Lectures de la fête de la Nativité-de-la-Vierge-Marie, commentées. 8 septembre 2026.

Lectures de la fête de la Nativité-de-la-Vierge-Marie, commentées. 8 septembre 2026.

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« La Nativité de la Vierge (La Nascita della Vergine) » – Galerie des Offices (Florence).
Tableau de Corrado Giaquinto (1703–1765), réalisé vers 1751-1753.

 Domaine public

  • Corrado Giaquinto est un peintre italien majeur du style Rococo.
  • Ce tableau est une étude préparatoire pour le grand retable sur le même thème destiné à la cathédrale de Pise.
  • La scène montre la naissance de Marie. Au centre, des servantes s’occupent de la Vierge nouveau-née, tandis qu’au fond à gauche, sa mère sainte Anne se repose au lit et son père saint Joachim contemple la scène.

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Dans les commentaires qui suivent, certains passages peuvent être surlignés en bleu, couleur de la liberté ; justement parce qu’ils parlent de la (conscience et de la) liberté, et donc de la dignité, humaine, conformément au principe personnaliste (ou principe de la dignité humaine).  D’après Marie-Noëlle Thabut, « … si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c’est que nous ne les avons pas compris. » De façon générale, ces commentaires nous semblent éclairer notre conscience sur l’interprétation à donner aux textes bibliques, conformément au principe personnaliste précité.
1ère lecture : « Jusqu’au jour où enfantera...celle qui doit enfanter » (Mi 5, 1-4a).
« Jusqu’au jour où enfantera…celle qui doit enfanter » (Mi 5, 2)

Lecture du livre de Michée (5, 1-4a).

Ainsi parle le Seigneur :
1  Toi, Bethléem Éphrata,
le plus petit des clans de Juda,
c’est de toi que sortira pour moi
celui qui doit gouverner Israël.
Ses origines remontent aux temps anciens,
aux jours d’autrefois.
2  Mais Dieu livrera son peuple
jusqu’au jour où enfantera…
celle qui doit enfanter,
et ceux de ses frères qui resteront
rejoindront les fils d’Israël.
3  Il se dressera et il sera leur berger
par la puissance du Seigneur,
par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu.
Ils habiteront en sécurité, car désormais
il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,
4  et lui-même, il sera la paix !

Commentaires écrits de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion du 4e dimanche de l’Avent, année C, où ce même texte est lu.

QUAND IL DEVIENT DIFFICILE D’ESPÉRER

Nous avons vu déjà souvent que les prophètes emploient deux types de langage : premier langage, les avertissements pour ceux qui se laissent aller, qui oublient l’Alliance avec Dieu et ses exigences : le prophète est là pour les avertir qu’ils sont en train de fabriquer eux-mêmes leur propre malheur… deuxième langage, les encouragements pour ceux qui essaient de rester fidèles mais qui risquent bien de se décourager à la longue. Et c’est aussi difficile d’écouter les encouragements quand on n’en peut plus que d’accepter les reproches quand ils sont mérités. Le texte que nous avons sous les yeux est bien évidemment de la deuxième veine, celle des encouragements. Entre les lignes, on devine qu’on est en période difficile et qu’on est bien près de se décourager ; très certainement le peuple se sent délaissé par Dieu. Et il en vient à dire : toutes les promesses de bonheur qu’on nous a répétées depuis des siècles, ce n’étaient que de belles paroles. Le roi idéal qu’on nous a promis, il n’est pas encore né ! Il ne verra jamais le jour.

De quelle période historique s’agit-il ? On ne le sait pas trop : le prophète Michée a vécu au huitième siècle dans la région de Jérusalem, à l’époque où l’empire assyrien était très inquiétant ; et les rois de l’époque ne ressemblaient guère au portrait idéal du roi-Messie qu’on attendait ; on pouvait bien se croire délaissés ; ce texte pourrait donc être de Michée. Mais, pour des quantités de raisons, de langue, de style, de vocabulaire, beaucoup pensent que ce texte, dans sa forme actuelle, est très tardif et qu’il aurait été inséré a posteriori dans le livre de Michée.* À ce moment-là, les raisons du découragement seraient dans la disparition de la royauté ; depuis l’exil à Babylone, le trône de Jérusalem n’existe plus, David n’a plus de descendant ; on vit presque sans discontinuer sous domination étrangère. C’est bien à ce moment-là, justement, qu’on a éprouvé le plus urgent besoin de se rappeler les promesses concernant le Messie.

