Lectures du 30e dimanche du temps ordinaire, année A, commentées. 25 octobre 2026.

Lectures du 30e dimanche du temps ordinaire, année A, commentées. 25 octobre 2026.

« "Tu aimeras ton seigneur Dieu" : l'apparition de Dieu à Moïse et au peuple juif. » Heures de Louis de Laval. Enluminure sur parchemin réalisée par Jean Colombe (1430–1493), Maître du Missel de Yale (fl. 1468–1490). Bibliothèque Nationale de France. Domaine public, via Wikimedia Commons.
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« « Tu aimeras ton seigneur Dieu » : l’apparition de Dieu à Moïse et au peuple juif. »
Heures de Louis de Laval.
Enluminure sur parchemin réalisée par Jean Colombe (1430–1493), Maître du Missel de Yale (fl. 1468–1490). Bibliothèque Nationale de France.

Domaine public, via Wikimedia Commons.

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Le texte des lectures du jour est reproduit avec l’accord de l’AELF – aelf.org.

Dans les commentaires qui suivent, certains passages peuvent être surlignés en bleu, couleur de la liberté ; justement parce qu’ils parlent de la (conscience et de la) liberté, et donc de la dignité, humaine, conformément au principe personnaliste (ou principe de la dignité humaine).  D’après Marie-Noëlle Thabut, « … si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c’est que nous ne les avons pas compris. » De façon générale, ces commentaires nous semblent éclairer notre conscience sur l’interprétation à donner aux textes bibliques, conformément au principe personnaliste précité.
1ère lecture : « Si tu accables la veuve et l’orphelin, ma colère s’enflammera » (Ex 22, 20-26).
« Si tu accables la veuve et l’orphelin, ma colère s’enflammera » (Ex 22, 21-23).

Lecture du livre de l’Exode (22, 20-26).

      Ainsi parle le SEIGNEUR :
20  « Tu n’exploiteras pas l’immigré,
      tu ne l’opprimeras pas,
      car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte.

21  Vous n’accablerez pas la veuve et l’orphelin.
22  Si tu les accables et qu’ils crient vers moi,
      j’écouterai leur cri.
23  Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée :
      vos femmes deviendront veuves, et vos fils, orphelins.

24  Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple,
      à un pauvre parmi tes frères,
      tu n’agiras pas envers lui comme un usurier :
      tu ne lui imposeras pas d’intérêts.
25  Si tu prends en gage le manteau de ton prochain,
      tu le lui rendras avant le coucher du soleil.
26  C’est tout ce qu’il a pour se couvrir ;
      c’est le manteau dont il s’enveloppe,
      la seule couverture qu’il ait pour dormir.
      S’il crie vers moi, je l’écouterai,
      car moi, je suis compatissant ! »

Commentaires écrits de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

LES LOIS DITES DE MOÏSE

Le livre de l’Exode contient plusieurs textes de lois qui sont tous attribués à Moïse : en réalité, Moïse en personne n’a promulgué qu’un premier ensemble de lois ; puis au long de la vie du peuple d’Israël, de nouvelles lois adaptées aux nouvelles conditions sociales ont vu le jour et ont été insérées dans le livre de l’Exode, à la suite des premières. Tout comme notre Code civil ou pénal est régulièrement modifié, complété et pourtant c’est le même livre et il continue à porter le même nom. Mais les lois nouvelles reflètent le contexte nouveau dans lequel elles ont été votées ; elles répondent à de nouvelles questions, de nouvelles formes de délits : toute loi est toujours de circonstance !

En fait, toutes les lois données par Moïse et par ses successeurs, à des époques différentes, dans des conditions de vie différentes, ont été rassemblées là à la suite du Décalogue (ou des Dix Paroles du Sinaï), parce qu’elles en étaient la suite logique, au long des siècles et de l’évolution historique d’Israël. 

QUOI DE NEUF EN ISRAËL ?

Israël n’est ni le premier ni le seul peuple à avoir promulgué des lois ; on a retrouvé au Proche-Orient des codes de lois beaucoup plus anciens : à Ur par exemple, (la patrie d’Abraham), on connaît un code qui date de 2050 av. J.-C. ; et le fameux code d’Hammourabi (qui se trouve au Musée du Louvre) remonte à environ 1750, toujours av. J.-C. Ces codes ont des quantités de points communs1 : dans toutes les civilisations, la loi est faite pour protéger les faibles : rien d’étonnant donc à ce que la Loi d’Israël, comme les autres, défende les intérêts de la veuve, de l’orphelin, de l’immigré, de l’emprunteur. Mais ce qui est nouveau ici c’est le fondement de la Loi.

AU NOM DU DIEU LIBÉRATEUR

Le fondement de la Loi d’Israël, c’est la libération d’Égypte : ou, plus exactement, c’est la double expérience de l’esclavage en Égypte et de la libération par Dieu. Et parce que Dieu s’est révélé comme celui qui entend la plainte des humiliés, qui leur rend leur liberté et leur dignité, très logiquement, il continue à travers la Loi à prendre la défense des humiliés. Si bien que toutes les lois bibliques sont émaillées de rappels : rappel de la souffrance endurée quand on était esclaves, humiliés… rappels de l’œuvre de Dieu libérant son peuple. Par exemple, les premiers mots du Décalogue ne sont pas encore un commandement mais un rappel : « Je suis le SEIGNEUR ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage » (Ex 20,2) ; ou encore « Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, comment je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle et vous ai amenés jusqu’à moi » (Ex 19,4).

