Lectures du 26 septembre 2026, place de la Concorde, commentées.

Lectures du 26 septembre 2026, place de la Concorde, commentées.

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« La Samaritaine au puits », peint entre 1886 et 1894 par James Tissot (1836–1902) – Musée de Brooklyn.
Domaine public, via Wikimedia Commons.

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Le samedi 26 septembre 2026, le pape Léon XIV présidera une messe solennelle en plein air, à 15 h, place de la Concorde et sur les Champs-Élysées, à Paris. Cette célébration constituera l’un des temps forts de son voyage apostolique en France, avant son départ pour Lourdes.

Le diocèse de Paris explique que le samedi, traditionnellement marqué par la dévotion mariale, a conduit les organisateurs à retenir une messe en l’honneur de la Vierge Marie.

La messe sera célébrée selon le formulaire marial « Fons Salutis » (« Fontaine du Salut »), choisi en lien avec le thème du voyage apostolique : « Pour que le monde ait la vie ».

Voici les chants de la messe, avec des extraits audio et certaines partitions, sur le site de la chorale paroissiale du pôle missionnaire de Fontainebleau (merci à elle !).

Dans les commentaires qui suivent, certains passages peuvent être surlignés en bleu, couleur de la liberté ; justement parce qu’ils parlent de la (conscience et de la) liberté, et donc de la dignité, humaine, conformément au principe personnaliste (ou principe de la dignité humaine).  D’après Marie-Noëlle Thabut, « … si nous ne trouvons pas dans les textes une parole libérante, c’est que nous ne les avons pas compris. » De façon générale, ces commentaires nous semblent éclairer notre conscience sur l’interprétation à donner aux textes bibliques, conformément au principe personnaliste précité.
1ère lecture : 1ère lecture. « J’ai vu l’eau qui jaillissait du Temple, et tous ceux que cette eau atteignait étaient sauvés » (Ez 47, 1-2.8-9.12).
« J’ai vu l’eau qui jaillissait du Temple, et tous ceux que cette eau atteignait étaient sauvés » (Ez 47, 1-2.8-9.12).

Lecture du livre d’Ézéchiel 47, 1-2, 8-9, 12

    En ces jours-là,
    au cours d’une vision reçue du Seigneur,
1  l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison,
    et voici : sous le seuil de la Maison,
    de l’eau jaillissait vers l’orient,
    puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient.
    L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison,
    au sud de l’autel.
2  L’homme me fit sortir par la porte du nord
    et me fit faire le tour par l’extérieur,
    jusqu’à la porte qui fait face à l’orient,
    et là encore l’eau coulait du côté droit.
8  Il me dit :
    « Cette eau coule vers la région de l’orient,
    elle descend dans la vallée du Jourdain,
    et se déverse dans la Mer Morte,
    dont elle assainit les eaux.
9  En tout lieu où parviendra le torrent,
    tous les animaux pourront vivre et foisonner.
    Le poisson sera très abondant,
    car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre,
    et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
12 Au bord du torrent, sur les deux rives,
    toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront :
    leur feuillage ne se flétrira pas
    et leurs fruits ne manqueront pas.
    Chaque mois, ils porteront des fruits nouveaux,
    car cette eau vient du sanctuaire.
    Les fruits seront une nourriture,
    et les feuilles un remède. »

Commentaires écrits de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion de la fête de la Dédicace-de-la-Basilique-de-Latran.

Avant de relire le récit de cette vision par Ézéchiel, il faut nous remettre en tête le plan du Temple qu’Ézéchiel a connu, c’est-à-dire celui de Salomon. Il est très différent de nos églises modernes : pour nous, une église, quel que soit son plan, c’est avant tout un bâtiment dans lequel tout converge vers l’autel.

Tandis qu’à Jérusalem, il s’agit d’abord d’une vaste esplanade découpée en plusieurs cours (qu’on appelait des parvis) : dans l’ordre, on traversait le parvis des païens, puis celui des femmes, puis celui des hommes. Ensuite, le Temple lui-même comportait trois parties : la première en plein air, sur laquelle se trouvait l’autel des holocaustes ; c’est ce qui, pour nous, est le plus surprenant, mais bien compréhensible si on se rappelle que les sacrifices consistaient à égorger ou à brûler des animaux. Enfin venait la Maison de Dieu elle-même, qui comprenait trois parties, le Vestibule, le Saint et le Saint des Saints.

