Lectures du lundi de la 23e semaine du temps ordinaire, année paire, commentées. 7 septembre 2026.

Lectures du lundi de la 23e semaine du temps ordinaire, année paire, commentées. 7 septembre 2026.

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« L’homme à la main desséchée », peint entre 1886 et 1894 par James Tissot (1836–1902) – Musée de Brooklyn.
Domaine public, via Wikimedia Commons.

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Dans les commentaires qui suivent, certains passages peuvent être surlignés en bleu, couleur de la liberté ; justement parce qu’ils parlent de la (conscience et de la) liberté, et donc de la dignité, humaine, conformément au principe personnaliste (ou principe de la dignité humaine).  D’après Marie-Noëlle Thabut, « … si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c’est que nous ne les avons pas compris. » De façon générale, ces commentaires nous semblent éclairer notre conscience sur l’interprétation à donner aux textes bibliques, conformément au principe personnaliste précité.
1ère lecture : « Purifiez-vous des vieux ferments, car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ » (1 Co 5, 1-8).
« Purifiez-vous des vieux ferments, car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ » (1 Co 5, 1-8)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (5, 1-8).

Frères,
1  on entend dire partout
qu’il y a chez vous un cas d’inconduite,
une inconduite telle qu’on n’en voit même pas chez les païens :
il s’agit d’un homme qui vit avec la femme de son père.
2  Et, malgré cela, vous êtes gonflés d’orgueil
au lieu d’en pleurer
et de chasser de votre communauté celui qui commet cet acte.
3  Quant à moi,
qui suis absent de corps mais présent d’esprit,
j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent,
l’homme qui agit de la sorte :
4  au nom du Seigneur Jésus,
lors d’une réunion où je serai spirituellement avec vous,
dans la puissance de notre Seigneur Jésus,
5  il faut livrer cet individu au pouvoir de Satan,
pour la perdition de son être de chair ;
ainsi, son esprit pourra être sauvé au jour du Seigneur.

6  Vraiment, vous n’avez pas de quoi être fiers :
ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit
pour que fermente toute la pâte ?
7  Purifiez-vous donc des vieux ferments,
et vous serez une pâte nouvelle,
vous qui êtes le pain de la Pâque,
celui qui n’a pas fermenté.
Car notre agneau pascal a été immolé :
c’est le Christ.
8  Ainsi, célébrons la Fête,
non pas avec de vieux ferments,
non pas avec ceux de la perversité et du vice,
mais avec du pain non fermenté,
celui de la droiture et de la vérité.

Commentaires de Roselyne Dupont-Roc, page 36 du Prions-en-Église de septembre 2026.

« Sans l’avoir reçu ? »
Paul se dresse contre les prétentions de certains chrétiens de Corinthe. Exaltés par la certitude d’avoir en eux l’Esprit de Dieu, ils affichent leur supériorité et n’ont que mépris envers d’autres moins éloquents et moins en vue. Quels pouvoirs peuvent-ils revendiquer ? De quels mérites peuvent-ils se parer, quand tout leur a été donné par Dieu ? L’apôtre leur oppose sa propre conduite et celle de ses collaborateurs. Non sans humour, ils sont peints comme « rebuts, ordures du monde », parce qu’ils se laissent conformer au Christ serviteur qui a donné sa vie pour que d’autres puissent grandir. Il n’y a de grandeur dans la communauté chrétienne que celle d’une humble reconnaissance du don de Dieu et du respect de chacun, également doté, également aimé.

Psaume 5, 5-6ab, 6c-7, 12

R/ Seigneur, que ta justice me conduise. (Ps 5, 9a)

5 Tu n’es pas un Dieu ami du mal,
chez toi, le méchant n’est pas reçu.
6 Non, l’insensé ne tient pas
devant ton regard.

Tu détestes tous les malfaisants,
7 tu extermines les menteurs ;
l’homme de ruse et de sang,
le Seigneur le hait.

12 Allégresse pour qui s’abrite en toi,
joie éternelle !
Tu les protèges, pour toi ils exultent,
ceux qui aiment ton nom.

Psaume 144, version de Jean-Paul Lécot (suivi de l’acclamation de l’évangile) :

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion du

« Ils observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat » (Lc 6, 6-11)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (6, 6-11).

6  Un jour de sabbat,
Jésus était entré dans la synagogue et enseignait.
Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.
7  Les scribes et les pharisiens observaient Jésus
pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ;
ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
8  Mais lui connaissait leurs raisonnements,
et il dit à l’homme qui avait la main desséchée :
« Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. »
L’homme se dressa et se tint debout.
9  Jésus leur dit :
« Je vous le demande :
Est-il permis, le jour du sabbat,
de faire le bien ou de faire le mal ?
de sauver une vie ou de la perdre ? »
10  Alors, promenant son regard sur eux tous,
il dit à l’homme :
« Étends la main. »
Il le fit, et sa main redevint normale.
11  Quant à eux, ils furent remplis de fureur
et ils discutaient entre eux
sur ce qu’ils feraient à Jésus.