Et si Dieu a libéré son peuple c’est parce qu’il a entendu le cri des malheureux : « Du fond de leur esclavage, les fils d’Israël gémirent et crièrent. Du fond de leur esclavage, leur appel monta vers Dieu. Dieu entendit leur plainte ; Dieu se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob… » (Ex 2,23-24). De même dans l’épisode du Buisson ardent : « Le SEIGNEUR dit : ‘J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer’ » (Exode 3,7).

Voilà le fondement de toute Loi en Israël : le Dieu qui entend le cri des malheureux, qui connaît leurs souffrances et donc prend leur défense. « Car moi, je suis compatissant » dit la dernière phrase de notre texte.2

Pour ce peuple qui a fait l’expérience de l’humiliation, il n’est pas difficile de se mettre à la place des humiliés : « Tu n’exploiteras pas l’immigré, tu ne l’opprimeras pas, car vous étiez vous-mêmes des immigrés au pays d’Égypte. »3 Traduisez : parce que vous savez ce que c’est qu’être humilié, vous n’humilierez personne. Ce n’est pas affaire de raisonnement, de beaux sentiments, c’est affaire d’expérience, quelque chose comme ‘vous savez ce que c’est, alors mettez-vous à leur place’.

Petite précision au passage : l’immigré dont il s’agit ici, c’est l’étranger qui réside durablement dans le pays, qui s’y installe ; il ne s’agit pas de l’étranger de passage, du touriste, qui bénéficiait de l’hospitalité proverbiale en Orient.

LA RÈGLE D’OR : SE METTRE À LA PLACE

Les quelques commandements du texte d’aujourd’hui relèvent tous de la même logique : mettez-vous à la place du pauvre, de l’emprunteur, de la veuve, de l’orphelin ; ne les maltraitez pas, car Dieu entend leur cri ; nous sommes encore au tout début de la Révélation biblique (même si ces textes sont postérieurs à Moïse) mais déjà on sait que Dieu est concerné par la souffrance humaine, et qu’il vient au secours des pauvres et des humiliés.

Malheureusement, pour l’instant, il faut encore menacer pour que la loi soit respectée : « Ma colère s’enflammera et je vous ferai périr par l’épée ». Un jour viendra, nous le savons, où l’homme éduqué peu à peu par Dieu et par la Loi n’aura plus besoin de menaces, car il aura appris à voir en tout homme un frère.

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Notes

1 – Parmi les points communs les plus frappants, on remarque la formulation de type qu’on appelle « casuistique » : par exemple « Si tu prêtes de l’argent … » ou « Si tu prends en gage le manteau de quelqu’un… ». Mais ce qui est intéressant pour nous, ce sont les nouveautés que la Loi d’Israël apporte par rapport aux peuples voisins.

2 – Verset 26 : le mot « compatissant » n’est pas à entendre ici au sens latin (« compatir », en latin, signifie « souffrir avec »). En hébreu, le mot employé dans ce texte signifie « bienveillant », « ayant pitié ».

3 – Un peu plus loin, le même thème est repris : « Tu n’opprimeras pas l’immigré : vous savez bien ce qu’est sa vie, car vous avez été, vous aussi, des immigrés au pays d’Égypte » (Ex 23,9).

Compléments

– Les lois nouvelles reflètent le contexte nouveau dans lequel elles ont été votées.

Prenons un exemple : supposons que vous soyez dans une galerie de tableaux et que vos yeux s’arrêtent sur une Annonciation ; si la Vierge est représentée en costume Renaissance, vous saurez que le peintre ne vivait certainement pas au temps de Jésus, au premier siècle en Israël… de la même manière, des textes juridiques rédigés après l’installation en Canaan reflètent la société de leur temps et non plus le contexte sociologique de l’Exode. Par exemple, dans ce même chapitre 22, il y a un l’article qui prévoit le cas d’un  voleur surpris à percer le mur d’une maison (Ex 22,1) ; il ne date certainement pas des campements sous tente dans le désert du Sinaï ! C’est également le cas dans le texte de ce dimanche : si on s’intéresse au sort des immigrés, c’est que le peuple est installé en Israël, qu’il peut désormais considérer ce pays comme sa terre et que des étrangers viennent à leur tour s’y installer. Toutes conditions, évidemment, non réunies dans le Sinaï pendant l’Exode. Autre chose est un peuple de pasteurs nomades, autre chose un peuple installé, sédentarisé.

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

PSAUME

Psaume 17 (18), 2-3, 4.20, 47.51ab

R/ Je t’aime, Seigneur, ma force. (Ps 17, 2a)

2    Je t’aime, SEIGNEUR, ma force :
3    SEIGNEUR, mon roc, ma forteresse,
      Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite,
      mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

4    Louange à Dieu ! Quand je fais appel au SEIGNEUR,
      je suis sauvé de tous mes ennemis.
20  Lui m’a dégagé, mis au large,
      il m’a libéré, car il m’aime.
     