Ensuite, il nous faut faire un effort pour imaginer ce que pouvait représenter le temple de Jérusalem pour le peuple d’Israël ; à la suite d’un vigoureux effort de réforme religieuse qui s’était étalé sur plusieurs siècles, le Temple de Jérusalem était devenu l’unique lieu de pèlerinage et de sacrifices ; il était donc vraiment le centre de la vie cultuelle d’Israël. Le jour où il s’écroulait, tout le système du culte s’écroulait ; la foi allait-elle s’écrouler avec ? Telle était la question !

SURVIVRE APRÈS LA DESTRUCTION DU TEMPLE

Or le Temple s’est écroulé : avec l’entrée des armées de Nabuchodonosor à Jérusalem en 587 av. J.-C.

Le prophète Ézéchiel, lui, a été emmené à Babylone, dès la première vague de déportations en 597 av. J.-C. Il se retrouve au bord du fleuve Kebar, dans un village qui s’appelle Tel-Aviv.1

Pendant les vingt premières années de l’Exil, (dix ans avant la destruction de Jérusalem et du Temple, et dix ans à peu près ensuite) Ézéchiel a consacré toutes ses forces à maintenir l’espérance de son peuple. Pour cela, il lui fallait se battre sur deux fronts : premièrement, il fallait bien survivre ; deuxièmement, il fallait maintenir intacte l’espérance du retour. Ces deux objectifs sont ceux d’Ézéchiel tout au long de son livre, et ce sont les deux axes de sa prédication ; comme il est prêtre, il les aborde le plus souvent en termes de culte et de rites ; plusieurs de ses visions (dont celle d’aujourd’hui) concernent en particulier le Temple, qu’il appelle la « Maison » sous-entendu « du Seigneur ».

Premièrement, il faut bien apprendre à survivre !  Or c’est la catastrophe, sur tous les plans ; on a tout perdu et le désespoir n’est pas loin. Évidemment, le rôle d’un prêtre, c’est de rappeler que, quelles que soient les apparences, on peut être sûr que Dieu n’a pas abandonné son peuple. On lui répond « mais le Temple de Jérusalem est détruit ; et tu sais mieux que personne, toi le prêtre, que la présence de Dieu habitait dans le Temple ». Ézéchiel sait qu’il va bien falloir apprendre à se passer de Temple ; alors, dans sa foi, il trouve la réponse : le Temple n’était pas le lieu de la présence de Dieu, il en était seulement le signe. Il leur dit en substance : « vous savez bien, mes frères, que la présence de Dieu n’est pas géographiquement limitée ; Salomon l’avait dit avant moi : « Les cieux eux-mêmes et les cieux des cieux ne peuvent te contenir ! Combien moins cette Maison que j’ai bâtie ! » (1 R 8,27).

DIEU EST AU MILIEU DE SON PEUPLE

Il en a la certitude, Dieu n’est pas resté au milieu des ruines de Jérusalem, il est au milieu de son peuple sur les rives du fleuve Kébar. Car c’est une chose acquise depuis l’Alliance du Sinaï : Dieu n’est pas le Dieu d’un lieu, d’un espace géographique, il est le Dieu d’un peuple. Avant la construction du Temple, Dieu était déjà au milieu de son peuple ; après la destruction du Temple, il y est encore et tout autant. Si bien que, une fois de plus, au milieu même de son malheur, Israël a approfondi sa foi.

Deuxièmement, il fallait garder vive au cœur l’espérance du retour : parce que Dieu est fidèle, ses promesses sont toujours valables et c’est le moment ou jamais de se les rappeler ; et donc Ézéchiel imagine déjà le Temple de demain : c’est le sens de la vision qui nous est racontée aujourd’hui.

On se souvient que le Temple était construit sur la colline, au nord de Jérusalem et était disposé selon un axe ouest-est. Pour les auditeurs d’Ézéchiel, la référence aux points cardinaux était donc très parlante : « sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison au sud de l’autel. » Cette précision dans la description ne donnait que plus de crédibilité à la promesse contenue dans cette vision.

Car cette eau si abondante dont parle le prophète est en elle-même une promesse : la Mer Morte ne sera plus morte, toutes sortes de poissons foisonneront…  Les détails qu’il donne font évidemment penser à la description du Paradis dans le livre de la Genèse : « Dieu dit que la terre se couvre d’arbres fruitiers qui, selon leur espèce, portent sur terre des fruits ayant en eux-mêmes leur semence…Que les eaux grouillent de bestioles vivantes et que l’oiseau vole au-dessus de la terre face au firmament du ciel… » (Gn 1).

