et jetés en prison ; un providentiel tremblement de terre est passé par là et, finalement, on les a libérés en les priant de quitter la ville.

C’est de là qu’ils sont passés à Thessalonique. Dès leur arrivée, Paul s’est adressé aux Juifs pendant l’office du samedi matin à la synagogue, et cela trois samedis de suite. D’après les Actes des Apôtres, sa prédication était toujours la même  « Pendant trois sabbats, il discuta avec eux à partir des Écritures, dont il ouvrait le sens pour établir que le Christ devait souffrir et ressusciter d’entre les morts ; il ajoutait  ‘Le Christ, c’est ce Jésus que moi, je vous annonce.’ » Le texte ajoute « Quelques-uns d’entre eux (des Juifs rencontrés à la synagogue) se laissèrent convaincre et s’attachèrent à Paul et à Silas, avec une grande multitude de Grecs qui adoraient Dieu et avec un bon nombre de femmes de notables » (Ac 17,2-4).

Nous savons donc déjà de quoi est composée la communauté de Thessalonique à laquelle s’adresse cette lettre. Mais, comme d’habitude, Paul n’a pas suscité que de l’enthousiasme  toujours d’après les Actes, « Les Juifs, pris de jalousie, ramassèrent sur la place publique quelques vauriens ; ayant provoqué des attroupements, ils semaient le trouble dans la ville » (Ac 17,5), si bien que très vite il a paru plus prudent de quitter le territoire. Paul a donc quitté cette nouvelle communauté trop vite et est resté un moment inquiet à son sujet ; quand il écrit cette lettre que nous débutons aujourd’hui, il vient enfin d’être rassuré par Silas et Timothée qui étaient restés derrière lui en Macédoine et qui lui en rapportent d’excellentes nouvelles. Cela explique le ton particulièrement joyeux de ce début de lettre  c’est le soulagement qui suit l’inquiétude.

« Paul, Silvain (autre nom de Silas), et Timothée, à l’Église de Thessalonique qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus-Christ. À vous la grâce et la paix. À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous ». Dès cette première phrase, on est surpris de la solennité de cette salutation  cette communauté est toute petite, et il l’appelle pompeusement « l’Église de Thessalonique qui est en Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus-Christ ». Ce respect immense de Paul pour les communautés chrétiennes, même modestes, est caractéristique de toutes ses lettres. Et c’est certainement cela qui motive l’action de grâce et même la jubilation qui est elle aussi un trait dominant de tous ses débuts de lettres, même quand il n’a pas que des compliments à  faire à ses correspondants. Quels que soient leurs défauts, leurs imperfections, il voit d’abord en eux l’action de Dieu.

DIEU UN EN TROIS PERSONNES

Ces quelques lignes contiennent déjà d’énormes affirmations théologiques ; j’en vois au moins deux 

Premièrement, ce texte est trinitaire ; le mot « Trinité » n’y est pas bien sûr, on ne l’emploiera que plus tard ; mais Jésus est appelé « Seigneur », titre réservé à Dieu dans l’Ancien Testament, et l’action de grâce est adressée aux trois Personnes  « Nous nous souvenons que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon en Notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père… En effet, notre annonce de l’Évangile n’a pas été, chez vous, simple parole, mais puissance, action de l’Esprit Saint… ».

Deuxièmement, c’est Paul qui a prêché mais c’est l’Esprit Saint qui a agi ; voilà qui met toute prédication à sa place  quand les croyants (que ce soit Israël, les disciples de Jésus ou les Thessaloniciens), se montrent disponibles à la Parole et se laissent transformer par elle, c’est à l’Esprit de Dieu que nous le devons.

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21).