47  Vive le SEIGNEUR ! Béni soit mon Rocher !
      Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire.
51  Il donne à son roi de grandes victoires,
      il se montre fidèle à son messie.

Psaume extraits des « Psaumes des dimanches et fêtes de l’année A, musique de Barbara Delattre », chantés par Sœur Agathe et le chœur ADF. Merci et bravo à toutes ces personnes !

Version de Thomas Ospital.

Version de Michel Wackenheim.

Version de Jean-Paul Lécot (avec acclamation de l’évangile).

Version de Jean-Pascal Hervy.

Version de Grazia Previdi, par GPS-Trio.

Version d’André Gouzes.

Version de Sœur Marie Thao Lien sur UyenChi-Channel.

Version de Metjp.

Version de Moulon Art.43

Version du père Louis Groslambert, pat le chœur Orphée.

Version de Georges Djesmy MAMBU par la chorale Mater-Dei de la cathédrale de Boma (RDC), sur la chaîne MBG-PRODUCTION-Officiel.

Version jouée et chantée par ManuPinto.

Version de instrumentale de ManuPinto, d’après Richard Vidal.

Version de Psaumes-du-Dimanche.

Version d’OL pour Louange-&-Liturgie.(partition disponible sur demande à gml.ablis@gmail.com).

Version de  Jean-Luc Ponzio, pour Laudate Pop Liturgie.

Version de Richard Vidal, sur la chaîne de Wendy Wank.

Version de Richard Vidal, sur la chaîne Sacre.

Version d’Yves Lafargue.

Version de l’ensemble vocal Dédicace.

Version de l’ensemble vocal Resurrexit, dirigé par Étienne Uberall, pour la chaîne Chantons-Dieu!

Version de JFD trouvée sur  » Un dimanche, un psaume « . Partition sur le site https://www.sos-messe.fr/ .

Version sur la chaîne « Chants-et-Textes-Liturgiques« .

Version sans refrain, trouvée sur la chaîne Liturgie-des-Heures.

Version de Daniel Pialat.

Version du frère Lévi MISAMBO MOSENGO, Missionnaire Clarétain (CMF).

Version sur la chaîne SMA-TOGO-TV.

Version de la chaîne L’ÉVANGILE DE JÉSUS-CHRIST.

Version d’Adrien Cavarec (chœur dirigé par Oriane R.), sur la chaîne Homélies-du-Dimanche.

Version d’Étienne Durier.

Version de la chaîne Worship-and Meditation-Lounge.

Version sur la chaîne DIEU-SAUVE.

Version de Lana.

Version de Claudine Naze, sur la chaîne EffataSaintMarc.

Version de Semic Acoustik.

Commentaires écrits de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

QUAND JE FAIS APPEL AU SEIGNEUR, JE SUIS SAUVÉ

Pour comprendre ce psaume, il faut connaître l’histoire de David : on sait qu’à plusieurs reprises, celui-ci a été poursuivi par le roi Saül. Et le Seigneur l’a secouru. Je vous rappelle son histoire. Cela se passe un peu avant l’an mille avant J.-C. À l’époque le roi légitime d’Israël, choisi par Dieu et consacré par l’onction d’huile du prophète Samuel, ce n’était pas David (pas encore), mais Saül, le premier roi d’Israël.

Mais celui-ci ne remplissait plus sa mission ; son règne, bien commencé, se terminait mal. Au lieu d’écouter le prophète, il avait sciemment transgressé ses ordres, et le prophète Samuel l’avait désavoué. C’est alors qu’il avait choisi David encore très jeune pour qu’il soit formé à la cour et qu’il succède plus tard à Saül. Saül est donc resté le roi en titre jusqu’à sa mort, mais il a dû supporter de voir grandir à la cour David, son rival de plus en plus populaire et à qui tout réussissait. Si bien qu’une haine farouche envahit peu à peu le cœur de Saül et qu’il essaya, à plusieurs reprises, mais vainement, de se débarrasser de David. Une fois entre autres, Saül poursuivait David et c’est dans une caverne que David a trouvé refuge. D’où l’expression : « Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite… » Choisi, à sa grande surprise, pour être le futur roi, David savait qu’il pouvait compter sur la protection de Dieu : « Quand je fais appel au SEIGNEUR, je suis sauvé de tous mes ennemis. » Ou encore : « Dieu, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! »

Le deuxième livre de Samuel dit que David a chanté ce psaume pour remercier Dieu de l’avoir délivré de tous ses ennemis, à commencer par Saül ; et si vous avez la curiosité de consulter ce deuxième livre de Samuel au chapitre 22, vous y retrouverez le texte de ce psaume 17/18 presque à l’identique. Cela ne prouve pas que, historiquement, David a dit textuellement ces paroles-là, mais que le rédacteur final du livre de Samuel a pensé que ce psaume s’appliquait particulièrement bien à David.