LA MER MORTE NE SERA PLUS MORTE

En écho Ézéchiel voit déjà la vie qui apparaît en tout lieu où arrive le torrent issu du Temple reconstruit. Manière de dire à ses contemporains : « Le paradis n’est pas derrière nous, il est devant. Tous nos rêves d’abondance, d’harmonie seront comblés. Car Dieu ne nous a pas abandonnés, ses largesses ne sont pas épuisées. » Si les Juifs, quelques décennies plus tard, ont trouvé la force de reconstruire le temple, malgré toutes les difficultés, c’est peut-être bien à l’opiniâtre espérance d’Ézéchiel qu’ils le doivent.
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Note

1- Est-ce en souvenir d’Ézéchiel et du magnifique sursaut d’espérance qu’il a incarné pour tout son  peuple en exil que la capitale d’Israël aujourd’hui porte ce nom : « Tel Aviv , colline du printemps ?

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

CANTIQUE

Cantique d’Isaïe 12, 2, 4bcde, 5-6

R/ « Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut. » (Is 12, 3).

2   Voici le Dieu qui me sauve :
     j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
     Ma force et mon chant, c’est le SEIGNEUR
     Il est pour moi le salut.

4   Rendez grâce au SEIGNEUR,
     proclamez son nom,
     annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
     Redites-le « Sublime est son nom ! »    

5   Jouez pour le SEIGNEUR, il montre sa magnificence
     et toute la terre le sait.
6   Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
     car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

Psaume extraits des « Psaumes des dimanches et fêtes de l’année C, musique de Barbara Delattre », chantés par Sœur Agathe et le chœur ADF. Merci et bravo à toutes ces personnes !

Version de Thomas Ospital.

Version de Michel Wackenheim.

Version de Jean-Paul Lécot (sans acclamation de l’Évangile).

Version de Jean-Pascal Hervy.

Version de Grazia Previdi, par GPS-Trio.

Version d’André Gouzes.

Version de Sœur Marie Thao Lien sur UyenChi-Channel.

Version de Metjp.

Version d’Adrien Cavarec / Solistes : O. et M. R. / Direction de la chorale : C.R, à la paroisse Sainte-Jeanne-d’Arc de Rennes, le 19 mars 2017, sur la chaîne Homélies-du-Dimanche.

Version de Moulon Art.43

Version du père Louis Groslambert.

Version de Georges Djesmy MAMBU par la chorale Voix-des-Anges, sur la chaîne MBG-PRODUCTION-Officiel.

Version de Charles-Éric Hauguel, aux éditions de l’Emmanuel, sur la chaîne d’Alain Dumont.

Version d’Alain Hounzavi pour Verbum Vivum.

Version de ManuPinto.

Version de instrumentale de ManuPinto, d’après Richard Vidal.

Version de Claudine Naze pour EffataSaintMarc.

Version de la chorale de Maniron.

Version de Psaumes-du-Dimanche.

Version d’OL pour Louange-&-Liturgie.(partition disponible sur demande à gml.ablis@gmail.com).

Version de  Jean-Luc Ponzio, pour Laudate Pop Liturgie.

Version de Richard Vidal, sur la chaîne de Wendy Wank.

Version d’Yves Lafargue.

Version de NDML.

Version de Claire Lauvergne, à 3 voix égales.

Version de l’ensemble vocal Dédicace.

Version de l’ensemble vocal Resurrexit, dirigé par Étienne Uberall, pour la chaîne Chantons-Dieu!

Version(s) de Cathoglad.

Version de SDM-Music.

Version de Matinées-Chantantes.

Version de JFD trouvée sur  » Un dimanche, un psaume « . Partition sur le site https://www.sos-messe.fr/ .

Version trouvée sur la chaîne de Robert Laurin. Chantée par le chœur de l’abbaye Notre-Dame-de Tamié ?

Version de #bible.

Version sur la chaîne « Chants-et-Textes-Liturgiques« .

Version sans refrain, trouvée sur la chaîne Liturgie-des-Heures.

Version de Daniel Pialat.

Version du frère Lévi MISAMBO MOSENGO, Missionnaire Clarétain (CMF).

Version sur la chaîne SMA-TOGO-TV.

Commentaires écrits de Marie-Noëlle Thabut, bibliste, à l’occasion du 3e dimanche de l’avant, année C, ou de la vigile pascale (cantique après la 5e lecture).

