Commentaires écrits de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.
QUI EST SEMBLABLE AU SEIGNEUR NOTRE DIEU ?
Ce psaume est le premier de ceux que Jésus a récités le soir du Jeudi saint. Quand saint Matthieu raconte dans son évangile qu’ils partirent vers le Mont des Oliviers après avoir chanté les psaumes, il s’agit en particulier de ce psaume d’aujourd’hui.
Si on le lit en entier, on s’aperçoit que sa composition est très intéressante ; d’abord, dans le texte hébreu, il commence et il finit par le mot « Alléluia » qui veut dire littéralement « Louez-Dieu ». Ensuite, il comporte deux parties de quatre versets chacune, qui encadrent un verset central ; ce verset central est une interrogation « Qui est semblable au SEIGNEUR notre Dieu ? » Et les deux parties contemplent les deux faces, si j’ose dire, du mystère de Dieu : sa sainteté, d’une part, sa miséricorde, d’autre part. Une fois de plus, nous retrouvons cette double dimension de la Révélation : Dieu s’est fait connaître à la fois comme le TOUT-AUTRE (c’est ce que l’on appelle sa « transcendance » ou sa sainteté, si vous préférez) ET comme le TOUT-PROCHE. Sa sainteté, c’est l’objet de la première partie ; il suffit de regarder d’un peu près le vocabulaire !
Pour manifester à quel point Il est le Tout-Autre, on répète inlassablement le fameux Nom, celui qu’on ne prononce jamais en entier, par respect. Vous savez pourquoi : pour l’homme de la Bible, dire le nom de quelqu’un, c’est déjà d’une certaine manière oser parler de lui, prétendre le connaître intimement ; et qui pourrait prétendre connaître Dieu ? Dieu seul peut parler de lui-même. Si bien que le Nom de Dieu, tel qu’il l’a révélé lui-même en quatre lettres, on ne le prononce jamais. Et vous savez bien que, dans la Bible, quand on rencontre ces fameuses quatre lettres, spontanément le lecteur juif les remplace par le mot hébreu « Adonaï » qui veut dire « Mon SEIGNEUR », mais qui ne prétend pas décrire ni définir Dieu.
Parfois aussi, pour parler de Dieu, on emploie l’expression « LE NOM » et il faut entendre tout le respect, toute la déférence que cela implique. Eh bien, pour glorifier la sainteté de Dieu, les quatre versets de la première partie sont une véritable broderie autour du Nom de Dieu et du verbe « louez ». Je vous la donne en entier : « Alléluia ! Louez, serviteurs du SEIGNEUR, louez le nom du SEIGNEUR ! Béni soit le nom du SEIGNEUR, maintenant et pour les siècles des siècles ! Du levant au couchant du soleil, loué soit le nom du SEIGNEUR ! Le SEIGNEUR domine tous les peuples, sa gloire domine les cieux. » Et la grandeur de Dieu rayonne sur la totalité du temps et de l’espace « Béni soit le Nom du SEIGNEUR maintenant et pour les siècles… Du levant au couchant du soleil, loué soit le Nom du SEIGNEUR ».
Cette insistance traduit également une résolution, une profession de foi, la décision d’abandonner définitivement toute idolâtrie : « Le SEIGNEUR domine tous les peuples, sa gloire domine les cieux. » Dernière remarque pour cette première partie : comme toujours dans les psaumes, c’est le peuple élu qui parle, mais il n’oublie pas le reste de l’humanité : « Le SEIGNEUR domine tous les peuples ».
LE DIEU DE MISÉRICORDE SE PENCHE SUR LES FAIBLES
Puis vient le verset central : « Qui est semblable au SEIGNEUR notre Dieu ? » Sous-entendu la grande découverte, c’est que le Dieu de gloire est tout autant le Dieu de miséricorde : « Lui, il siège là-haut. Mais il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre. »
Et la fin de la deuxième partie détaille la miséricorde de Dieu, son action auprès des plus petits, des plus pauvres : « De la poussière il relève le faible, il retire le pauvre de la cendre ». En particulier, parmi les faibles et les pauvres, on comptait la femme stérile, qui vivait dans la crainte continuelle d’être répudiée et c’est l’objet du dernier verset : « Il installe en sa maison la femme stérile, heureuse mère au milieu de ses fils. » Ici, il y a un jeu de mots car en hébreu, le mot « maison » veut aussi dire « descendance ». Sara, la femme d’Abraham, a connu ce miraculeux renversement de situation ; Rachel également : on imagine sans peine l’éblouissement de celle qui a cru être stérile à tout jamais, et qui se retrouve quelques années plus tard, avec sa maison remplie d’enfants !