Mais, bien sûr, le vrai sujet du psaume, comme toujours, n’est pas un personnage particulier, pas même le roi David : c’est le peuple tout entier. Et quand il veut rendre grâce à Dieu pour son soutien et sa sollicitude au long des siècles, il se compare au roi David poursuivi par Saül.

LE ROCHER D’ISRAËL

Le peuple d’Israël tout entier, lui aussi, peut dire ces versets en toute vérité : « SEIGNEUR, mon roc… Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite… Lui m’a dégagé, mis au large, il m’a libéré car il m’aime. Vive le SEIGNEUR ! Béni soit mon Rocher ! … » Tout d’abord, bien avant David, on avait expérimenté qu’une caverne dans un rocher peut être un lieu d’asile ; le livre des Juges en donne des exemples ; dire que Dieu est notre Rocher, c’est donc d’abord dire qu’il est notre secours, notre appui le plus sûr. Par exemple, on trouve dans le Deutéronome le fameux cantique de Moïse au Rocher d’Israël : « C’est le nom du SEIGNEUR que j’invoque ; à notre Dieu, reportez la grandeur. Il est le Rocher : son œuvre est parfaite ; tous ses chemins ne sont que justice. Dieu de vérité, non pas de perfidie, il est juste, il est droit. » (Dt 32,3-4). À une époque où on pense que chaque peuple a son dieu protecteur, on admet bien que les autres peuples puissent avoir leur rocher, mais il ne vaut quand même pas celui d’Israël ; on trouve dans le même cantique cette phrase superbe : « Le Rocher de nos ennemis n’est pas comme notre Rocher » (Dt 32,31).

LE ROCHER DE MASSA ET MÉRIBA

Moïse, quand il parle de rocher, lui donne certainement encore un autre sens ; car on a là, de toute évidence, un écho de la libération d’Égypte (« Le SEIGNEUR m’a libéré car il m’aime ») et aussi de l’Exode, la longue marche au Sinaï ; tout au long de ce périple éprouvant, dans la chaleur, la faim, la soif, parmi les scorpions et les serpents brûlants, la présence de Dieu, sa sollicitude ont été le secours du peuple ; une sollicitude qui est allée jusqu’à faire couler l’eau du Rocher : c’est le célèbre passage de Massa et Meriba ; là où on a eu tellement soif qu’on a eu peur d’en mourir et qu’on a accusé Moïse de vouloir la mort du peuple… L’histoire de cette révolte hante la mémoire d’Israël car elle est typique des doutes qui assaillent le croyant ; mais ici, ce n’est pas la révolte qui est évoquée, c’est la bonté de Dieu qui répond à la révolte par un don plus grand encore :

« Là, le peuple souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : ‘Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ?’ Moïse cria vers le SEIGNEUR : ‘Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront !’ » Et Dieu répondit : « Tu frapperas le Rocher, il en sortira de l’eau et le peuple boira » (Ex 17,3…6).

Quand le peuple d’Israël chante le psaume 17/18, il rappelle donc cette présence fidèle depuis toujours à ses côtés de Celui dont le Nom même est « Je suis avec vous » ; mais ce rappel est aussi la source de son espérance ; car tout comme David, ce peuple attend la réalisation des promesses du Dieu fidèle, la venue du Messie qui libèrera définitivement l’humanité. « Vive le SEIGNEUR ! Béni soit mon Rocher ! Qu’il triomphe, le Dieu de ma victoire. Il donne à son roi de grandes victoires, il se montre fidèle à son Messie ».

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Complément

David et Goliath

Vous vous rappelez également la lutte entre David et Goliath : David armé d’une simple fronde affrontait le géant équipé de pied en cap et armé jusqu’aux dents ; vexé de l’accoutrement excessivement simple de son rival, Goliath lui avait dit : « Suis-je donc un chien, pour que tu viennes contre moi avec un bâton ?… Viens vers moi, que je te donne en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages ! » Et David lui avait répondu : « Tu viens contre moi avec épée, lance et javelot, mais moi, je viens contre toi avec le nom du SEIGNEUR des armées, le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié. Aujourd’hui le SEIGNEUR va te livrer entre mes mains…Toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël, et tous ces gens rassemblés sauront que le SEIGNEUR ne donne la victoire ni par l’épée ni par la lance, mais que le SEIGNEUR est maître du combat, et qu’il vous livre entre nos mains. » (1 S 17,43-47).

 

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

« Vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles afin de servir Dieu et d’attendre son Fils » (1 Th 1, 5c-10)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens (1, 5c-10).

      Frères,
5    vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous
      pour votre bien.
6    Et vous-mêmes, en fait, vous nous avez imités, nous et le Seigneur,
      en accueillant la Parole au milieu de bien des épreuves,
      avec la joie de l’Esprit Saint.
7    Ainsi vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants
      de Macédoine et de Grèce.
8    Et ce n’est pas seulement en Macédoine et en Grèce
      qu’à partir de chez vous la parole du Seigneur a retenti,
      mais la nouvelle de votre foi en Dieu s’est si bien répandue partout
      que nous n’avons pas besoin d’en parler.
9    En effet, les gens racontent, à notre sujet,
      l’accueil que nous avons reçu chez vous ;
      ils disent comment vous vous êtes convertis à Dieu
      en vous détournant des idoles,
      afin de servir le Dieu vivant et véritable,
10  et afin d’attendre des cieux son Fils
      qu’il a ressuscité d’entre les morts,
      Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient.