MON UNIQUE FORCE, C’EST LE SEIGNEUR

En entendant ce chant plein de confiance, d’action de grâce parce que Dieu nous sauve, on pourrait croire que tout était rose …! Mais si vous avez la curiosité de vous reporter au texte dans la Bible, au verset précédent, vous lirez : « Tu diras ce jour-là » : cela prouve que l’action de grâce n’est pas encore pour aujourd’hui : pour l’instant, on est dans la crainte.

Effectivement, le contexte politique est tout-à-fait sombre : nous sommes au huitième siècle av. J.-C. , vers 740-730 : l’empire assyrien (capitale : Ninive) est la puissance montante, son expansion semble irrésistible. Beaucoup de textes de cette époque reflètent la crainte qui pèse sur toute la région… Il est l’Ennemi, le Danger public !… Rappelez-vous le livre de Jonas qui présente Ninive comme la ville impie où se commet tout ce qu’il y a de mal sur la terre.

À cette époque-là, le peuple de Dieu est divisé en deux royaumes (depuis la mort de Salomon vers 930) : deux royaumes minuscules, tout proches l’un de l’autre : donc ce qui menace l’un menace inévitablement l’autre. Ces deux royaumes qui devraient au moins être frères, à défaut d’être unifiés, mènent des politiques différentes, et parfois même opposées : c’est le cas ici. Le royaume du Nord (capitale : Samarie) tente de résister à la pression assyrienne. Et pour résister, il fait alliance avec le roi de Damas et entreprend le siège de Jérusalem pour contraindre son roi, Achaz, à entrer dans leur coalition. Achaz est donc dans une véritable tenaille : d’un côté, les deux roitelets voisins, moins puissants, mais très proches, déjà aux portes de Jérusalem, et de l’autre, Ninive qui finira peut-être bien par écraser tout le monde.

Achaz, finalement, préfère capituler avant de combattre pour une cause qui lui semble perdue d’avance : il demande de lui-même à être reconnu comme vassal de l’Assyrie. Il achète sa sécurité, mais il y perd sa liberté, évidemment. À vues humaines, son calcul est sage, il a raison !… Oui, mais… le peuple élu de Dieu a-t-il le droit de raisonner « à vues humaines » ? Ses calculs sont guidés par ses craintes, mais un croyant a-t-il le droit de craindre ? Où donc est passée sa foi ? Vous connaissez la phrase superbe au chapitre 7 d’Isaïe : « Le cœur d’Achaz et le cœur de son peuple furent agités comme les arbres de la forêt sont agités par le vent »… (Is 7,2). Et c’est là que, mal inspiré par ses doutes et ses craintes, Achaz a commis le geste horrible : il a sacrifié son fils à une divinité parce que, pour ne pas perdre la guerre, il était prêt à tout.

HOMME DE PEU DE FOI

L’attitude d’Isaïe est très ferme « reste calme, ne crains pas » (7,4)… « si vous ne croyez pas, vous ne subsisterez pas » (7, 9). On croit l’entendre dire « homme de peu de foi »… Et là commence tout un passage de paroles d’espérance, qui occupe les chapitres 7 à 11, c’est-à-dire ce qui précède juste notre chant d’aujourd’hui. Le prophète annonce que les triomphes de l’Assyrie n’auront qu’un temps, et que bientôt on chantera le chant de la liberté. Et donc le cantique qu’il compose pour célébrer à l’avance la libération promise par le SEIGNEUR est vraiment le chant du soulagement ! « Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. »

On est frappé par les similitudes entre ce cantique d’Isaïe 12 et le chapitre 15 de l’Exode, c’est-à-dire le chant que Moïse et les fils d’Israël ont entonné sur le bord de la mer des Joncs, après leur passage miraculeux et leur délivrance de l’Égypte : « Ma force et mon chant, c’est le SEIGNEUR. Il a été pour moi le salut. C’est lui, mon Dieu, je le louerai, le Dieu de mon père, je l’exalterai. » (Ex 15,2).

Il y a là plus que la joie de la libération, il y a une véritable profession de foi. Le livre de l’Exode dit dans les versets précédents : « Le peuple mit sa foi dans le SEIGNEUR et en Moïse son serviteur. Alors, avec les fils d’Israël, Moïse chanta ce cantique au SEIGNEUR… »

Isaïe, cinq cents ans plus tard, reprend la même profession de foi pour soutenir ses contemporains : et eux, qui savent lire entre les lignes, comprennent le message du prophète : comme Dieu a su vous libérer du Pharaon, et pourtant, à vues humaines, c’était impensable, de la même manière, bientôt, Dieu vous libérera de l’empire assyrien : car celui-ci, même s’il vous fait très peur, ne pèse pas plus lourd que l’Égypte en face de Dieu !