La Bible se plaît à noter de tels renversements de situation : car « rien n’est impossible à Dieu », on le sait bien, c’est même le leit-motiv des croyants. Le Magnificat de la Vierge Marie est tout imprégné de cette certitude confiante : « Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse… Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. » Sans oublier que si tout ceci peut s’appliquer aux individus, les psaumes visent d’abord le peuple d’Israël dans son ensemble.
Revenons au soir de la Cène où Jésus a chanté ce psaume avec ses disciples ; nul doute qu’en prenant le chemin du mont des Oliviers le soir du Jeudi saint, il a entendu résonner tout particulièrement le verset « De la poussière il relève le faible » : lui qui partait vers sa Passion et vers sa mort a certainement entendu là une annonce de sa Résurrection ; poussière, nous sommes, à la poussière nous retournons ; mais « de la poussière Dieu relève (entendez il ressuscite) le faible pour qu’il siège parmi les princes »… C’est exactement ce qui s’est passé pour Jésus-Christ, et c’est ce qui nous attend.
——————————————————————————————————————————-
*Note – Ce psaume est le premier des psaumes du « Hallel » qui étaient chantés lors du repas pascal.
Complément
– À propos des renversements de situation : une toute petite étude de vocabulaire est très suggestive. En hébreu, à deux reprises, les mêmes mots sont employés pour parler de Dieu et pour parler des pauvres : malheureusement, notre traduction française ne peut pas toujours rendre toutes ces résonances ; par exemple le verbe « exalter » : une traduction littérale des versets 4a et 7b donnerait : « Que le SEIGNEUR soit exalté sur toutes les nations » / « Du fumier il exalte le pauvre » ; ou encore le verbe « siéger » ou « trôner » : une traduction littérale, là encore, des versets 5b et 8a donnerait : « Lui il trône là-haut » / « Pour qu’il (le pauvre) trône parmi les princes ».
Lectures du lundi de la 28e semaine du temps ordinaire, année paire, commentées. 12 octobre 2026.
« Jonas », peint entre 1886 et 1894 par James Tissot (1836–1902).
D’après Jonas 2, 10 « Et le Seigneur commanda le poisson, et il vomit Jonas sur la terre sèche. » – Musée de Brooklyn.
Domaine public, via Wikimedia Commons.
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Le texte des lectures du jour est reproduit avec l’accord de l’AELF – aelf.org.
« Nous ne sommes pas les enfants d’une servante, nous sommes ceux de la femme libre » (Ga 4, 31).
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates (4, 22-24.26-27.31 – 5, 1).
Frères,
22 il est écrit qu’Abraham a eu deux fils,
l’un né de la servante,
et l’autre de la femme libre.
23 Le fils de la servante a été engendré selon la chair ;
celui de la femme libre l’a été en raison d’une promesse de Dieu.
24 Ces événements ont un sens symbolique :
les deux femmes sont les deux Alliances.
La première Alliance, celle du mont Sinaï,
qui met au monde des enfants esclaves,
c’est Agar, la servante.
26 tandis que la Jérusalem d’en haut est libre,
et c’est elle, notre mère.
27 L’Écriture dit en effet :
Réjouis-toi, femme stérile, toi qui n’enfantes pas ;
éclate en cris de joie,
toi qui ne connais pas les douleurs de l’enfantement,
car les enfants de la femme délaissée sont plus nombreux
que ceux de la femme qui a son mari.
31 Dès lors, frères,
nous ne sommes pas les enfants d’une servante,
nous sommes ceux de la femme libre.
5, 1 C’est pour que nous soyons libres
que le Christ nous a libérés.
Alors tenez bon,
ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.
Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.
À notre connaissance, ces commentaires n’existent pas.