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

DANS UN MONDE HOSTILE

Partout où il passe, Paul entend parler du rayonnement de la jeune communauté de Thessalonique ; il en déduit que sa prédication a porté son fruit. La Parole accueillie par les Thessaloniciens dans la joie les a transformés en profondeur et, du coup, ils sont devenus un modèle pour les autres… comme une traînée de poudre.

Pourtant les conditions de leur conversion n’étaient pas faciles : puisque Paul précise qu’ils ont accueilli la Parole « au milieu de bien des épreuves ». Paul fait allusion ici à l’hostilité de certains Juifs à la prédication chrétienne ; Paul, lui-même, Silvain et Timothée ont essuyé les premiers ce refus de l’Évangile par ceux à qui il était destiné en priorité ; maintenant, c’est la nouvelle communauté chrétienne de Thessalonique qui relève le flambeau et qui rencontre à son tour la persécution ; mais elle tient bon comme l’ont fait avant elle le Christ lui-même puis ses apôtres ; c’est le sens de la phrase « Vous nous avez imités, nous et le Seigneur, en accueillant la Parole au milieu de bien des épreuves avec la joie de l’Esprit Saint ». Apparemment, la joie est un élément important de l’accueil de la Parole !… cette joie intérieure qui est la signature de l’Esprit Saint.

« Vous vous êtes convertis à Dieu en vous détournant des idoles » ; évidemment, on se demande de quelles « idoles » il s’agit… cela peut vouloir dire soit divinité païenne, soit (pour des Juifs) une fausse image de Dieu. Or la communauté chrétienne naissante de Thessalonique était très mélangée : d’après les Actes des Apôtres « quelques-uns d’entre eux (des Juifs rencontrés à la synagogue) se laissèrent convaincre et s’attachèrent à Paul et Silas, avec une grande multitude de Grecs qui adoraient Dieu et avec un bon nombre de femmes de notables. » (Ac 17,4).

TOURNÉS VERS DIEU COMME LE CHRIST

Avant leur adhésion au Christianisme, ces divers groupes ne pratiquaient pas la même religion ; on n’a aucune précision sur la pratique religieuse des femmes dont Paul parle ici, et il y avait peut-être parmi elles et parmi les Grecs, des gens qui pratiquaient le culte des divinités païennes ; (on sait qu’au moins vingt divinités païennes différentes étaient vénérées à Thessalonique : on en a retrouvé des traces sur des colonnes) ; mais les Juifs et les Grecs réputés « adorateurs de Dieu » ne vénéraient certainement pas des idoles au sens strict : au contraire ils vénéraient le même Dieu que Paul, le Dieu vivant d’Israël. Seulement, on pouvait adorer le Dieu d’Israël et avoir quand même besoin de se convertir : Paul en savait quelque chose ! Lui aussi était adorateur du vrai Dieu, Juif convaincu et c’est au nom même de ses convictions et de l’idée qu’il se faisait de Dieu qu’il avait commencé par persécuter les chrétiens ; maintenant, il était passé de l’autre côté de la barrière, si on peut dire, et donc il comprenait très bien ce qui se passait. Face à la prédication chrétienne, certains adoptaient l’attitude de Paul, avant sa conversion, d’autres suivaient le Paul du chemin de Damas. La distance entre les deux, c’est l’abandon de ses idées toutes faites sur Dieu, qui sont de véritables idoles, et la découverte du vrai Dieu tel qu’il s’est manifesté en Jésus-Christ.

Ici, Paul emploie une expression superbe : « Vous vous êtes convertis à Dieu », littéralement « vous vous êtes tournés vers Dieu » ; en grec ce sont les mots mêmes que saint Jean emploie pour parler de la relation de dialogue sans ombre, de communion, qui unit le Père et le Fils : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était tourné vers Dieu (la traduction « auprès de Dieu » est trop faible) et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1). Parce qu’ils ont accepté d’ouvrir leur cœur à la Parole de l’apôtre, les Thessaloniciens ont reçu la grâce de la conversion, du retournement. Désormais, eux aussi, comme le Christ, ils sont tournés vers Dieu et cela leur a donné tous les courages pour tenir bon malgré la persécution. Comme dit saint Jean, encore, dans le Prologue, « À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. » (Jn 1,12).

Désormais, ils sont à l’abri de « la colère qui vient », dit saint Paul. La « colère de Dieu », c’est une expression classique pour évoquer la fin des temps. Pour les croyants, ce n’est plus une inquiétude, au contraire. Ce sera le jour de la délivrance, où Dieu supprimera tout ce qui fait du mal à l’homme.