Alléluia. Alléluia.
Vous brillez comme des astres dans l’univers
en tenant ferme la parole de vie.
Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
15 les Pharisiens allèrent tenir conseil
    pour prendre Jésus au piège
    en le faisant parler.
16 Ils lui envoient leurs disciples,
    accompagnés des partisans d’Hérode 
    « Maître, lui disent-ils, nous le savons 
    tu es toujours vrai
    et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ;
    tu ne te laisses influencer par personne,
    car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens.
17 Alors, donne-nous ton avis 
    Est-il permis, oui ou non,
    de payer l’impôt à César, l’empereur ? »
18 Connaissant leur perversité, Jésus dit 
    « Hypocrites !
    pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
19 Montrez-moi la monnaie de l’impôt. »
    Ils lui présentèrent une pièce d’un denier.
20 Il leur dit 
    « Cette effigie et cette inscription,
    de qui sont-elles ? »
21 Ils répondirent 
    « De César. »
    Alors il leur dit 
    « Rendez donc à César ce qui est à César,
    et à Dieu ce qui est à Dieu. »

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

UNE QUESTION-PIÈGE

« Est-il permis de payer l’impôt à l’empereur ? » Jésus répond en traitant les questionneurs « d’hypocrites » ! Pourquoi « hypocrites » ? Parce que cette soi-disant question n’en est pas une… Hypocrites pour deux raisons  hypocrites, premièrement, parce que cette question, il y a longtemps qu’ils l’ont résolue. À Jérusalem, où se passe la scène, il n’est pas question de faire autrement, sauf à se mettre hors-la-loi, ce qu’ils n’ont pas l’intention de faire, ni les uns ni les autres, qu’ils soient Pharisiens ou partisans d’Hérode. Payer l’impôt à l’empereur, « Rendre à César ce qui est à César », ils le font et Jésus ne leur donne pas tort.

Mais hypocrites, aussi, deuxièmement, parce qu’ils ne posent pas une question, ils tendent un piège, ils cherchent à prendre Jésus en faute… » Et le ton faussement respectueux qui précède la question force encore le trait  « Maître, nous le savons, tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ». Toutes ces amabilités ne sont qu’un préambule pour une question-piège1 ; et ce piège-là, logiquement, Jésus ne devrait pas s’en sortir ; de deux choses l’une  ou bien il incite ses compatriotes à refuser l’impôt prélevé au profit de l’occupant romain et il sera facile de le dénoncer aux autorités, comme résistant ou même comme révolutionnaire et il sera condamné…

Ou bien il conseille de payer l’impôt et on pourra le discréditer aux yeux du peuple comme collaborateur, ce qui va bien dans le sens de ses mauvaises fréquentations… mais pire, il perd toute chance d’être reconnu comme le Messie ; car le Messie attendu doit être un roi indépendant et souverain sur le trône de Jérusalem, ce qui passe forcément par une révolte contre l’occupant romain. Et puisqu’il a prétendu être le Messie, aux yeux du peuple et des autorités religieuses, il méritera la mort, ce n’est qu’un imposteur et un blasphémateur. 

Le piège est bien verrouillé ; de toute manière il est perdu et c’est bien cela qu’on cherche  la première occasion sera la bonne pour le faire mourir ; la Passion se profile déjà à l’horizon, nous sommes dans les tout derniers moments à Jérusalem. Dans sa réponse, Jésus montre bien qu’il a compris  « Hypocrites ! Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? » Il n’est pas dupe du piège qu’on lui tend…

Pourtant il est interdit de penser qu’il pourrait chercher à embarrasser ses interlocuteurs ; Jésus n’a jamais cherché à mettre quiconque dans l’embarras ou à tendre un piège à quelqu’un ; ce serait indigne du Dieu dont la lumière éclaire les bons et les méchants.

Jésus ne répond donc pas au piège par un autre piège. Il traite la question comme une question et il y répond vraiment. Sa réponse tient en trois points  « Rendez à César ce qui est à César » … » Ne rendez à César que ce qui est à César » … » Rendez à Dieu ce qui est à Dieu ».