Psaume 112 (113), 1-2, 3-4, 5a.6-7
R/ Béni soit le nom du Seigneur,
maintenant et pour les siècles des siècles ! ou Alléluia ! (Ps 112, 2)
1 Louez, serviteurs du Seigneur,
louez le nom du Seigneur !
2 Béni soit le nom du Seigneur,
maintenant et pour les siècles des siècles !
3 Du levant au couchant du soleil,
loué soit le nom du Seigneur !
4 Le Seigneur domine tous les peuples,
sa gloire domine les cieux.
5 Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?
6 Il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.
7 De la poussière il relève le faible,
il retire le pauvre de la cendre.
Psaume, version de Jean-Paul Lécot (suivi de l’acclamation de l’évangile) :
Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion du 25e dimanche ordinaire, année C. Ce jour-là, l’extrait du psaume 112 est assez proche de l’extrait d’aujourd’hui.
PSAUME 112 (113), 1-2, 5-6, 7-8
1 Alléluia !
Louez, serviteurs du SEIGNEUR,
louez le nom du SEIGNEUR!
2 Béni soit le nom du SEIGNEUR,
maintenant et pour les siècles des siècles !
5 Qui est semblable au SEIGNEUR notre Dieu ?
Lui, il siège là-haut.
6 Mais il abaisse son regard
vers le ciel et vers la terre.
7 De la poussière il relève le faible,
il retire le pauvre de la cendre
8 pour qu’il siège parmi les princes,
parmi les princes de son peuple.
Commentaires écrits de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.
QUI EST SEMBLABLE AU SEIGNEUR NOTRE DIEU ?
Ce psaume est le premier de ceux que Jésus a récités le soir du Jeudi saint. Quand saint Matthieu raconte dans son évangile qu’ils partirent vers le Mont des Oliviers après avoir chanté les psaumes, il s’agit en particulier de ce psaume d’aujourd’hui.
Si on le lit en entier, on s’aperçoit que sa composition est très intéressante ; d’abord, dans le texte hébreu, il commence et il finit par le mot « Alléluia » qui veut dire littéralement « Louez-Dieu ». Ensuite, il comporte deux parties de quatre versets chacune, qui encadrent un verset central ; ce verset central est une interrogation « Qui est semblable au SEIGNEUR notre Dieu ? » Et les deux parties contemplent les deux faces, si j’ose dire, du mystère de Dieu : sa sainteté, d’une part, sa miséricorde, d’autre part. Une fois de plus, nous retrouvons cette double dimension de la Révélation : Dieu s’est fait connaître à la fois comme le TOUT-AUTRE (c’est ce que l’on appelle sa « transcendance » ou sa sainteté, si vous préférez) ET comme le TOUT-PROCHE. Sa sainteté, c’est l’objet de la première partie ; il suffit de regarder d’un peu près le vocabulaire !
Pour manifester à quel point Il est le Tout-Autre, on répète inlassablement le fameux Nom, celui qu’on ne prononce jamais en entier, par respect. Vous savez pourquoi : pour l’homme de la Bible, dire le nom de quelqu’un, c’est déjà d’une certaine manière oser parler de lui, prétendre le connaître intimement ; et qui pourrait prétendre connaître Dieu ? Dieu seul peut parler de lui-même. Si bien que le Nom de Dieu, tel qu’il l’a révélé lui-même en quatre lettres, on ne le prononce jamais. Et vous savez bien que, dans la Bible, quand on rencontre ces fameuses quatre lettres, spontanément le lecteur juif les remplace par le mot hébreu « Adonaï » qui veut dire « Mon SEIGNEUR », mais qui ne prétend pas décrire ni définir Dieu.
Parfois aussi, pour parler de Dieu, on emploie l’expression « LE NOM » et il faut entendre tout le respect, toute la déférence que cela implique. Eh bien, pour glorifier la sainteté de Dieu, les quatre versets de la première partie sont une véritable broderie autour du Nom de Dieu et du verbe « louez ». Je vous la donne en entier : « Alléluia ! Louez, serviteurs du SEIGNEUR, louez le nom du SEIGNEUR ! Béni soit le nom du SEIGNEUR, maintenant et pour les siècles des siècles ! Du levant au couchant du soleil, loué soit le nom du SEIGNEUR ! Le SEIGNEUR domine tous les peuples, sa gloire domine les cieux. » Et la grandeur de Dieu rayonne sur la totalité du temps et de l’espace « Béni soit le Nom du SEIGNEUR maintenant et pour les siècles… Du levant au couchant du soleil, loué soit le Nom du SEIGNEUR ».