Notre prophète (que ce soit Michée ou un autre ne change pas le sens) répond : vous vous croyez délaissés, mais pourtant, soyez certains que le projet de Dieu se réalisera. Le Messie naîtra : « le jour où enfantera celle qui doit enfanter », cela signifie que cela doit arriver, non pas par nécessité, mais c’est une certitude. Simplement parce que Dieu l’a promis. « Celle qui doit enfanter », cela veut dire : celle qui est prévue pour cela dans le plan de Dieu. Et alors, il faut comprendre que le temps de délaissement apparent qu’on est en train de vivre n’est qu’un moment dans le déroulement de l’histoire humaine.

Pourquoi cette insistance sur Bethléem ? « Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. » Il y a deux raisons : premièrement, on sait que le Messie doit être de la descendance de David ; or c’est à Bethléem que le prophète Samuel était venu, sur ordre de Dieu, choisir le futur roi David parmi les huit fils de Jessé. Donc, pour des oreilles habituées, le seul nom de Bethléem évoquait la promesse du Messie.

DIEU S’APPUIE SUR LES PETITS

Deuxièmement, le contraste est voulu entre la grande et orgueilleuse Jérusalem et l’humble bourgade de Bethléem : « le plus petit des clans de Juda ». Un prophète ne peut pas manquer d’épingler cela ! C’est dans la petitesse, la faiblesse que la puissance de Dieu se manifeste. Selon sa méthode habituelle, Dieu choisit les petits pour faire de grandes choses. Et ce n’est certainement pas par hasard que le prophète accole le nom Éphrata à celui de Bethléem : car Éphrata signifie « féconde » ; ce nom était en fait le nom d’un clan seulement parmi tous ceux qui étaient installés dans la région de Bethléem ; mais, désormais, c’est Bethléem tout entière qui sera appelée « féconde ».

Cette prophétie de Michée sur la naissance du Messie à Bethléem était certainement bien connue du peuple juif. La preuve en est que, dans l’épisode des rois Mages (Mt 2,6), Matthieu nous rapporte que les scribes ont cité au roi Hérode la phrase de Michée pour guider la route des Mages vers Bethléem. Mais qui s’est souvenu ensuite que Jésus était effectivement né à Bethléem ? Pour beaucoup des contemporains de Jésus, il était le Nazaréen ; pour ceux-là, il était impensable que ce Galiléen soit le Messie. On en a la preuve dans l’évangile de Jean par exemple : quand on a commencé à se poser sérieusement des questions au sujet de Jésus, quand certains ont commencé à dire « il est peut-être le Christ ? », on répondait : « Mais voyons… le Christ ne peut pas venir de Galilée, Michée l’a bien dit… » ; voici ce passage : « Parmi les gens de la foule qui avaient écouté les paroles de Jésus, les uns disaient : Vraiment, voici le Prophète ! D’autres disaient : le Christ, c’est lui. Mais d’autres encore disaient : le Christ pourrait-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas qu’il sera de la lignée de David et qu’il viendra de Bethléem, la petite cité dont David était originaire ? C’est ainsi que la foule se divisa à son sujet. » (Jn 7,40-43).

Revenons aux paroles de Michée ; il reprend les termes de la fameuse promesse, toujours la même, répétée au long des siècles depuis David : un roi naîtra dans la descendance de David ; tel un berger, il fera régner la justice et la paix. Et pas seulement sur Jérusalem : le prophète insiste comme à plaisir sur l’extension de la paix promise : c’est l’humanité tout entière qui est concernée dans l’espace et dans le temps : dans l’espace « Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre »… dans le temps puisque « ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois ». Le dessein bienveillant de Dieu est vraiment pour tous les hommes de tous les temps !

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Note

* – La note d’universalisme très marquée au verset 3 s’explique mieux si cette prédication (insérée dans le livre de Michée) n’est pas du prophète Michée lui-même (au huitième siècle av. J.-C.), mais d’un disciple postérieur : car l’universalisme du projet de Dieu (tout comme le monothéisme strict dont il est le corollaire) n’a été compris que pendant l’Exil à Babylone probablement. L’expression du verset 3, traduite ici « lointains de la terre » (au sens de « les extrémités ») se retrouve en hébreu sous une forme identique en Dt 33,17 ; Is 45,22 ; Is 52,10 ; Jr 16,19.

Psaume 12 (13), 6ab, 6c.