Moïse avait déjà expérimenté l’extraordinaire présence et proximité du Dieu tout-puissant du Sinaï : Isaïe revit cette même expérience, mais il la traduit avec ses mots à lui : depuis sa vocation (chap 6), il est très marqué par la Grandeur de Dieu, sa sainteté. Rappelez-vous le récit de sa vocation : ébloui autant qu’effrayé par la vision grandiose, il a retenu le chant des séraphins : « Saint, Saint, Saint, le SEIGNEUR, le tout-puissant » : ici, il redit cet éblouissement devant la grandeur de Dieu, mais il emploie une expression qui devrait à première vue nous sembler paradoxale : « Il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël » : car Dieu est le Saint, ce qui veut dire le Tout-Autre, l’inaccessible. Eh bien, nous dit Isaïe, en même temps, il se fait tellement proche que son peuple peut oser prétendre à une relation de proximité avec lui : Il est le Saint « d’Israël ». Ce qui veut dire que le peuple qu’il s’est choisi peut se prévaloir d’une véritable appartenance : et son Dieu est au milieu de lui. On entend ici l’écho de l’annonce de Sophonie : « Pousse des cris de joie, fille de Sion !… Le SEIGNEUR ton Dieu est en toi. » (So 3,14-18 qui est notre première lecture de ce dimanche).

N’en déduisons pas qu’Israël veuille se réserver l’exclusivité de la relation d’Alliance avec Dieu : chaque fois qu’un texte biblique s’émerveille sur l’élection d’Israël, il y a également une note d’universalisme : parce que, au long des siècles, on a compris l’élection d’Israël non comme une exclusive, mais comme une vocation : au temps d’Isaïe, c’était déjà le cas. Ici la note d’universalisme est dans la formule : « Annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! » Pour répondre à sa vocation, et nous pouvons reprendre ceci à notre compte désormais, le peuple sauvé n’a qu’une chose à faire : se contenter de témoigner au milieu des hommes (par ses chants et par sa vie) que Dieu réellement est son libérateur : « Ma force et mon chant, c’est le SEIGNEUR : Il est pour moi le salut. »
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Compléments

– « Ma force et mon chant, c’est le SEIGNEUR : Il est pour moi le salut. » C’est le chant qu’Isaïe prévoit pour le jour où le peuple sera sauvé : « Tu diras ce jour-là », annonce-t-il : mais dès à présent, au cœur de l’épreuve, on peut le dire : car c’est bien au creux de la faiblesse que l’on peut expérimenter la vraie source de notre force : comme Paul le dit dans la deuxième lettre aux Corinthiens : « La puissance du Seigneur donne toute sa mesure dans la faiblesse. » (2 Co 12,9).

– Ce cantique d’Isaïe ne fait pas partie du psautier mais il le pourrait : il est clair qu’il s’agit d’un chant liturgique : cela prouve seulement que tous les chants liturgiques n’ont pas été inclus dans le psautier.

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

« Des fleuves d’eau vive couleront » (Jn 7, 38)

Alléluia. Alléluia.
Viens, Esprit Saint !
Emplis le cœur de tes fidèles !
Allume en eux le feu de ton amour !
Alléluia.

Ne disposant pas du formulaire « Fons salutis », Syndicatho ne garantit nullement les versets qui précèdent.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (7, 37-39).

37  Au jour solennel où se terminait la fête des Tentes,
Jésus, debout, s’écria :
« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi,
et qu’il boive,
38  celui qui croit en moi !
Comme dit l’Écriture :
De son cœur
couleront des fleuves d’eau vive. 
»
39  En disant cela, il parlait de l’Esprit Saint
qu’allaient recevoir ceux qui croiraient en lui.
En effet, il ne pouvait y avoir l’Esprit
puisque Jésus n’avait pas encore été glorifié.

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

Nous ne savons pas, à ce jour, si Marie-Noëlle Thabut a commenté cette lecture à l’occasion de la vigile de Pentecôte.

Commentaires vidéo de Marie-Noëlle Thabut, bibliste.

Méditation du père William Tatou.

« La plus grande invitation » : commentaires de Jean-Pierre Cloutier sur Jn 7, 37-39, par Jean-Pierre Cloutier, pour l’Assemblée-Chrétienne-de-Sorel (Église chrétienne protestante d’orientation évangélique).