« RENDEZ À CÉSAR CE QUI EST À CÉSAR »

Premièrement, « Rendez à César ce qui est à César », y compris en payant l’impôt. C’est tout simplement reconnaître que César est actuellement le détenteur du pouvoir, ce qui est la pure vérité. Rien à voir avec de la servile collaboration ; au contraire, c’est accepter une situation de fait ; dans la perspective de l’Ancien Testament on considère que tout pouvoir vient de Dieu. Jésus lui-même, au cours de sa Passion, dira à Pilate  « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi, si tu ne l’avais reçu d’en-haut » (Jn 19,11). D’autre part, et Isaïe nous l’a rappelé dans notre première lecture de ce dimanche, en parlant du roi Cyrus, Dieu peut faire tourner toute royauté humaine au bien de son peuple… or nos Pharisiens connaissent mieux que nous le texte d’Isaïe sur Cyrus ; ils savent donc très bien que tout pouvoir, même païen, est dans la main de Dieu. Notons tout de même en passant que le César du moment s’appelait en réalité « Tibère ». (Le nom « César » était devenu un titre).

Deuxièmement, « Ne rendez à César que ce qui est à César »   quand César (c’est-à-dire l’empereur romain) exige l’impôt, il est dans son droit, mais quand il exige d’être appelé Seigneur, quand il exige qu’on lui rende un culte, il vous expose à l’idolâtrie ; et là, il ne faut pas transiger. À l’époque où Matthieu écrit son évangile, cette hypothèse était une réalité. De nombreux martyrs ont payé de leur vie ce refus de rendre un culte à l’empereur romain.

« RENDEZ À DIEU CE QUI EST À DIEU »   

Troisièmement, « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu ». La vraie question est là  Êtes-vous sûrs de rendre à Dieu ce qui est à Dieu ? En l’occurrence, il s’agit de reconnaître en Jésus celui qui vient de Dieu, celui qui « est à Dieu ».

Sans vouloir tirer de ce texte une théorie du pouvoir politique que, manifestement, Jésus n’a pas voulu y mettre, parce qu’il ne s’est pas placé sur ce terrain-là, on peut retenir de cet évangile une fois de plus une étonnante leçon de liberté. César n’est que César ; les rois de la terre ne sont en réalité que des roitelets. Leur royauté est passagère et le royaume de Dieu est d’un tout autre ordre  c’est au sein même des royaumes de la terre que toute œuvre d’amour et de fraternité fait grandir le seul vrai royaume, le Royaume de Dieu.

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Note

Question-piège, oui, mais tous les compliments que ses adversaires viennent de lui adresser pour se moquer sont profondément vrais  « Maître, tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. » Très certainement, l’évangéliste rapporte avec bonheur ces compliments qu’il estime bien mérités.

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

Homélie / étude biblique du père Julien Fleuy, du diocèse de Marseille, pour Culture-Bible.

Homélie/méditation du père Julien Fleury, pour Culture-Bible, le .

Commentaire de l’évangile du jour par le père Paul Dollié, pour Cathoglad, le 30 août 2026.

Homélie du père Dominique Dusang, à la Chapelle de l’Immaculée-Conception à Saint-Étienne, le .

Homélie de Mgr Michel Aupetit.

Homélie de l’abbé Guy Pagès.

Commentaires du père Hervé-Marie Hignard.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice, à l’église Saint-Germain de Rennes, sur la chaîne Homélies-du-Dimanche, le dimanche 18 octobre 2026.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice, à l’église Saint-Méen de Cancale, sur la chaîne Homélies-du-Dimanche, le dimanche 22 octobre 2023.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice, à l’église Saint-Méen de Cancale, sur la chaîne Homélies-du-Dimanche, le dimanche 18 octobre 2020.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice à la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc de Rennes, sur la chaîne Homélies-du-Dimanche, le 22 octobre 2017.

Méditation du père Léonard Katchekpele pour « Prêtre ! Et alors ? ».

Homélie du père Achille José Bessala Nkomo, FM (Franciscains de Marie) pour Magnificat-TV.

Homélie du cardinal François Bustillo.