R/ J’exulterai de joie en Dieu, mon Seigneur. (Is 61, 10)

6  Moi, je prends appui sur ton amour ;
que mon cœur ait la joie de ton salut !

Je chanterai le Seigneur
pour le bien qu’il m’a fait..

Psaume 12, version de Jean-Paul Lécot (suivi de l’acclamation de l’évangile) :

Version de Barbara Delattre.

Version de Thomas Ospital.

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion du

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 1-16.18-23)

Alléluia. Alléluia.
Heureuse es-tu, sainte Vierge Marie,
tu es digne de toute louange :
de toi s’est levé le soleil de justice,
le Christ notre Dieu.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (1, 1-16.18-23).

1  Généalogie de Jésus, Christ,
fils de David, fils d’Abraham.

2  Abraham engendra Isaac,
Isaac engendra Jacob,
Jacob engendra Juda et ses frères,
3  Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,
Pharès engendra Esrom,
Esrom engendra Aram,
4  Aram engendra Aminadab,
Aminadab engendra Naassone,
Naassone engendra Salmone,
5  Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,
Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,
Jobed engendra Jessé,
6  Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
7  Salomon engendra Roboam,
Roboam engendra Abia,
Abia engendra Asa,
8  Asa engendra Josaphat,
Josaphat engendra Joram,
Joram engendra Ozias,
9  Ozias engendra Joatham,
Joatham engendra Acaz,
Acaz engendra Ézékias,
10  Ézékias engendra Manassé,
Manassé engendra Amone,
Amone engendra Josias,
11  Josias engendra Jékonias et ses frères
à l’époque de l’exil à Babylone.

12  Après l’exil à Babylone,
Jékonias engendra Salathiel,
Salathiel engendra Zorobabel,
13  Zorobabel engendra Abioud,
Abioud engendra Éliakim,
Éliakim engendra Azor,
14  Azor engendra Sadok,
Sadok engendra Akim,
Akim engendra Élioud,
15  Élioud engendra Éléazar,
Éléazar engendra Mattane,
Mattane engendra Jacob,
16  Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.

18  Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
19  Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
20  Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
21  elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

22  Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
23    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion du 4e dimanche de l’Avent, année A. Ce jour-là, le passage lu (Mt 1, 18-24) comporte les 6 derniers versets du passage d’aujourd’hui plus le verset 24, que voici, suivi du commentaire :

24 Quand Joseph se réveilla,
    il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
    il prit chez lui son épouse.
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L’ANNONCIATION À JOSEPH

Saint Matthieu débute son évangile par la phrase « Livre de la genèse de Jésus-Christ1 » et il retrace une longue généalogie qui montre bien que Joseph est de la descendance de David ; il commence par « Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères … » et ainsi de suite. Arrivé à Joseph qui se trouve être fils d’un autre Jacob, il dit comme on s’y attend « Jacob engendra Joseph », mais ensuite, il ne peut plus employer la même formule : il ne peut évidemment pas dire « Joseph engendra Jésus » ; il dit « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ ». (Mt 1,16).

Ce verset montre bien la rupture dans la généalogie : selon la formule habituelle (« Joseph engendra Jésus ») celui-ci serait automatiquement de la lignée de David ; mais ici, pour que Jésus soit inscrit dans cette lignée, il faut qu’il soit adopté par Joseph : déjà le Fils de Dieu est livré aux mains des hommes, le dessein de Dieu est suspendu à l’acceptation, au bon vouloir d’un homme, Joseph. C’est dire l’importance de notre récit pour Matthieu.

Or nous connaissons bien le récit de l’Annonciation (dans l’évangile de Luc), « l’annonce faite à Marie » comme disait Claudel ; il a inspiré d’innombrables tableaux, sculptures, vitraux… Mais curieusement, l’annonce faite par l’ange à Joseph a inspiré des artistes beaucoup moins nombreux. 

Et pourtant, cette acceptation libre d’un homme juste conditionne le début de l’histoire humaine de Jésus. Matthieu y insiste encore : quand l’Ange s’adresse à Joseph, il l’appelle « fils de David » ; les paroles qui suivent montrent bien le mystère de la filiation de Jésus : engendré par l’Esprit-Saint et non par Joseph, il sera cependant reconnu comme son fils : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse » veut dire que Jésus sera introduit dans sa maison ; et d’autre part, c’est Joseph qui donnera à Jésus son nom.