L’IMPATIENCE DES CROYANTS

Désormais, en Jésus-Christ, on ne craint plus le jugement de Dieu, au contraire on est impatient de voir s’accomplir pleinement le projet de Dieu ; il y a là, c’est très net dans tout le Nouveau Testament, et en particulier chez saint Paul, un élément très important de la foi chrétienne, l’attente, une attente fervente, ardente, passionnée ; celle qui nous fait dire chaque jour avec impatience « Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel »… et cette volonté, nous le savons bien, c’est que la Bonne Nouvelle de l’amour soit proclamée et vécue partout et par tous.

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Compléments

– Dès l’Ancien Testament, on avait compris que la colère de Dieu ne vise pas l’homme lui-même ; elle vise le mal qui abîme l’homme. Mais Jésus-Christ est celui qui instaure définitivement le règne de l’amour sur la terre ; celui qui croit en Jésus-Christ vit dans l’amour et triomphe du mal et de la mort à son tour. Encore une phrase de l’évangile de Jean : « Amen, amen, je vous le dis, qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. » (Jn 5,24).

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 37.39).

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (22, 34-40).

      En ce temps-là,
34  les Pharisiens,
      apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux Sadducéens,
      se réunirent,
35  et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus
      pour le mettre à l’épreuve :
36  « Maître, dans la Loi,
      quel est le grand commandement ? »
37  Jésus lui répondit :
      « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
      de tout ton cœur,
      de toute ton âme et de tout ton esprit.
38  Voilà le grand, le premier commandement.
39  Et le second lui est semblable :
      Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
40  De ces deux commandements
      dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

« MAÎTRE, DANS LA LOI, QUEL EST LE GRAND COMMANDEMENT ? »

« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Les Pharisiens posent à Jésus une question qui pour eux était classique. On sait que la Loi comporte six cent treize commandements ; et ils avaient l’habitude de discuter à longueur de temps pour savoir quel commandement était le plus important ; quand un conflit de devoirs se présentait, il fallait bien hiérarchiser les divers commandements. La réponse de Jésus va les surpendre en les emmenant bien au-delà du terrain juridique.

Le contexte, ici, est important : nous sommes, chez saint Matthieu, dans la dernière étape de la vie terrestre de Jésus, entre son entrée triomphale à Jérusalem et sa Passion. Les discussions se succèdent entre celui que la foule a reconnu comme le Messie et les autorités religieuses, qui, croient-elles, ont, seules, la légitimité pour reconnaître le véritable Messie. Jésus a raconté trois paraboles (celle des deux fils, celle des vignerons homicides et enfin celle du banquet nuptial et de la robe de noces). C’est le tour des autorités religieuses, maintenant, de lui poser trois questions, dans l’intention de le prendre au piège : celle sur l’impôt à payer à César, celle sur la résurrection des morts et enfin, celle d’aujourd’hui : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »

NON PAS UN COMMANDEMENT MAIS DEUX !

On interroge Jésus sur la Loi, il puise sa réponse dans la Loi ; mais il refuse d’établir une hiérarchie entre les six cent-treize commandements de la Loi : il cite deux commandements tous deux inscrits dans la Loi d’Israël et il les place au même niveau : Tu aimeras le Seigneur, tu aimeras ton prochain.

« Tu aimeras le SEIGNEUR ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit » : c’est dans le Livre du Deutéronome au chapitre 6, cela fait partie de la profession de foi juive, le Shema Israël ; « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », c’est dans le livre du Lévitique (Lv 19,18). Et il dit que ces deux-là donnent sens à tous les autres : « De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Il est vrai que la Loi, mais aussi les Prophètes liaient déjà très fort ces deux commandements ; pour la Loi, il suffit de relire le Décalogue, ce que nous appelons les dix commandements : les commandements concernant la conduite envers Dieu sont immédiatement suivis des commandements concernant la conduite envers les autres. Et l’ensemble de la Loi, nous l’avons revu avec le texte du livre de l’Exode qui nous est proposé en première lecture, quand elle dictait la conduite envers les autres, spécialement envers les pauvres, les veuves, les orphelins, les immigrés, le faisait au nom du Dieu de l’Alliance, ce Dieu que l’on devait aimer de tout son cœur et de toute son âme…

Quant aux Prophètes, ils n’avaient fait que rappeler ce lien entre les deux commandements : Isaïe, par exemple : « Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci : faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? (Is 58,6). Ou encore Michée : « Homme, on t’a fait connaître ce qui est bien, ce que le SEIGNEUR réclame de toi : rien d’autre que respecter le droit, aimer la fidélité, et t’appliquer à marcher avec ton Dieu. » (Mi 6,8).

En résumé, dans la Loi comme chez les Prophètes, la grande leçon c’était ‘si vous voulez être les fils du Dieu qui vous a libérés, soyez des libérateurs à votre tour’. Ce qui veut dire que l’expression « tu aimeras » engage une conduite concrète, beaucoup plus qu’un sentiment.