Commentaire du , dans Évangile-et-Parole-du-Jour, pour Cathoglad.

Homélie du pape François, en 2014, tirée de Vatican News.

Homélie de Mgr Michel Aupetit.

Homélie du père Léonard Katchekpele pour « Prêtre ! Et alors ? »

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, le 5 septembre 2026.

Homélie du père Sylvestre Beladjolo (sylvestre@frmaria.org), FM (Franciscains de Marie) pour Magnificat-TV.

Homélie du père       à Notre-Dame d’Ottawa, le 7 septembre 2024.

Commentaires de frère Paul-Adrien.

Homélie prononcée par le père Achille José Bessala Nkomo FM, pour Magnificat-TV.

Commentaires de Parole-et-Évangile-du-Jour, sur la chaîne chrétienne Media-Christa.

Homélie sur la chaîne Liturgie-&-Vie.

Méditation du père Roger Wawa, pour Radio-Maria RDC.

Homélie sur la chaîne Notre-Pain-de-ce-Jour.

Méditation du père Gilles Vadon.

Homélie du frère Antoine du Désert (Prieuré Sainte Marie – les Jaumes)

Commentaires de padre Joseph.

Homélie à Notre-Dame de Paris.

Homélie de  à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, le.

Homélie de , à la grotte de Massabielle, à Lourdes.

Homélie à la basilique du Sacré-Cœur, à Paris.

Homélie du père , à Notre-Dame du Laus.

Homélie de   à Notre-Dame-de-la-Garde (Marseille).

Homélie de     à la basilique d’Ars.

Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici). Voici une courte vidéo dans laquelle il se présente, parle de ses activités et des spectacles qu’il propose dans toute la France pour raconter la Bible aux enfants.
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Aujourd’hui Seigneur, tu me rencontres là où je suis, à la synagogue, un jour de shabbat. (Lc 6, 6-11) Je suis venu, comme chaque semaine. Je suis pratiquant. J’ai gardé la foi de mon enfance. Et pourtant, sans que personne ne le voie, ma main droite est desséchée.

Ce n’est pas que je ne crois pas en toi. C’est que je ne crois plus que tu puisses me ressusciter, moi, aujourd’hui. Je crois à ta résurrection comme on croit à un événement passé, mais je ne vis pas avec ton Esprit de Ressuscité. Mon action est bloquée. Ma capacité à décider, à trancher, à risquer, à avancer est comme paralysée. Je sais ce qu’il faudrait faire, mais je ne peux pas étendre la main.

Et toi, Seigneur, tu ne commences pas par guérir ma main. Tu commences par me ressusciter.

Tu me dis, comme à cet homme : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là, au milieu. »

Anastēthi, lève-toi, c’est le même verbe que pour ta résurrection, Seigneur. Ce n’est pas seulement se mettre debout, c’est ressusciter. C’est sortir du tombeau. Avant de me dire « étends ta main », tu me dis « ressuscite ».

Tu veux, Seigneur, que je me lève d’abord à l’intérieur. Que je croie vraiment que tu es vivant pour moi, aujourd’hui. Que je reçoive ta vie en plénitude. Que je cesse de vivre allongé comme un gisant dans la synagogue, comme un croyant couché, fidèle … mais sans sève !

Et tu veux que je me tienne debout, « au milieu ». Au milieu des autres. Non plus caché au fond, avec ma main dans ma poche, mais debout, visible, exposé. Que tous voient que j’ai changé. Que je ne me cache plus. Que je reste debout, persévérant dans ton Esprit, et non plus effondré dès que le vent souffle.

Alors tu me dis : « Étends ta main. »

Aujourd’hui Seigneur, je comprends que tu ne peux pas guérir mon action si tu n’as pas d’abord guéri mon cœur. Tu ne peux pas rendre vivante ma main droite – celle de l’alliance, de la décision, du travail – si je ne me suis pas levé dans la foi en ta résurrection.

Ma main est sèche parce que mon cœur est resté couché.

Alors aujourd’hui, à ton commandement, je vais me lever. Je veux ressusciter avec toi, me tenir debout au milieu, sous le regard des pharisiens qui sont en moi et qui me disent que ce n’est pas le jour, que ce n’est pas permis, que je n’en suis pas digne.

Et étendre ma main. Non par ma force, mais parce que tu me l’as demandé. Et toi, Seigneur, tu la restaures, tu la remets dans son état premier, comme au jour où le Père l’a créée, pour bénir, donner et construire.

Fais de moi un ressuscité debout, pour que ma main vive enfin.

C’est avec le chant de la résurrection que je vous invite à clore cette méditation : 

Commentaire de Thierry Jallas.

Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »

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