À propos de ce nom de Jésus, Matthieu en donne le sens, « Jésus veut dire le Seigneur sauve » et il explique « Car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ». Précision intéressante : le peuple juif attendait impatiemment le Messie et pas seulement un Messie politique qui le libérerait de l’occupation romaine. Nous avons déjà eu l’occasion de parler de cette attente messianique : on attendait un roi, un leader politique, c’est vrai, de la descendance de David, et c’est lui qui devait restaurer la royauté en Israël, mais on attendait aussi et surtout l’avènement du monde nouveau, de la création nouvelle, dans la justice et la paix pour tous. Il y a tout cela dans le nom de Jésus tel que Matthieu le comprend « c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés ».

Je reviens sur la phrase « l’enfant qui est engendré en Marie vient de l’Esprit Saint » : nous possédons deux textes sur la conception virginale de Jésus : ce passage de l’annonce à Joseph dans l’évangile de Matthieu et le parallèle de l’annonce à Marie chez Luc. La tradition de l’Église nous enseigne que les Écritures, y compris le Nouveau Testament, sont inspirées par l’Esprit Saint. La conception virginale de Jésus est donc un article de foi. Bien évidemment, il ne s’agit pas de prétendre comprendre ni le pourquoi ni le comment de cette volonté souveraine de Dieu ; nous pouvons seulement nous émerveiller de ce plan qui fait de Jésus à la fois un homme, né d’une femme, venu au monde comme tout le monde si j’ose dire… descendant de David par le bon vouloir de Joseph, et en même temps Fils Unique de Dieu, conçu de l’Esprit Saint.

CONÇU DE L’ESPRIT-SAINT, NÉ DE LA VIERGE MARIE

Je reprends le texte : Matthieu cite les Écritures, et justement la promesse du prophète Isaïe à Achaz que nous avons entendue dans la première lecture : « Voici que la Vierge concevra et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit ‘Dieu-avec-nous’ ».

Deux remarques sur cette citation de l’Ancien Testament par Matthieu : premièrement, le texte hébreu d’Isaïe disait « Voici que la jeune femme est enceinte » (En hébreu « alma » signifie l’épouse royale) et Matthieu, lui, parle d’une vierge (en grec, « parthenos »). En fait, Matthieu cite ici non le texte hébreu d’Isaïe mais la traduction grecque faite à Alexandrie vers 250 av. J.-C. ; car déjà à l’époque de cette traduction, on pensait que le Messie naîtrait d’une Vierge.

Deuxième remarque sur le nom de Jésus, cette fois : l’ange dit : « Tu appelleras ton fils Jésus (c’est-à-dire : « le Seigneur sauve »), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Et Matthieu commente : Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur … on lui donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

On a presque envie de demander : « Finalement, il s’appelle comment ? Jésus ? Ou Emmanuel ? Bien évidemment c’est le but de Matthieu ; et la réponse, il nous la donnera à la fin de son évangile. Cet enfant s’est appelé Jésus, nous le savons bien, (et cela veut dire « le Seigneur sauve son peuple de ses péchés ») mais quand il quittera les siens il leur dira « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps », ce qui est la traduction d’Emmanuel. Être sauvé de ses péchés, c’est tout simplement savoir que Dieu est avec nous, ne plus jamais douter qu’il est avec nous et « vivre en sa présence » comme le disait le prophète Michée. C’est ce qu’a fait Joseph justement.

Dans le récit de la Visitation qui nous est rapporté par l’évangile de Luc, Élisabeth dit à Marie « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » (Lc 1,45). Ici, on est tenté de reprendre ces mêmes mots pour Joseph : « Bienheureux Joseph qui a cru : grâce à lui, Dieu a pu accomplir son dessein de salut ».

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Note

Dans son premier chapitre, Matthieu, parlant des origines de Jésus Christ, emploie deux fois le mot « genèse » (Mt 1,1.18). Ce n’est évidemment pas un hasard : car c’est le mot employé pour présenter la descendance d’Adam au chapitre 5 du livre de la Genèse. Le texte disait : « Voici le livre de la genèse d’Adam » ; en reprenant le même mot, Matthieu veut certainement suggérer que Jésus récapitule en lui toute l’histoire humaine. Paul dirait « il est le Nouvel Adam ».

Commentaire du , dans Évangile-et-Parole-du-Jour, pour Cathoglad.

Homélie du pape François, en 2014, tirée de Vatican News.

Homélie de Mgr Michel Aupetit.