Homélie du frère Benoît Dubigeon, franciscain, pour Le Jour-du-Seigneur, le 11 octobre 2026.

Homélie du père Kolawole Chabi, OSA (Ordre de Saint-Augustin), sur sa chaîne Prédication-Louange-Adoration.

Homélie au Scolasticat Saint-Eugène-de-Mazenod/RDC, le 13 septembre 2020.

Homélie de l’abbé Donald Thomson, de l’église catholique à Magog, le .

Homélie prononcée par le chanoine Guy Balaes, en l’église Sainte-Gertrude à Lasne (diocèse de Malines-Bruxelles), pour « Le Jour-du-Seigneur », le 20 septembre 2026. Transcription écrite.

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Homélie de Mgr Sosthène Léopold BAYEMI MATJEI (diocèse d’Obala), le 18 octobre 2020.

Homélie du père Frédéric Kpoumie Peyou, cmf (missionnaire claretain) sur la chaîne du père Jude Thaddeus Langeh Basebang, le 20 septembre 2026.

Homélie du père Moïse Moumamassou, CMF, sur la chaîne du père Jude Thaddeus Langeh Basebang, le 7 septembre 2023.

Homélie du Fr. Dr. Biju Abraham M.S., le 6 septembre 2023.

Méditation du père Roger Wawa, pour Radio-Maria RDC.

Homélie du père Gilles Vadon.

Homélie du frère Antoine du Désert (Prieuré Sainte Marie – les Jaumes). 

Homélie à l’église de Belleville, pour la chaîne Homélies.

Homélie au sanctuaire de sainte Rita à Vendeville, le .

Homélie du père Jean Tardy, à la chapelle de l’Immaculée-Conception, à Saint-Étienne, pour Radio-Espérance.

Homélie du père Gabriel pour la chaîne « Un-Curé-vous-parle« .

Homélie pour Vie-Nouvelle.

Homélie pour Prédication-Louange-Adoration

Homélie à l’église de la Madeleine (Paris) le 6 octobre 2026.

Homélie de Mgr en la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal, pour la fondation catholique Sel-et-Lumière-Média, le .

Méditation de padre Joseph.

Homélie de padre Lesyr, de l’archidiocèse de Québec.

Commentaires de Joël Sérard.

Réflexions, commentaires homélitiques du père Christian Vermette, curé de la paroisse de Saint-Joseph-de-Chambly à Chambly, Québec, Canada, le 27 août 2023.

Homélie de Mgr Albert Thierry Sène (TAS), pour la chaîne Aime-et-Sois-Patient.

Homélie du frère Dominique Joseph, sur la chaîne de la Famille-de-Saint-Joseph, le 6 septembre 2017.

Homélie du père Dominique Auzenet, de la paroisse Saint-Aubin (72), pour MissionWeb, le 24 septembre 2017.

Homélie du père Emmanuel de Boisbaudry, à la chapelle de l’Immaculée-Conception de Saint-Étienne, le 20 septembre 2020, pour Radio-Espérance.

Homélie du père Maurice Ruel, curé de la paroisse Saint-Stanislas, le 20 septembre 2011.

Homélie du père Michel Viot.

Homélie du frère Innocent Bbetegan, op, sur la chaîne de la fraternité Saint-Dominique, à Abidjan, le 8 octobre 2023.

Homélie du père Luc-Franck JEAN-PIERRE, C.S.C Congrégation de la Sainte-Croix), le 8 octobre 2023.

Homélie à l’église d’Envermeu, sur la chaîne Homélies.

Commentaires de l’évangile sur la chaîne Lumionde.

Homélie du frère Victor IBE.

Méditation du père jésuite Cheung Georges, sur la chaîne Vatican-News – Français.

Homélie sur la chaîne PRÊTRE EN LIGNE.

Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici). Voici une courte vidéo dans laquelle il se présente, parle de ses activités et des spectacles qu’il propose dans toute la France pour raconter la Bible aux enfants.
– – – –

Commentaire de Thierry Jallas.

Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »

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