Cette insistance traduit également une résolution, une profession de foi, la décision d’abandonner définitivement toute idolâtrie : « Le SEIGNEUR domine tous les peuples, sa gloire domine les cieux. » Dernière remarque pour cette première partie : comme toujours dans les psaumes, c’est le peuple élu qui parle, mais il n’oublie pas le reste de l’humanité : « Le SEIGNEUR domine tous les peuples ».
LE DIEU DE MISÉRICORDE SE PENCHE SUR LES FAIBLES
Puis vient le verset central : « Qui est semblable au SEIGNEUR notre Dieu ? » Sous-entendu la grande découverte, c’est que le Dieu de gloire est tout autant le Dieu de miséricorde : « Lui, il siège là-haut. Mais il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre. »
Et la fin de la deuxième partie détaille la miséricorde de Dieu, son action auprès des plus petits, des plus pauvres : « De la poussière il relève le faible, il retire le pauvre de la cendre ». En particulier, parmi les faibles et les pauvres, on comptait la femme stérile, qui vivait dans la crainte continuelle d’être répudiée et c’est l’objet du dernier verset : « Il installe en sa maison la femme stérile, heureuse mère au milieu de ses fils. » Ici, il y a un jeu de mots car en hébreu, le mot « maison » veut aussi dire « descendance ». Sara, la femme d’Abraham, a connu ce miraculeux renversement de situation ; Rachel également : on imagine sans peine l’éblouissement de celle qui a cru être stérile à tout jamais, et qui se retrouve quelques années plus tard, avec sa maison remplie d’enfants !
La Bible se plaît à noter de tels renversements de situation : car « rien n’est impossible à Dieu », on le sait bien, c’est même le leit-motiv des croyants. Le Magnificat de la Vierge Marie est tout imprégné de cette certitude confiante : « Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse… Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. » Sans oublier que si tout ceci peut s’appliquer aux individus, les psaumes visent d’abord le peuple d’Israël dans son ensemble.
Revenons au soir de la Cène où Jésus a chanté ce psaume avec ses disciples ; nul doute qu’en prenant le chemin du mont des Oliviers le soir du Jeudi saint, il a entendu résonner tout particulièrement le verset « De la poussière il relève le faible » : lui qui partait vers sa Passion et vers sa mort a certainement entendu là une annonce de sa Résurrection ; poussière, nous sommes, à la poussière nous retournons ; mais « de la poussière Dieu relève (entendez il ressuscite) le faible pour qu’il siège parmi les princes »… C’est exactement ce qui s’est passé pour Jésus-Christ, et c’est ce qui nous attend.
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*Note – Ce psaume est le premier des psaumes du « Hallel » qui étaient chantés lors du repas pascal.
Complément
– À propos des renversements de situation : une toute petite étude de vocabulaire est très suggestive. En hébreu, à deux reprises, les mêmes mots sont employés pour parler de Dieu et pour parler des pauvres : malheureusement, notre traduction française ne peut pas toujours rendre toutes ces résonances ; par exemple le verbe « exalter » : une traduction littérale des versets 4a et 7b donnerait : « Que le SEIGNEUR soit exalté sur toutes les nations » / « Du fumier il exalte le pauvre » ; ou encore le verbe « siéger » ou « trôner » : une traduction littérale, là encore, des versets 5b et 8a donnerait : « Lui il trône là-haut » / « Pour qu’il (le pauvre) trône parmi les princes ».
Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.
« À cette génération, il ne sera donné que le signe de Jonas » (Lc 11, 29-32)
Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (11, 29-32).
En ce temps-là,
29 comme les foules s’amassaient,
Jésus se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle cherche un signe,
mais en fait de signe
il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
30 Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le Fils de l’homme
pour cette génération.
31 Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera
en même temps que les hommes de cette génération,
et elle les condamnera.
En effet, elle est venue des extrémités de la terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
32 Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.
Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.
À notre connaissance, ces commentaires n’existent pas.