SORTIR DU LÉGALISME

 Ce faisant, Jésus invite ses interlocuteurs à sortir de l’esprit légaliste, il les appelle à une conversion radicale : avec Dieu on n’est pas dans le domaine du calcul, de ce qu’il faut faire pour être en règle ; on est sous la seule loi de l’amour. Saint Paul, l’ancien Pharisien scrupuleux, qui a fait l’expérience de cette conversion, dira dans la lettre aux Romains « Vous n’êtes plus sujets de la Loi, vous êtes sujets de la grâce de Dieu. » (Rm 6,14). Et si l’on entre dans la logique de l’amour, ces deux commandements sont semblables, dit Jésus, ils sont de même nature ; bien sûr, car il n’y a pas deux sortes d’amour ! Celui dont on aimerait Dieu et celui dont on aimerait nos frères ; le second est la vérification du premier ; comme dit saint Jean : « Si quelqu’un dit : ‘J’aime Dieu’, alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. » (1 Jn 4,20).

Ici, donc, Jésus met en garde les Pharisiens : il y a des manières d’appliquer la Loi qui la trahissent ; elle a été donnée par Dieu pour être un chemin de liberté et de vie, mais on peut très bien en faire un esclavage et même parfois un chemin de mort : par exemple quand le commandement du repos sabbatique vous conduit à laisser à l’abandon un malade ou un mourant, la loi qui dicte le service du frère est trahie.

Donc, ce que Jésus cherche à faire comprendre aux Pharisiens, c’est qu’ils risquent, au nom même de la Loi, d’oublier le commandement de l’amour.

Il est certain que c’est un thème cher à saint Matthieu : lui, le seul des évangélistes à citer deux fois la phrase du prophète Osée « Je veux la fidélité, non le sacrifice » (Osée 6,6)1 ; lui aussi, le seul à rapporter la parabole du jugement dernier « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40).

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Note

1 – Matthieu cite cette phrase du prophète Osée une première fois dans le récit de sa vocation (Mt 9,13) ; la deuxième fois, c’est précisément à l’occasion d’une controverse de Jésus avec les Pharisiens sur une question similaire à celle de ce dimanche. Il s’agit de l’épisode des épis arrachés dans un champ de blé par les disciples un jour de sabbat. Les Pharisiens reprochent à Jésus ce manquement : « Vois tes disciples qui font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat. » Jésus leur répond : « Si vous aviez compris ce que signifie : ‘je veux la miséricorde, non le sacrifice’, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. » (Mt 12,1-8).

 

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

Homélie / étude biblique du père Julien Fleuy, du diocèse de Marseille, pour Culture-Bible.

Homélie/méditation du père Julien Fleury, pour Culture-Bible, le .

Commentaire de l’évangile du jour par le père Paul Dollié, pour Cathoglad, le 30 août 2026.

Homélie du père Dominique Dusang, à la Chapelle de l’Immaculée-Conception à Saint-Étienne, le .

Homélie de Mgr Michel Aupetit.

Homélie de l’abbé Guy Pagès.

Commentaires du père Hervé-Marie Hignard.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice, à l’église Saint-Germain de Rennes, sur la chaîne Homélies-du-Dimanche, le dimanche 18 octobre 2026.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice, à l’église Saint-Méen de Cancale, sur la chaîne Homélies-du-Dimanche, le dimanche 22 octobre 2023.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice, à l’église Saint-Méen de Cancale, sur la chaîne Homélies-du-Dimanche, le dimanche 25 octobre 2020.

Homélie du frère Thibaut du Pontavice à la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc de Rennes, sur la chaîne Homélies-du-Dimanche, le 29 octobre 2017.

Méditation du père Léonard Katchekpele pour « Prêtre ! Et alors ? ».

Homélie du père Achille José Bessala Nkomo, FM (Franciscains de Marie) pour Magnificat-TV.

Homélie du cardinal François Bustillo.

Homélie du frère Benoît Dubigeon, franciscain, pour Le Jour-du-Seigneur, le 11 octobre 2026.

Homélie du père Kolawole Chabi, OSA (Ordre de Saint-Augustin), sur sa chaîne Prédication-Louange-Adoration.

Homélie au Scolasticat Saint-Eugène-de-Mazenod/RDC, le 24 octobre 2020.

Homélie de l’abbé Donald Thomson, de l’église catholique à Magog, le .

Homélie prononcée par le chanoine Guy Balaes, en l’église Sainte-Gertrude à Lasne (diocèse de Malines-Bruxelles), pour « Le Jour-du-Seigneur », le 20 septembre 2026. Transcription écrite.

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine.

Homélie de Mgr Sosthène Léopold BAYEMI MATJEI (diocèse d’Obala), le 18 octobre 2020.

Homélie du père Frédéric Kpoumie Peyou, cmf (missionnaire claretain) sur la chaîne du père Jude Thaddeus Langeh Basebang, le 20 septembre 2026.

Homélie du père Moïse Moumamassou, CMF, sur la chaîne du père Jude Thaddeus Langeh Basebang, le 7 septembre 2023.

Homélie du Fr. Dr. Biju Abraham M.S., le 6 septembre 2023.

Méditation du père Roger Wawa, pour Radio-Maria RDC.

Homélie du père Gilles Vadon.

Homélie du frère Antoine du Désert (Prieuré Sainte Marie – les Jaumes). 