« De son sein couleront des fleuves d’eau vive… il parlait de l’Esprit Saint » : enseignement biblique et spirituel du 27 janvier 2024, par Sœur Marie-Noël, des Dominicaines Notre-Dame-de-Clarté.
Partie I : L’Eucharistie, une Pentecôte perpétuelle – Partie II : Que devient notre liberté en suivant l’Esprit Saint ?
Sœur 

Méditation du pasteur Eugène Massa.

Méditation d’Étienne Tarneaud . Je vous invite à vous abonner gratuitement à ses méditations sur WhatsApp en cliquant sur ce lien https://chat.whatsapp.com/Cw4mVvrplH83UXeOgEhIE2 ou en le contactant au 06 20 14 00 33, pour vous assurer d’en disposer tôt le jour-même, et complètement (y compris des chants qu’il serait trop lourd de publier ici). Voici une courte vidéo dans laquelle il se présente, parle de ses activités et des spectacles qu’il propose dans toute la France pour raconter la Bible aux enfants.
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Commentaire de Thierry Jallas (aidé de ChatGPT), président de Syndicatho.

Comme d’habitude, j’essaie de faire le lien entre les Écritures et la DSÉ (Doctrine Sociale de l’Église), notamment le principe personnaliste. Pour rappel, une formulation de celui-ci se trouve à l’article 135 du Compendium (de la DSÉ) :
« L’homme ne peut tendre au bien que dans la liberté que Dieu lui a donnée comme signe sublime de son image. […] La dignité de l’homme exige donc de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. »

Une eau qui donne la vie

Les trois textes proposés pour cette célébration font apparaître une même réalité sous des formes différentes : l’eau qui vient de Dieu, l’eau qui donne la vie et l’eau que Jésus associe à l’Esprit.

Dans la vision d’Ézéchiel, l’eau jaillit du Temple et devient un fleuve qui transforme ce qu’elle rencontre. Dans le cantique d’Isaïe, le peuple est invité à puiser avec joie aux sources du salut. Dans l’Évangile selon saint Jean, Jésus invite celui qui a soif à venir à lui.

Il est intéressant de laisser ces textes se répondre avant de chercher à en tirer immédiatement une conclusion.

Et si cette eau était appelée à jaillir autour de nous ?

Le thème choisi pour le voyage du pape Léon XIV est « Pour que le monde ait la vie ».

Cette expression peut naturellement être entendue à la lumière des lectures de cette messe : ce qui vient de Dieu n’est pas destiné à rester enfermé. L’eau du Temple devient un fleuve ; l’Esprit reçu du Christ est appelé à devenir source.

C’est peut-être aussi une invitation à nous demander où, aujourd’hui, cette vie peut être accueillie et transmise.

Dans nos familles, dans nos paroisses, dans nos associations, mais aussi dans nos lieux de travail, nous rencontrons chaque jour des personnes qui cherchent, qui questionnent, qui espèrent, qui doutent.

Le regard de Syndicatho.

C’est précisément dans cette perspective que Syndicatho souhaite proposer une présence chrétienne dans le monde professionnel.

Notre ambition n’est pas de réduire le syndicalisme à la défense d’intérêts matériels individuels ou à l’opposition entre salariés et employeurs. Elle est aussi d’aider toutes les personnes à grandir en conscience et en liberté, conformément à la Doctrine sociale de l’Église, en s’appuyant notamment sur celle-ci et, bien sûr, sur l’Évangile.

Nous croyons que le message évangélique, cette Bonne Nouvelle, n’est pas destiné à rester enfermé dans les lieux où nous avons l’habitude de l’entendre : il peut éclairer les réalités concrètes de notre existence, y compris notre vie professionnelle.

« Pour que le monde ait la vie » : et si cette vie était aussi appelée à rejoindre nos lieux de travail ?

C’est dans cet esprit que nous présentons ici Syndicatho et sa démarche.

Faire connaître l’Évangile dans son environnement professionnel

Cette BD présente une possibilité parmi d’autres : faire connaître l’Évangile et la Doctrine sociale de l’Église dans son environnement professionnel, en créant des occasions de rencontre, de dialogue et de questionnement.

La démarche de Syndicatho s’adresse à tous les salariés de bonne volonté, quelles que soient leurs convictions religieuses, notamment ceux qui ne se reconnaissent pas dans la foi chrétienne et souhaitent découvrir ce que l’Évangile et la Doctrine sociale de l’Église peuvent apporter aux questions humaines et sociales.

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