Homélie du père Léonard Katchekpele pour « Prêtre ! Et alors ? »

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, le 5 septembre 2026.

Homélie du père Sylvestre Beladjolo (sylvestre@frmaria.org), FM (Franciscains de Marie) pour Magnificat-TV.

Homélie du père       à Notre-Dame d’Ottawa, le 7 septembre 2024.

Commentaires de frère Paul-Adrien.

Homélie prononcée par le père Achille José Bessala Nkomo FM, pour Magnificat-TV.

Commentaires de Parole-et-Évangile-du-Jour, sur la chaîne chrétienne Media-Christa.

Homélie sur la chaîne Liturgie-&-Vie.

Méditation du père Roger Wawa, pour Radio-Maria RDC.

Homélie sur la chaîne Notre-Pain-de-ce-Jour.

Méditation du père Gilles Vadon.

Homélie du frère Antoine du Désert (Prieuré Sainte Marie – les Jaumes)

Commentaires de padre Joseph.

Homélie à Notre-Dame de Paris.

Homélie de  à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal, le 8 septembre 2020.

Homélie de , à la grotte de Massabielle, à Lourdes.

Homélie à la basilique du Sacré-Cœur, à Paris.

Homélie du père , à Notre-Dame du Laus.

Homélie de   à Notre-Dame-de-la-Garde (Marseille).

Homélie de     à la basilique d’Ars.

Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici). Voici une courte vidéo dans laquelle il se présente, parle de ses activités et des spectacles qu’il propose dans toute la France pour raconter la Bible aux enfants.
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Aujourd’hui, 8 septembre, nous fêtons la Nativité de la Vierge Marie.

Les Évangiles ne disent rien du lieu, ni de la date, ni même des parents de Marie. Silence total, comme si l’aube devait rester discrète. Et c’est le cœur de l’homme qui, ne supportant pas ce silence, a voulu entourer cette naissance de tendresse.

D’après le Protévangile de Jacques, évangile apocryphe du IIe siècle, ses parents s’appellent Joachim et Anne – Yoyaqim – Dieu accorde, et Hannah – la gracieuse, la miséricordieuse. Anne était stérile, comme Sarah, comme Rachel, comme Élisabeth. Et Joachim, affligé, « ne voulut pas reparaître devant sa femme », il se retire au désert et jeûne quarante jours. Alors un ange vole vers Anne dans son jardin, puis vers Joachim sur la montagne, et leur annonce qu’ils auront un enfant. Ainsi la tradition a-t-elle toujours présenté la naissance de Marie comme miraculeuse.

Depuis le Ve siècle, on vénère le lieu de cette naissance près de la piscine de Bethesda, à la Porte des Lions à Jérusalem. La tradition orientale y fixe la maison d’Anne et Joachim, sous ce que nous appelons aujourd’hui l’église Sainte-Anne, blanche, parfaite, à l’acoustique d’éternité, dont la dédicace eut lieu précisément un 8 septembre. Voilà pourquoi nous fêtons la nativité de Marie aujourd’hui.

L’Occident, lui, a gardé une autre mémoire : la Santa Casa de Lorette. Cette petite maison de pierre rapportée de Nazareth à la fin du XIIIe siècle, enchâssée comme une relique dans son écrin de marbre à Loreto sur les collines de l’Adriatique, là où eut lieu l’Annonciation, fut longtemps vénérée aussi comme la maison natale de Marie, maison d’Anne et Joachim.

En ce jour, saint Jean Damascène, au VIIe siècle, s’écrie :

« Venez tous : avec allégresse, fêtons la naissance de l’allégresse du monde entier ! Aujourd’hui, à partir de la nature terrestre, un ciel a été formé sur la terre. Aujourd’hui est pour le monde le commencement du salut. »

La liturgie byzantine le reprend : « Ce jour est le prélude de la joie universelle. En ce jour se sont mis à souffler les vents annonciateurs du salut. »

Car si la naissance de Jésus est le soleil qui se lève, celle de Marie est l’aurore. On ne voit pas encore le soleil, mais la nuit a déjà cédé. Une petite fille naît à Jérusalem, et déjà, sans qu’elle le sache, le monde change de couleur.

Pour clore cette méditation, confions-nous à sa tendresse :

Salut Reine des Cieux, notre Dame des anges… (fichier audio disponible dans le groupe WhatsApp précité).

Commentaire de Thierry Jallas.

Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »

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