Homélie à l’église de Belleville, pour la chaîne Homélies.

Homélie au sanctuaire de sainte Rita à Vendeville, le .

Homélie du père Jean Tardy, à la chapelle de l’Immaculée-Conception, à Saint-Étienne, pour Radio-Espérance.

Homélie du père Gabriel pour la chaîne « Un-Curé-vous-parle« .

Homélie pour Vie-Nouvelle.

Homélie du père Kolawole CHABI, OSA (Ordre de Saint-Augustin) pour la chaîne Prédication-Louange-Adoration.

Homélie à l’église de la Madeleine (Paris) le 6 octobre 2026.

Homélie de Mgr en la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal, pour la fondation catholique Sel-et-Lumière-Média, le .

Méditation de padre Joseph.

Homélie de padre Lesyr, de l’archidiocèse de Québec.

Commentaires de Joël Sérard.

Réflexions, commentaires homélitiques du père Christian Vermette, curé de la paroisse de Saint-Joseph-de-Chambly à Chambly, Québec, Canada, le 27 août 2023.

Homélie de Mgr Albert Thierry Sène (TAS), pour la chaîne Aime-et-Sois-Patient.

Homélie du frère Dominique Joseph, sur la chaîne de la Famille-de-Saint-Joseph, le 6 septembre 2017.

Homélie du père Dominique Auzenet, de la paroisse Saint-Aubin (72), pour MissionWeb, le 24 septembre 2017.

Homélie du père Emmanuel de Boisbaudry, à la chapelle de l’Immaculée-Conception de Saint-Étienne, le 20 septembre 2020, pour Radio-Espérance.

Homélie du père Maurice Ruel, curé de la paroisse Saint-Stanislas, le 20 septembre 2011.

Homélie du père Michel Viot.

Homélie du frère Innocent Bbetegan, op, sur la chaîne de la fraternité Saint-Dominique, à Abidjan, le 8 octobre 2023.

Homélie du père Luc-Franck JEAN-PIERRE, C.S.C Congrégation de la Sainte-Croix), le 8 octobre 2023.

Homélie à l’église d’Envermeu, sur la chaîne Homélies.

Commentaires de l’évangile sur la chaîne Lumionde.

Homélie du frère Victor IBE.

Méditation du père jésuite Cheung Georges, sur la chaîne Vatican-News – Français.

Homélie sur la chaîne PRÊTRE EN LIGNE.

Homélie (du père Hervé Grandjean ?) sur la chaîne Nourriture-Spirituelle.

Homélie du père Denis Trinez, à l’église Saint-Jacques-de-l’Houmeau d’Angoulême, le dimanche 29 octobre 2017, sur la chaîne Fraternité-Trinitaire-d’Angoulême.

Homélie du père Doris Tambaosa, montfortain, le 25 octobre 2020, sur la chaîne de Gilles Paquette.

Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici). Voici une courte vidéo dans laquelle il se présente, parle de ses activités et des spectacles qu’il propose dans toute la France pour raconter la Bible aux enfants.
– – – –

Commentaire de Thierry Jallas.

Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »

Les 4 lectures de ce dimanche nous parlent de liberté, cette valeur qui m’est si chère, qui est aussi au cœur de l’Évangile et de la DSÉ. Dans la 1ère : « Tu n’exploiteras pas l’immigré, tu ne l’opprimeras pas… ». Dans le psaume : « Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort […] je suis sauvé de tous mes ennemis. Lui m’a dégagé, mis au large, il m’a libéré, car il m’aime. ». Dans la 2e : « … en vous détournant des idoles […] Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient. ». Dans l’évangile, enfin, Jésus « a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. », comme l’écrit saint Paul dans la première lecture (Ep 2, 15) de mardi dernier (mardi de la 29e semaine du temps ordinaire, année paire) : des 613 commandements de la Loi (celle de Moïse), il passe à 2 seulement, qui plus est semblables !
Dans son homélie du 29 octobre 2017 (vidéo ci-dessus, à partir de 9′ 15″), le frère Thibaut du Pontavice explique en quoi consiste « aimer son frère » : « Fondamentalement, c’est laisser de l’espace à l’autre, pour qu’il puisse exister, pour qu’il puisse grandir, pour qu’il puisse s’épanouir ». J’entends ces propos comme une autre manière de dire ce que je comprends du principe personnaliste : aimer son prochain, c’est vouloir et faire en sorte qu’il puisse agir de façon consciente (de la réalité des choses, de la vérité, de ce qui rend heureux et de ce qui rend malheureux, etc.) et libre (sans contrainte extérieure ni intérieure, comme le sont diverses poussées instinctives : colère, peur, soif de vengeance, addictions diverses, etc.). Et s’aimer soi-même, c’est faire tout son possible pour être en mesure de faire des choix conscients et libres.

C’est ce que j’invite chacun, et tout particulièrement les salariés, à faire : chercher à ce que nous soyons tous (collègues, supérieurs hiérarchiques, collaborateurs, actionnaires, clients, fournisseurs, etc.) à même de faire des choix conscients et libres, en nous appuyant notamment sur une communication respectueuse.

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