Commentaire du , dans Évangile-et-Parole-du-Jour, pour Cathoglad.
Homélie de Mgr Michel Aupetit.
Homélie du père Léonard Katchekpele pour « Prêtre ! Et alors ? ».
Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, le 5 septembre 2026.
Homélie du père Sylvestre Beladjolo (sylvestre@frmaria.org), FM (Franciscains de Marie) pour Magnificat-TV.
Homélie du père à Notre-Dame d’Ottawa, le 7 septembre 2024.
Commentaires de frère Paul-Adrien.
Homélie prononcée par le père Santiago Martin, FM (Franciscains de Marie), pour Magnificat-TV.
Commentaires de Parole-et-Évangile-du-Jour, sur la chaîne chrétienne Media-Christa.
Homélie sur la chaîne Liturgie-&-Vie.
Méditation du père Roger Wawa, pour Radio-Maria RDC, sur la chaîne d’Alain Fumunandu.
Homélie sur la chaîne Notre-Pain-de-ce-Jour.
Méditation du père Gilles Vadon.
Homélie du frère Antoine du Désert (Prieuré Sainte Marie – les Jaumes).
Homélie à Notre-Dame de Paris.
Homélie de à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, le.
Homélie de , à la grotte de Massabielle, à Lourdes.
Homélie à la basilique du Sacré-Cœur, à Paris.
Homélie au sanctuaire Notre-Dame-du-Laus, le 12 octobre 2026.
Homélie de à Notre-Dame-de-la-Garde (Marseille).
Homélie au sanctuaire d’Ars, le 12 octobre 2026.
Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici). Voici une courte vidéo dans laquelle il se présente, parle de ses activités et des spectacles qu’il propose dans toute la France pour raconter la Bible aux enfants.
– – – – –
Aujourd’hui Seigneur, (Lc 11, 29-32) Tu veux me parler de ma conversion. Pas d’une amélioration ou d’un effort moral. La teshuva, faire demi-tour. Quitter ma route pour prendre la Tienne.
Pour cela, Tu me donnes le signe de Jonas. Et quel signe !
Pour la tradition juive, Jonas n’est pas un inconnu. Il est le fils de la veuve de Sarepta, ce petit garçon que le prophète Élie a ressuscité (1 R 17). Il a déjà traversé la mort. Il sait ce que veut dire être ramené à la vie. Et pourtant, il est sans expérience, sans éloquence. Yonah, la colombe fragile, symbole de la paix.
Et Tu l’envoies là où aucun prophète juif n’aurait voulu aller : à Ninive. La ville immense, trois jours de marche, capitale de l’Assyrie, le roi du monde d’alors. L’ennemie sanglante d’Israël. La ville dont la méchanceté, l’inhospitalité, la violence sont montées jusqu’à Ton trône.
Jonas n’a qu’une phrase : « Encore quarante jours et Ninive sera détruite ! » (Jon 3,4). Pas de prodige. Pas de feu du ciel. Et tout s’écroule. Le roi descend de son trône, se couvre de cendre, tout le peuple jeûne, même les bêtes. Tous croient à la parole du prophète et font teshuva.
Voilà le signe, Seigneur. Ta Parole n’a pas besoin de puissance pour convertir. Elle a besoin d’une chair fragile qui la porte. Un homme visité par la mort et rendu à la vie, un artisan de paix qui vient me dire : « Pour toi aussi, quarante jours. Le Royaume est proche. »
Et soudain, je comprends que ce Jonas qui me visite, ce n’est pas un étranger. C’est ce frère, cette sœur, ce prêtre, cet ami, cette méditation, que Tu mets sur ma route aujourd’hui. Cette parole qui me dérange et qui pourtant parle à ma vie. C’est Toi qui me visites.
Aujourd’hui, Seigneur, envoie Ton Esprit-Saint. Que des Yonah, des colombes de paix, se lèvent dans notre génération avide de signes spectaculaires. Qu’ils prophétisent en Ton Nom, non pour nous effrayer, mais pour nous ramener à Toi. Pour que notre génération se convertisse à nouveau à Ta parole de paix.
🎧 Voilà le chant de Jonas pour clore cette méditation :
Commentaire de Thierry Jallas.
Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »
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